Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: Going Home  (Lu 9485 fois)
Patrice
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If it be your will...


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« le: 16 Janvier 2012, 10:18:22 »

Leonard Cohen, Going Home :
http://www.newyorker.com/online/blogs/culture/2012/01/leonard-cohens-going-home-new-song.html

événement annoncé ici :
http://www.leonardcohensite.com/leonard_cohen_going_home.php

 Cheesy

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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Patrice
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« Répondre #1 le: 16 Janvier 2012, 11:53:07 »

I love to speak with Leonard
He’s a sportsman and a shepherd
He’s a lazy bastard
Living in a suit

But he does say what I tell him
Even though it isn’t welcome
He will never have the freedom
To refuse
 
He will speak these words of wisdom
Like a sage, a man of vision
Though he knows he’s really nothing
But the brief elaboration of a tube

Going home
Without my sorrow
Going home
Sometime tomorrow
To where it’s better
Than before

Going home
Without my burden
Going home
Behind the curtain
Going home
Without the costume
That I wore

He wants to write a love song
An anthem of forgiving
A manual for living with defeat

A cry above the suffering
A sacrifice recovering
But that isn’t what I want him to complete

I want to make him certain
That he doesn’t have a burden
That he doesn’t need a vision

That he only has permission
To do my instant bidding
That is to SAY what I have told him
To repeat

Going home
Without my sorrow
Going home
Sometime tomorrow
Going home
To where it’s better
Than before
 
Going home
Without my burden
Going home
Behind the curtain
Going home
Without the costume
That I wore

 
I love to speak with Leonard
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Waiting for the miracle


« Répondre #2 le: 16 Janvier 2012, 17:20:41 »

Je ne suis pas encore sure de savoir si cette chanson doit me déprimer considérablement ou me déprimer considérablement.  Grin

Je me demande si les deux "parties" ont été écrites séparément puis collées sur un coup de génie ou si c'est tout d'un block.

En tout cas voilà une nouvelle chanson où je m'identifie beaucoup ! Ça va remplacer "Anthem" sur le podium des chansons à jouer à mon enterrement.  Grin
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"Twenty seven angels from the great beyond..."
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« Répondre #3 le: 16 Janvier 2012, 21:23:08 »

Bonsoir à tous,
Voici une proposition de traduction de Pierre-René Legrand que je poste ce soir de sa part, avec un grand merci à lui   Smiley
Je pense que d'autres suivront, n'est-ce pas Polyphrène ?  Wink
Je me demande pour ma part qui est l'entité qui "aime discuter avec Leonard"...
En attendant, continuons à nous imprégner de cette nouvelle chanson dont je trouve l'accompagnement très minimaliste, mais avec de délicieuses voix féminines, et celle de Leonard étant très très confidentielle, un peu comme le contenu du texte non ?

Je rentre chez moi

J'aime discuter avec Leonard
C'est un sportif et un berger
C'est un sale type paresseux
Qui vit dans un costume

Mais il dit ce que je lui dis
Même quand c'est déplaisant
Jamais il n'aura la liberté
De refuser

Il dira ces mots pleins de sagesse
Tel un maître, un visionnaire
Bien qu'il sache qu'il n'est vraiment rien
D'autre que la brève élaboration d'un tube

Je rentre chez moi
Sans mon chagrin
Je rentre chez moi
C'est pour demain
Je rentre chez moi
Là où ça va mieux
Qu'avant

Je rentre chez moi
Sans mon fardeau
Je rentre chez moi
Derrière le rideau
Je rentre chez moi
Sans le costume
Que je portais

Il veut écrire une chanson d'amour
Un hymne de pardon
Un manuel pour vivre avec la défaite

Un cri plus haut que la douleur
Une guérison après un sacrifice
Mais ce n'est pas ce que je veux qu'il accomplisse

Je veux le persuader
Qu'il n'a pas de fardeau
Qu'il n'a pas besoin d'une vision

Qu'il a pour seule permission
Celle de m'obéir sur le champ
Et je veux qu'il dise ce que je lui ai dit
De répéter

