Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: Présentation. Je ne sais pas depuis quand...  (Lu 10944 fois)
stevbreizh
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« le: 08 Février 2011, 14:43:24 »

Je ne sais plus
Je ne sais plus quand, pour la première fois j’ai entendu une chanson de Léonard COHEN.
J’ai pourtant le souvenir précis des premières fois ou j’ai écouté ce «protest singeur »
Ce premier disque,  je l’ai acheté d’occasion (sinon je l’aurais volé !) à un disquaire aux bacs trop hauts pour moi, aux questions trop incongrues. Pourquoi ce disque ?, m’a-t-il demandé alors, j’aurais du répondre « car il va m’accompagner pendant 40 ans. »… Mais je ne savais pas.
Ce devait être dans les années 70 ou 71. La préhistoire.
Et j’écoutais à plat ventre par terre, en boucle, dans le salon de la maison familiale, au plus près des enceintes de 5 watts que l’on n’avait pas le droit de « mettre à fond ».
Ma mère, pourtant jeune alors, ne comprenait pas cet engouement pour ce chanteur triste « qui ne chantait même plus à la fin de ses chansons ».Il criait comme l’on a rêve de pleurer ou de rire à 15 ans.
Les années lycée arrivent et passent. Dylan, Janis, les stones et toujours LC…
Les premières gentilles, les premières tendresses, les premiers chagrins aussi.
Un grand amour : Marie-Anne. Les premières années fac.
So Long…
Qu’est ce qu’on a pu l’écouter celle là, de chanson, tous les deux amoureux, nus et pudiques sur un lit défait, dans une chambre d’étudiante perchée en haut des toits, avec le soleil qui se couchait sur la ville et qui rougissait d’or le vieux papier peint.
Sur une vieille gazinière le café fumait. So long Marie-Anne…
Elle, du haut de ses 19 ans, ravie de cette coïncidence, confidente si confiante, qui n’avait pas encore compris qu’à 20 ans, parfois, on ne sait pas aimer pour toujours.
Et puis il y avait cette photo, que j’ai tant regardée sur le dos d’une pochette. Je ne savais pas alors qu’elle me ferrait toujours autant d’émotion, vingt, trente ou quarante ans plus tard.
Cette photo d’une si jeune femme assise, à demi nue elle aussi, devant une machine à écrire dans la lumière passant à travers les volets fermés sur trop de chaleur de la chambre.
Je devinais alors des volets fermés sur un soleil d’après midi, fermés sur cette chaleur du dehors, fermés pour protéger cette odeur si particulière d’une chambre d’été après l’amour.
J’ai connu ces volets, cette chambre. J’ai cette odeur aussi accrochée à la mémoire.
Et puis il y a les années, la vie, les échecs que l’on n’oublie jamais tout à fait et les réussites que l’on ne mesure pas non plus très bien. D’autres amours, d’autres vies qui se créent.
Et de temps en temps, un disque qui tourne sur une chaîne plus moderne que celle de mes 15 ans.
Quelques autres disques achetés au hasard du temps, toujours de ce même LC qui, chansons après chansons, même si l’on n’en comprend pas tout le texte, a cette musique si prenante, la voix si grave et si près du cœur.
Un après midi, une interview traduite qui passe sur une chaîne de télévision française. Je ne sais plus, ni très bien quand, ni sur quelle chaîne. Une interview qui permet de découvrir un peu plus cet « homme chanteur » que l’on porte depuis si longtemps dans le cœur, qui est si souvent aussi proche de mes larmes que de mes yeux fermés de bonheur.
Je me souviens très précisément de certains passages : « Toutes mes chansons ne sont que les parties unies d’une seule chanson, d’un seul poème… », aussi ce passage sur sa musique : « je n’ai pas d’autres choix que de mettre des notes sur les mots, ou des mots sur les notes. Les deux s’accordent sans choix possible, ce n’est qu’une composante d’une même émotion »…

Les années passent, mais si souvent aux lèvres reviennent les mêmes phrases musicales : So long Marianne, Suzanne, Un fameux imperméable, des partisans et un hôtel Chelsea… Petit à petit toutes prennent de l’importance et les CD remplacent les vieux 33 tours.
J’écoute encore les vieux 33 tours. Sur les photos de la pochette, la jeune femme n’a pas vieilli d’une larme. Les chansons non plus et certains craquements ne sont connus que de moi.

