Accueil |
Articles |
Notes |
News |
Photos |
Chansons
| Crédits |
| Dear Heather - 2004 |
Retour au site |
Retour
au forum |
www.dearheather.com |
Retour
aux articles Sève et subtile
essence d'une plénitude
Car le parfum de bruyère est vraiment subtil. Il faut le saisir au vol sur le bord du sentier, dans « la gloire du matin », le garder dans son cœur pour le porter au soir. Or, cette gloire du matin saurait-t-elle revêtir à la fois : la gloire de la bruyère en son essence et l’instant solennel flottant au fond de l’âme de l’homme mûr - en sa vie - recherchant encore ? L’artiste, faiseur d’images et de mythes, loge en cette alchimie, dont il n’est pas propriétaire mais locataire de passage. C’est l’humanité tout entière qui rédige le bail au fil des millénaires. - Eh ! oui : ça fait un bail ! - Et, dès le commencement, la bruyère, bien sûr, - comme le Tao : fuyante, insaisissable - ; - chuchoteuse et rieuse mais aussi rustique (1) - , s’en est mêlée ! Je vous écris ceci de Bretagne, avec l’humilité d’une infime connaissance qui arpente la lande et le granit. Mais ce pourrait être aussi bien du cœur d’un glacier ou d’un désert, car la glace et le sable ont connu la bruyère longtemps avant les hommes, donc avant la critique. Oui : chère Bruyère. « Est-ce que nous avançons vers un moment transcendantal ? ». Et ce n’est peut-être pas un hasard si déjà la pochette de « NEW SKIN FOR THE OLD CEREMONY » (1974) représente une des vingt et une gravures du Rosarium philosophorum (ouvrage alchimique édité en 1550), et pas n’importe laquelle : celle illustrant la conjonction, l’union des contraires. Carole Sédillot, dans son ouvrage sur la psychologie Jungienne
(2), écrit à propos de cette gravure : A propos de cette énergie vitale qui nous transporte - et
dont le siège est l’âme : au-delà de toute
connotation « religieuse », selon C.G.Jung - je me risque
ici à interpréter : Toutefois, ce type d’interprétation ne doit pas méprendre : Léonard COHEN nous fait partager aujourd’hui douze lumineux rivages d’un recueillement suivi d’une valse – donc : treize titres au total - à aborder dans la gratitude de l’« émouvance » (la sienne, la nôtre) ; et il se pourrait bien qu’à travers cette alliance passée dans l’écoute, se présentât pour nous une des portes esquissées du transcendantal. Tout bonnement et sûrement : « C’est bon. C’est ça » ! (4) Au lieu de tirer nonchalamment sur les œuvres des derniers grands
poètes et troubadours actuels de l’Occident, il serait
sans doute plus sage de nous interroger sur l’intuition du chaos
possible dont il se pourrait bien qu’ils fussent les messagers,
dans l’ineffable et inconscient ressenti collectif. Il est aussi un monde où l’image tue l’Image, la chansonnette tue le Chant, le racontar tue l’Oeuvre. Le vénal tue le grillon. Le manque d’empathie tue. Il paraît dès lors encore plus nécessaire d’écouter et de lire Léonard COHEN sur un registre subtil…De saluer tous ces chœurs qui se font Cœur, jusqu’à l’unisson. Ô, chère bruyère, Ton charme est resté sourd à la flagornerie comme à la médisance. Par la voie de ta sève, la voie de ton essence Un très grand présent que « DEAR HEATHER ». Merci, grand frère. Benoît (25/11/04). Epilogue : Certains critiques, tout en trouvant DEAR HEATHER « remarquable
», ont parlé d’ une « ambiance crépusculaire
», de « semblant de sérénité »
etc.
Benoît DECKER |
|
Cette section est réalisée par l'équipe du site
www.leonardcohensite.com ainsi qu'une collaboration
avec le sites listés dans la page des
crédits. |
|
Membre du site commun www.dearheather.com |