Je rentre chez moi
Sans mon chagrin
Je rentre chez moi
C'est pour demain
Je rentre chez moi
Là où ça va mieux
Qu'avant

Je rentre chez moi
Sans mon fardeau
Je rentre chez moi
Derrière le rideau
Je rentre chez moi
Sans ce costume
Que je portais

(Reprise du refrain par le choeur)

Jaime discuter avec Leonard
C'est un sportif et un berger
C'est un sale type paresseux
Qui vit dans un costume

(Pierre-René Legrand)
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Fanfan
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« Répondre #4 le: 16 Janvier 2012, 23:20:46 »

merci pour la traduction, Fanfan, et à Ange musicien qui me fait bien rire, ce soir !
Citation
Ça va remplacer "Anthem" sur le podium des chansons à jouer à mon enterrement.
 
Je souscris ! Going Home pour nos enterrements après Hallelujah pour conduire les mariées à l'autel dans les églises.
Ce disque va faire un malheur !

Je reviens à The Darkness pour suggérer que l'arrangement choisi pour l'album ancre peut être la chanson dans l'ironie d'une manière moins ambivalente que le blues. Le sourire de Cohen vers la fin de l'interprétation ne me laisse pas beaucoup de doute sur le ton.
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Waiting for the miracle


« Répondre #5 le: 17 Janvier 2012, 05:59:09 »

Hahaha je vais finir par être utile.  Grin

Je reviens à The Darkness pour suggérer que l'arrangement choisi pour l'album ancre peut être la chanson dans l'ironie d'une manière moins ambivalente que le blues. Le sourire de Cohen vers la fin de l'interprétation ne me laisse pas beaucoup de doute sur le ton.

Je suis SUPER déçue que l'interprétation soit si peu "colérique" / "glacée" par rapport aux versions intermédiaires de la tournée. J'aime vraiment quand Cohen est rauque et glacé.  (The Law, Avalanche, The Future...)  Je trouve que c'est une de ses facettes les moins développées et je trouve ça triste. C'est une de mes préférées !

Il y a eu des concerts où l'arrangement et le ton étaient lugubre - et c'était BIEN ! Il en faut ! Cette chanson est dores et déjà légendaire d'ailleurs...

Les chansons d'amour et de haine sont moins intéressantes sans les chanson de haine. :-)  J'aime beaucoup les chansons d'amour bien sur, mais c'est du vu et revu... Et franchement "Show me the place", c'est très classique pour du Cohen - presque trop banal.

Alors que "The Darkness", chantée comme une marche funèbre sans appel, elle est juste... Terrible.
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« Répondre #6 le: 21 Janvier 2012, 11:35:11 »

I love to speak with Leonard
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Bonjour
La traduction de Pierre-René Legrand est superbe, fidèle et élégante.
Comme prévu, je viens de "poster" mon adaptation ( http://polyphrene.blogspot.com/2012/01/going-home.html ), qui n'apporte rien de plus, et reste un peu gauche et contrainte par la rime et la métrique, mais c'est le jeu !
Quoi qu'il en soit, cela m'a permis de me pencher sur ce texte majeur, qui deviendra sans doute la clef de voute ou tout simplement la clef de lecture de son oeuvre.
Amicalement

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deodatus
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« Répondre #7 le: 21 Janvier 2012, 13:02:35 »

Bravo pour ta traduction Polyphrène ! Vraiment très réussie.
Mais pourquoi avoir traduit "tuyau" plutôt que simplement "tube" ?