Je ne sais pas non plus très bien quand LC est revenu dans ma vie comme une présence quasi constante
Est-ce en rapport avec la mort de mon père, autre poète, autre figure d’émotion ?
Est-ce en rapport avec ma propre nostalgie qui petit à petit va me déborder d’année en année, avec  la mort de mes proches, avec ce qui va s’accompagner de mauvaises réponses à mes vrais chagrins ?
So long Marianne, it’s time to cry.
J’ai failli me perdre, j’ai failli basculer dans un monde de boue et de rancœur, de peur, de haine de moi même.
J’ai connu les larmes vaines des soirs ou l’alcool n’est plus un confident ni un ami.
J’ai connu le froid des petits matins d’un quai de gare ou plus personne ne viendra.
J’ai connu les soirs où, sur le bitume, une lumière froide et bleue tourne sur tout ce qui a été perdu.
J’ai suivi des cercueils et embrassé des fronts glacés, mais mon cœur était encore plus froid.
« Vous qui le savez »
Mais, un soir, une main est tendue, une parole est posée, un regard est rendu, un sourire est porté.
Merci à toi.
Alors le monde change et ma vie bascule. Cohen revient petit à petit lui aussi…
Halleluiah
Le monde devient celui d’après, d’après la dépression, après la tempête, après les larmes.
Ce n’est pas seulement Léonard Cohen qui est revenu, ce sont aussi ces émotions qu’il me donne à chaque morceau, à chaque accord.
Est-ce lors de l’achat de cette maison qui portait et porte toujours ce nom si étrange et prédestiné : «Suzanne ».
Cette maison qui semble tellement un signe, un arc en ciel pour me réconcilier avec ma vie.
Et le soleil coule sur nos épaules comme du miel.
Un autre temps commence alors.
Le temps de nouvelles amitiés qui se construisent comme des ponts. Le temps des confidences et des affections, des attentions et du bonheur qui se partage, qui s’offre.
Les vieux vinyles tournent toujours, les CD aussi, toujours les mêmes chansons sur d’autres supports, sur des clés aux noms étranges.
J’écoute avec de plus en plus d’attention les textes, décrypte les paroles phrase par phrase.
Il me faut plusieurs semaines pour « relire » Marianne, plusieurs mois pour savourer « Chelsea Hôtel ».
Je réapprend l’anglais.
«I remember you well in the Chelsea Hotel…”.
Et je découvre que Léonard COHEN est en tournée mondiale…Qu’il passe en France.
La boite de pandore s’ouvre un peu trop violemment.
Je sais maintenant me protéger, je connais mes faiblesses, je connais cette sensibilité à vif qui ne peut s’éteindre, ces larmes qui pourraient revenir et que je ne peux contenir…
Et je laisse passer le temps.
Jusqu’au dernier moment.
600 Km aller retour, quelques centaines d’euros. J’ai plusieurs fois  survolé le lien « réserver »… mais je n’ai jamais été jusqu’au bout.
Peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir faire le tri entre le passé et le présent. Peur d’être débordé de moi, de lui, d’eux…
J’ai laissé passer ce que j’aurais pu faire, ce que j’aurais pu vivre au moins une fois dans ma vie. Un concert  de LC en live…
Trop dur à aborder 30 ans après Marie Anne… So long… Je le regretterais sans doute à vie durant.
Je me suis rabattu sur les vidéos en boucle sur Internet. Des heures et des heures durant. Les concerts et les versions de chaque chanson, les instruments différents, les silences et les petites phrases, et même ce soir là, terrible, où la chanson s’arrête, ou l’artiste est tombé de douleur entre deux accords, entre applaudissements et stupeur.
Soirs après soir, j’ai découvert chaque rime, au mot près, et l’émotion qu’ils portent.
And what can I tell you my brother, my killer. What can I possibly say?
J’ai aussi découvert ceux qui sont autour.
Les solos chuintants de Dino, Le chant des accords de harpe, le doigté d’une guitare à 10 cordes…
J’ai, en marchant, en écrivant  ou en travaillant, écouté des heures durant les accords et les variations harmoniques sur de nouveaux « tourne-disques » qui s’arrêtent bien avant les anciens 33 tours, avec comme seule excuse « Battery Low ».
When she came back, she was nobody’s wife…
Les mots et les mélodies ne sont qu’une seule composante de l’émotion…
There's a blaze of light in every word

Oh, Monsieur Cohen… qu’avez-vous fait ?
Did you ever go clear?

