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La rue Boogie

Ô couronne de Lumière, Ô Entité Obscure,
Je n'ai jamais pensé qu'on se rencontrerait.
Tu embrasses mes lèvres et puis c'est fait:
Je suis de retour dans la rue Boogie.

Une gorgée de vin, une cigarette,
Et puis c'est l'heure de partir.
J'ai rangé la cuisine;
J'ai accordé le vieux banjo.
Je suis attendu dans l'embouteillage
Ils me gardent un siège.
Je suis ce que je suis, et ce que je suis,
Est de retour dans la rue Boogie.

Et Ô mon amour, je me souviens encore
Des plaisirs que nous avons connus;
Les fleuves et la cascade,
Où je me suis baigné avec toi.
Et là, émerveillé par ta beauté,
Je m'agenouillais pour sécher tes pieds.
Par de tels enseignements tu prépares
Un homme pour la rue Boogie.

Ô couronne de Lumière, Ô Entité Obscure…

Alors venez mes amis n'ayez pas peur.
Nous sommes si légers ici.
C'est en amour que nous sommes faits;
En amour nous disparaissons.
Mais si toutes les cartes de sang et de chair
Sont affichées sur la porte,
Il n'y a personne encore qui nous a dit
A quoi sert la rue Boogie.

Ô couronne de Lumière, Ô Entité Obscure,
Je n'ai jamais pensé qu'on se rencontrerait.
Tu embrasses mes lèvres et puis c'est fait:
Je suis de retour dans la rue Boogie.

Une gorgée de vin, une cigarette,
Et puis c'est l'heure de partir.

Traduction:  Graeme Allwright

 
"Boogie Street", Album "Ten New Songs", 2001, Leonard Cohen and Sharon Robinson.
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