Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: Présentation. Je ne sais pas depuis quand...  (Lu 11638 fois)
stevbreizh
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« Répondre #15 le: 12 Février 2011, 21:21:54 »

Mais permets-moi de te le dire, tu as fait une énorme bêtise en allant pas le voir en concert.
Disons que cette affirmation, si je ne doute pas de sa pertinence, est assez douloureuse à entendre.
C'est une voie que j'ai pris alors de ne pas m'y rendre. Bien sur que je regrette, n'en rajoute pas! mais la phrase de S Weil éclaire d'une autre lumière cette position. Ne pas ouvrir la "boite de Pandore" peut aussi être une façon de se protéger, de protéger ce qui avance, pour ne pas sombrer encore dans le regret stérile de ce qui était.
Disons aussi que si c'était aujourd'hui, avec mes moyens actuels, je m'y serais rendu "coute que coute", mais les regrets n'éclairent que la route que l'on a parcourue, pas celle à venir.
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Fanfan
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« Répondre #16 le: 13 Février 2011, 17:16:14 »

Stevbreizh, je te souhaite aussi la bienvenue sur ce forum, parmi nous tous, et avec beaucoup d'émotion après la lecture de ton texte...je l'ai lu hier, puis relu aujourd'hui, et après ça, comme dit Patrice, on a du mal à s'exprimer. J'ai encore la gorge nouée car moi aussi bien sûr je me retrouve dans ce texte comme beaucoup ici. D'ailleurs, cette rubrique "présentation" commence à contenir de bien belles choses à lire  Smiley

En 2009, quand Leonard est passé à Nîmes, moi j'ai ouvert cette boîte de pandore dont tu parles si bien, non sans savoir que toute l'émotion qui y était contenue risquait fort d'en sortir de façon sans doute fulgurante, j'avais de l'appréhension en me rendant au concert... et c'est sur So long Marianne (19è chanson !) que j'ai lâché toute mon émotion, je ne pouvais plus retenir mes larmes, et c'étaient avant tout des larmes de gratitude. Alors vraiment, s'il repasse, et nous on le souhaite tous ici, vraiment, j'espère que tu prendras ton billet pour passer 3h30 d'un concert inoubliable  Wink
Merci encore pour cet écrit si émouvant...
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Fanfan
lesperluette
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« Répondre #17 le: 13 Février 2011, 18:46:03 »

Comme vous tous, j'ai été touchée par la sincérité du témoignage de Stevbreizh. Au tout début, j'écoutais Songs from a Room sur un "tourne-disque" tiré de sa cachette. Nous étions obligées d'attendre que tout le monde dorme dans le dortoir et le son était au minimum. Quel contraste avec le beau son de Songs from the Road amplifié par un casque confortable. La misère, c'est que je continue à écouter Cohen en solitaire, la nuit, quand les autres dorment…

Voir Leonard Cohen en concert… Très nerveuse, moi aussi, partagée entre le fou rire et l'envie d'être emportée par l'enthousiasme des "gens". Certains me demandaient de les photographier devant les belles lettres  L E O N A R D   C O  H  E  N  projetant un beau rouge sur le trottoir du boulevard des Capucines. Whaoouhh ! en vrai !
Pendant cette soirée, j'ai guéri de quelque chose. Il ne manquait plus que ça : les miracles, maintenant !
Rassurez-vous : ni miracle, ni hallucination. Juste l'impact de la beauté de sa présence et des interprétations, la puissance du partage de cette émotion-là avec d'autres personnes tout aussi réelles et humaines, juste la possibilité de comprendre de quelle sorte d'amour et de consolation il s'agissait. Ce qui me semblait intime, précieux est devenu banal et partagé mais je n'ai rien perdu au change, au contraire.
Took my diamond to the pawnshop -
But that don’t make it junk.

Conclusion de lesperluette : la prochaine fois, Polyphrène, Stevbreizh, et les autres que les circonstances ont tenus éloignés des tournées, j'espère que rien ne vous empêchera plus de prendre vos billets et d'avaler les kilomètres. Personne ne sait ce que l'expérience vous apportera, à vous.
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stevbreizh
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« Répondre #18 le: 13 Février 2011, 23:49:35 »

.../...
. La misère, c'est que je continue à écouter Cohen en solitaire, la nuit, quand les autres dorment…
.../...
Took my diamond to the pawnshop -
But that don’t make it junk.