Je me souviens quand je bougeais en toi
Et la colombe sacrée bougeait elle aussi,
Et chacun de nos souffles était un Alléluia !

SIncerly…Thank for the trouble you took from (my) eyes..
« Dernière édition: 10 Février 2011, 22:38:24 par stevbreizh » Journalisée
Blue_Berry
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« Répondre #1 le: 08 Février 2011, 14:50:58 »

Bienvenue à toi, et merci pour cet admirable texte chargé d'émotion.

Je ne suis que de passage et j'en profite pour adresser un petit coucou à tout le monde. Je ne vous oublie pas, mais je suis un peu débordé par le boulot dans mon bateau. Et puis, dans un petit moment, on viendra me livrer un nouveau frigo, après 6 mois sans.
Le bonheur tient parfois à peu de chose...
Bises à toutezéhatousse
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We're just two lost souls
swimming in a fish-bowl,
year after year,
Raving on the same old ground,
what have we found ?
The same old fears,
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« Répondre #2 le: 08 Février 2011, 19:58:42 »

Merci, Stevbreizh, pour ce texte magnifique, en effet. Chargé d'émotion, si personnel, et pourtant tellement familier... car je suis sûr que beaucoup de membres de ce forum se reconnaîtront dans ton vécu et les sentiments que tu exprimes dans tel ou tel passage.
Donc, bienvenue à toi. Et si l'inspiration te vient, n'hésites pas.... Tes mots sonnent si justes pour dire ce qui nous unit autour et à travers Léonard.
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Sarah
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« Répondre #3 le: 09 Février 2011, 15:51:59 »


Je ne sais plus non plus exactement quand, avant septembre 74. Mais je sais très bien où et à quel moment, un été dans l'anse Du Guesclin, devant l'île, autrefois celle de Leo Ferre. 
 
 C'est un beau texte Stevbreizh, un bel hommage à Leonard. Et pas seulement.

 
 S.


   
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stevbreizh
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« Répondre #4 le: 09 Février 2011, 19:04:00 »

un été dans l'anse Du Guesclin, devant l'île, autrefois celle de Leo Ferre. 
 

J'ai aussi passé des soirs d'été devant cette ile, avec la fin de la nuit dans les étoiles...


 C'est un beau texte Stevbreizh, un bel hommage à Leonard. Et pas seulement.

 S.
 
Merci, cela me touche beaucoup...
Sincerly  Wink



   

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« Répondre #5 le: 10 Février 2011, 21:03:55 »

Je ne sais plus

Tant de choses en effet, dans cette photo fascinante, toute imprégnée de l'odeur de cette chambre d'étudiant, dans un début d'après-midi d'été, avec le souvenir de ce que certains ont pu y vivre, et que d'autres auraient voulu y vivre. Candeur, espoir, naïveté, beauté, simplicité, sourire, charme et pudeur...
Et cette machine à écrire, dont on est un peu jaloux, qui devient l'outil du poète, et qui acquiert ainsi le pouvoir magique de rendre intemporelle l'émotion d'un instant.
Je m'associe chaleureusement aux remerciements des habitués du forum à Stevbreizh pour cette promenade dans nos souvenirs, et l'évocation de la première rencontre avec la voix de LC, qui n'a cessé de résonner depuis, et de s'amplifier, devenant de plus en plus grave comme s'il s'éloignait dans la caverne de la mémoire.
Des profondeurs ténébreuses, nous en reviennent, de toutes parts, les échos, et chacun entend cette voix lui parler.
Why don't you come on back?

A bientôt sur le forum, Stevbreizh
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From bitter searching of the Heart
stevbreizh
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« Répondre #6 le: 10 Février 2011, 23:43:29 »

Et cette machine à écrire, dont on est un peu jaloux, qui devient l'outil du poète,

Why don't you come on back?

A bientôt sur le forum, Stevbreizh
A l'époque de ces premières émotions donées par LC, j'utilisais une machine a écrire très semblable, avec un revêtement métallique comme du velours, et au bruit si particulier... Je crois que jamais je n'aurais commencé d'écrire si le rond d'une touche, un claquement chuintant et cette trace d'encre bleue n'avait précédé chaque lettre posée.

Merci beaucoup pour les mots gentils.
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rebuber
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« Répondre #7 le: 11 Février 2011, 11:29:32 »

Tes mots si justes
emplis de finesse, de simplicité, de profondeur et de tant d'émotion
derrière tes mots il y a tout ce que les mots ne peuvent pas dire
le silence  qui résonne en chacun
dans le silence, l'écho de ceci :
chaque humain contient tous les humains
tes mots ils montrent que l'on peut parler de soi sans tricher
rejoindre par le coeur ceux et celles essayent de briser le masque
l'armure qui nous isole les uns des autres
tous ces mensonges qui étouffent la poésie de la vie
tes mots... l'expression de la fragilité, la grande, la seule.
en chacun de nous
la seule expérience  qui vaille   - there's a crack ... -
parce qu'elle est exprimée sans fard
Tu écris "J’ai laissé passer ce que j’aurais pu faire, ce que j’aurais pu vivre au moins une fois dans ma vie. Un concert de LC en live…"Ton texte me ramène à cette phrase essenteille de S Weil  "Aimer, c'est consentir à la distance, c'est adorer la distance entre soi et ce qu'on aime."
Mais si je puis me permettre Stevbreizh, la prochaine fois que LC sera en tournée range  un tout petit moment cette phrase dans le placard et précipite toi, sans états d'âmes,  à l’un de ces conccerts. Je te promets qu'alors on prendra un pot ensemble
Ciaoo/ Uber 
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Patrice
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If it be your will...


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« Répondre #8 le: 12 Février 2011, 01:20:42 »

Pour une présentation, tu as fait fort !
Bravo, même si je ne sais pas trop bien quoi rajouter devant autant de justesse, de clairvoyance aussi, de vécu émotionnel surtout.

Bienvenue !

Patrice
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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
stevbreizh
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« Répondre #9 le: 12 Février 2011, 01:49:37 »

Tes mots si justes
emplis de finesse, de simplicité, de profondeur et de tant d'émotion
derrière tes mots il y a tout ce que les mots ne peuvent pas dire
le silence  qui résonne en chacun
dans le silence, l'écho de ceci :
chaque humain contient tous les humains
tes mots ils montrent que l'on peut parler de soi sans tricher

Exercice difficile: j'aime bien ce que tu dis sur "les mots", mais ma modestie n'est pas feinte. Je suis assez étonné de la façon dont j'écris: le texte se compose assez rapidement dans ma tête (plutôt dans mon coeur...) et je n'ai plus qu'à "recopier"sur le clavier, puis corriger et beaucoup relire assez laborieusement...
Autrement: parler de soi sans "tricher" rejoint une autre obsession chez moi: la crainte de l'imposture. Me connaissant moi même assez mal, c'est toujours difficile de parler de ses émotions, de ses ressentis avec objectivité. Mais avec sincérité, oui, je ne peux plus faire autrement: j'ai trop de mal dans le mensonge de l'autre ou du mien.


rejoindre par le coeur ceux et celles essayent de briser le masque
l'armure qui nous isole les uns des autres
tous ces mensonges qui étouffent la poésie de la vie
tes mots... l'expression de la fragilité, la grande, la seule.
en chacun de nous
la seule expérience  qui vaille   - there's a crack ... -
parce qu'elle est exprimée sans fard
Tu écris "J’ai laissé passer ce que j’aurais pu faire, ce que j’aurais pu vivre au moins une fois dans ma vie. Un concert de LC en live…"Ton texte me ramène à cette phrase essenteille de S Weil  "Aimer, c'est consentir à la distance, c'est adorer la distance entre soi et ce qu'on aime."
Mais si je puis me permettre Stevbreizh, la prochaine fois que LC sera en tournée range  un tout petit moment cette phrase dans le placard et précipite toi, sans états d'âmes,  à l’un de ces conccerts. Je te promets qu'alors on prendra un pot ensemble
Ciaoo/ Uber 