.../...
Conclusion de lesperluette : Personne ne sait ce que l'expérience vous apportera, à vous.
Bonsoir
Ecouter LC quand les autres dorment... en solitaire,  nous somme donc au moins deux cette nuit... les solitudes se partagent bien à qui sait écouter et partager.
En ce moment je savoure le "live in london". Quelle douceur.
J'aime beaucoup cette ouverture que tu donnes à cette hypotéthique rencontre d'une prochaine tournée. J'ai fait un choix à un moment donné, j'ai pris un autre chemin et jamais celui que je n'ai pas parcouru n'existera ailleurs que dans mes regrets, ou mes espoirs...

Aparté: C'est rare de trouver ce nom de Lesperluette... j'ai longtemps cru que ce n'était qu'une chimère, que j'étais le seul à désigner ainsi cette lettre, que tous appelaient "et commercial"... et qui portait pourtant un nom si chantant...
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deodatus
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« Répondre #19 le: 14 Février 2011, 12:47:08 »

Bonjour les amis du forum !

Je viens de recevoir la copie d'une lettre qu'un ami à moi vient d'écrire à Léonard Cohen. La lettre lui sera transmise personnellement...
Je lui ai demandé de m'autoriser à publier sa lettre sur le Forum car je trouve qu'elle s'inscrit bien de ce fil de discussion... je vous laisse juger...
La voici :


Strasbourg, le 14 février 2011.

Cher Leonard Cohen,

C’est avec joie que je me prends la liberté de vous adresser ces quelques mots en remerciant notre ami commun, le père D.C., de vous les transmettre.
A mes côtés se tient en ce moment même un jeune homme de seize ans aux cheveux longs. Il ressemble étrangement à celui que j’étais. Ses yeux clairs brillent d’enthousiasme à l’idée que je vous écrive. Je le connais bien, c’est un idéaliste, son cœur déborde de questions et d’attentes. Il m’est soudainement revenu d’une époque où la jeunesse voulait croire à un monde fraternel et sans guerres. Avec sa guitare, il me fredonne : « Suzanne », « The partisan», « The stranger song». L’évocation de votre seul nom ravive en lui comme en moi, l’émotion de « Chelsea Hotel », de « Sisters of mercy », de « Joan of Arc » et de tant d’autres textes superbes.
Combien sommes-nous, à avoir joué vos chansons et à en avoir goûté la mélancolie dans une ivresse poétique revigorante ? Pour combien d’entre nous avez-vous été le compagnon de leur adolescence, le chantre qui leur ouvrit l’horizon vibrant de la musique et de la liberté poétique ? (Merci à Graeme Allwright de nous avoir, à l’époque, facilité l’accès à votre œuvre en traduisant en français vos chansons.)
Dans les tourmentes dépressives de nos adolescences, dans les affres de nos quêtes amoureuses, dans nos élans mystiques, dans la découverte douloureuse de la barbarie du monde, dans les deuils et les pertes que nous dûmes affronter plus tard, vos mélodies et vos textes, cher Leonard Cohen, nous ont bercé, accompagné et infiniment réconforté.
Je vous ai écouté mille fois ; mille fois, j’ai retrouvé intact le génie de votre inspiration.
Rien n’épuise le sens des grandes poésies. Les vôtres figurent à jamais au patrimoine des plus belles lignes qui furent écrites.
Cher Leonard Cohen, je veux vous adresser du fond du cœur le témoignage de ma reconnaissance.
Merci d’être qui vous êtes. Merci d’avoir partagé avec nous la formidable flamme qui vous habite.
Vous n’êtes pas seulement un artiste remarquable, vous êtes définitivement un grand bonhomme.
Ou, pour parler comme mes amis juifs : vous êtes un «  Mensch.»

Un humain véritable.

Sincèrement,

M W - Pasteur.
« Dernière édition: 14 Février 2011, 12:55:11 par deodatus » Journalisée
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« Répondre #20 le: 14 Février 2011, 21:16:56 »

Conclusion de lesperluette : la prochaine fois, Polyphrène, Stevbreizh, et les autres que les circonstances ont tenus éloignés des tournées, j'espère que rien ne vous empêchera plus de prendre vos billets et d'avaler les kilomètres. Personne ne sait ce que l'expérience vous apportera, à vous.
Le croiras-tu, lesperluette : je ne suis allé à une concert qu'une fois dans ma vie. C'était il y a à peu près 35 ans, à Angers, pour écouter Stéphane Grappelli. Je me souviens d'avoir été surpris et un peu peiné, à la fin du concert, par la "mollesse" des applaudissements, moi qui était plus qu'enthousiasmé...
Depuis, plus de concert (mais guère plus de théâtre ou cinéma). Pourtant, lorsque j'ai vu les affiches de Léonard Cohen à Nîmes, puis à Marseille, j'ai ressenti une sorte de trouble. Pardon pour la comparaison, mais aller au concert aurait été un peu comme "annoncer ma flamme", selon l'expression ancienne. La vie en a décidé autrement, à ma place, dans des conditions dramatiques pour sa venue à Nîmes, et "accidentelles" pour sa venue à Marseille. Quand je lis sur ce forum qu'une nouvelle tournée n'est pas impossible, je me dis que, cette fois, rien ne devrait m'arrêter. Pourtant, je ne me sentirais pas capable d'y aller seul. Une forme de "trac". Bête, non ?
A propos de Nîmes, Patrice, je sais que notre belle ville romaine est mondialement connue, qu'elle est le point de passage obligé à mi-distance entre l'Espagne et l'Italie , que c'est une grande métropole etc., mais ne serais-tu pas pour quelque chose dans ce choix objectivement surprenant ? Je ne peux m'empêcher de le penser.
Et puis, deodatus, merci pour cette lettre, effectivement très belle et sincère, que nous pourrions tous signer, je présume. Je m'associe aussi au merci à Graeme Allwright, car j'ai été, comme tant d'autres, "initié" à LC par ses adaptations. J'en profite pour relancer un vieux débat, pour ne pas dire une polémique. Graeme propose de faire évoluer les paroles de "La Marseillaise", et je suis tout à fait convaincu, comme lui, que le discours de la France devrait être plus généreux et constructif. La pédagogie du "sang impur" qui "abreuve nos sillons" me semble discutable. Il a rédigé des paroles, qu'il offre généreusement (comme toujours), mais qui n'ont pas reçu un grand écho, jusqu'ici. A votre bon coeur !
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From bitter searching of the Heart
Patrice
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If it be your will...


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« Répondre #21 le: 28 Juillet 2011, 12:29:31 »

Je viens seulement de me rendre compte que j'ai oublié de répondre à ceci... Shocked

A propos de Nîmes, Patrice, je sais que notre belle ville romaine est mondialement connue, qu'elle est le point de passage obligé à mi-distance entre l'Espagne et l'Italie , que c'est une grande métropole etc., mais ne serais-tu pas pour quelque chose dans ce choix objectivement surprenant ? Je ne peux m'empêcher de le penser.

En vérité, non !
Leonard m'avait invité pour le lieu de mon choix et le plus proche (pour moi) était Toulouse.
J'ai envoyé un mail à Robert Kory (avec copie à Leonard) où je disais en substance "j'habite dans la région de Nîmes et je choisis Toulouse" (en anglais). Par retour de mail, Robert m'a répondu en français: "Nimes ou Toulouse, comme vous voulez". Or Nîmes n'était pas annoncé... Nouveau mail à Robert demandant pourquoi il disait ça et c'est à ce moment qu'il m'a appris la date de Nîmes avant les médias...
Voila, tout simplement !
 Cheesy

Patrice.
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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Sondstorm
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« Répondre #22 le: 30 Août 2015, 21:12:11 »

Salut monbisuisse,

je vois que tu es connecté;

Comment ça se passe maintenant ?
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