Extraordinaire phrase de S Weil, phrase que je ne connaissais pas mais qui dit mieux ce que je sais: on n'aime qu'avec de l'indifférence, de la distance. c'est assez compliqué: il faudrait que je puisse développer.
En tout cas, merci beaucoup pour cette réponse. Elle me donne beaucoup d'émotion, de ?? gratitude ?
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stevbreizh
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« Répondre #10 le: 12 Février 2011, 01:57:03 »

Mais si je puis me permettre Stevbreizh, la prochaine fois que LC sera en tournée range  un tout petit moment cette phrase dans le placard et précipite toi, sans états d'âmes,  à l’un de ces conccerts. Je te promets qu'alors on prendra un pot ensemble
Ciaoo/ Uber 

La rencontre "en vrai" est en effet très riche même si beaucoup de choses peuvent se dire et se comprendre via un forum (j'ai beaucoup plus de mal en discussion instantanée...).
Tu remues un peu le couteau dans la plaie, tu sais, concernant ce concert ou je n'ai pas été... mais ta phrase de S Weil me réconcilie beaucoup avec ce choix que j'ai fait.
Une autre tournée de LC ? j'en suis meme à envisager de faire un voyage au canada si ça se reproduisait. Je n'y crois pas beaucoup: comment remobiliser toute cette infrastructure, les musiciens... Mais j'ai quand meme de l'espoir: 75 ans, ce n'est peut être pas si vieux: il y a hélas bien des dictateurs qui se portent très bien sur terre à des âges beaucoup plus avancés. mais les poetes sont peut etre un peu plus fragiles...
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stevbreizh
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« Répondre #11 le: 12 Février 2011, 02:10:24 »

Pour une présentation, tu as fait fort !
Bravo, même si je ne sais pas trop bien quoi rajouter devant autant de justesse, de clairvoyance aussi, de vécu émotionnel surtout.

Bienvenue !

Patrice

Merci pour cette "bienvenue" Patrice.
cela fait déja longtemps que je suis lecteur, j'ai eu beaucoup d'émotion en lisant la description de la naissance de ce forum, de la trace qu'il a depuis si longtemps. je suis sensible à sa si forte "légitimité".
Le "vécu émotionnel"... oui, c'est surtout possible à travers un forum, donc merci pour ce cadre.
Cela m'a fait beaucoup de bien d'écrire ce texte, d'y voire des commentaires bienveillants.
Et d'enfin mettre des mots, mes mots, sur cette si particulière relation que j'ai avec ce Monsieur L. Cohen...
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phil58
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« Répondre #12 le: 12 Février 2011, 17:35:47 »

Stevbreizh, tu as trouvé les mots que j'aurais aimé trouver. Apparement comme pas mal de monde sur ce site, je me reconnais bien dans tes paroles.
Mais permets-moi de te le dire, tu as fait une énorme bêtise en allant pas le voir en concert.
A moins que tu aimes vivre dans le regret. Comme la mélancolie, ça peut être intense ! Wink
« Dernière édition: 12 Février 2011, 17:39:04 par phil58 » Journalisée
Daniela
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« Répondre #13 le: 12 Février 2011, 17:56:51 »


Tu as su trouver les mots et décrire ta rencontre avec Leonard Cohen,
c'est intense !
Bienvenue à toi Stevbreizh Smiley

Daniela
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Daniela
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« Répondre #14 le: 12 Février 2011, 21:21:54 »

Mais permets-moi de te le dire, tu as fait une énorme bêtise en allant pas le voir en concert.
Disons que cette affirmation, si je ne doute pas de sa pertinence, est assez douloureuse à entendre.
C'est une voie que j'ai pris alors de ne pas m'y rendre. Bien sur que je regrette, n'en rajoute pas! mais la phrase de S Weil éclaire d'une autre lumière cette position. Ne pas ouvrir la "boite de Pandore" peut aussi être une façon de se protéger, de protéger ce qui avance, pour ne pas sombrer encore dans le regret stérile de ce qui était.
Disons aussi que si c'était aujourd'hui, avec mes moyens actuels, je m'y serais rendu "coute que coute", mais les regrets n'éclairent que la route que l'on a parcourue, pas celle à venir.
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