Fanfan : ne vas pas chercher de midi à quatorze heures ! "L'entité" qui aime discuter avec Léonard, lui confie des messages, lui intime l'ordre de lui obéir, c'est Dieu. En tout cas une une instance spirituelle supérieure comme Polyphrène l'écrit très bien dans son intro à sa traduction.
Dans "Going home" on retrouve des thèmes qui apparaissaient déjà dans "Show me the place". Celui qui me frappe tout particulièrement, c'est celui du serviteur, voir de l'esclave ("slave") qui transmets servilement et sans discussion le message reçu. Même si son humilité légendaire, et non feinte, n'autorisera jamais à Cohen de le reconnaître, il me semble qu'il se considère bel et bien comme un "prophète" (dans "The Futur", c'est une évidence !), c'est à dire, bibliquement parlant, un porte-parole de Dieu. Un prophète ce n'est rien d'autre : quelqu'un qui transmet une parole de Dieu pour le présent, un message parfois reçu sous forme de vision, et qui appelle -souvent- à la repentance, ("when they said REPENT, REPENT...") à un changement de comportement pour échapper aux catastrophes futures qui s'annoncent ("the plague is coming...")
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« Répondre #8 le: 21 Janvier 2012, 17:26:17 »

Merci, Deodatus
Pourquoi "Tuyau" plutôt que "Tube" ? C'est une très bonne question et je vous remercie de l'avoir posée...
Plus sérieusement, ma première version était "Tube", mais, outre le fait que cela ne respectait pas parfaitement la métrique et posait un problème pour chanter, j'ai préféré abandonné la connotation "Tube - chanson à succès" qui pouvait représenter un clin d'oeil amusant, pour coller de plus près au sens premier du texte, à savoir la description de l'être humain comme un simple tuyau un peu élaboré : un tube digestif, un tube trachéal, un réseau de tuyaux circulatoires : un agencement complexe, mais que l'on peut réduire à une tuyauterie, avec une entrée, et une sortie - très prosaïque, en somme - et qui n'a qu'un temps, celui de la vie dont la chanson ne cesse d'évoquer le terme proche.
Tout à fait d'accord avec toi sur "l'entité". A cet égard, "Going Home" est plus limpide que bien d'autres textes de LC, et il se décrit ici comme un porte-parole, sans oser se comparer vraiment à un prophète qui, comme tu le dis, reçoit la révélation par une "vision", alors que Dieu affirme ici "qu'il n'a pas besoin de vision"... il lui suffit de répéter fidèlement ce qu'il lui dit.
Et je te rejoints aussi sur le fait que ce texte jette un éclairage très direct sur de nombreuses chansons de LC, et qu'il constitue en quelque sorte une "clef" de lecture.
Dès lors, j'imagine les discussions, voire les controverses, qui pourront naître quant à l'interprétation littérale ou poétique que l'on peut en faire. On peut rester résolument athée et respecter néanmoins sa soumission à ''l'entité", et l'on peut aussi rechercher dans l'ensemble de son oeuvre une évolution, une progression, vers une foi plus profonde et plus forte, qui s'exprime d'autant plus fortement et directement qu'il a conscience que le terme approche inexorablement.
Je sais que la comparaison n'a guère de sens, et qu'elle est presque déplacée (encore que LC ait toujours considéré avec une forme de respect la "Country"), mais je ne peux m'empêcher de penser au ton et au thème des chansons de Johnny Cash dans la dernière partie de sa carrière.
Il me semble aussi comprendre "Ange Musicien", qui se demande si cette chanson va la déprimer gravement ou gravement la déprimer. Pour ma part, cette chanson ne sera pas une cause supplémentaire de dépression (j'ai déjà fait le plein en matière de causes, et, de toutes façons, je ne sais pas faire), mais c'est une source de profonde émotion, de ce genre d'émotion qui envahit et rejaillit par toutes les plaies de l'âme.
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« Répondre #9 le: 21 Janvier 2012, 17:49:38 »

Merci, Polyphrène !
Tu m'autorises à prendre ton adaptation ?
J'aimerais, pour chaque chanson de l'album, faire une page avec la traduction et ton adaptation. Avec, à chaque fois, le lien vers ta page correspondante pour que les visiteurs puissent lire tes explications que je ne reproduirai pas.
 Cheesy
PS. moi aussi, j'aurais dit "tube", simple avis perso !
PS2. bien observé pour Johnny Cash, merci d'en parler...

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« Répondre #10 le: 21 Janvier 2012, 18:03:58 »

Magnifiques commentaires cette après-midi. Je n'ai pas encore lu la traduction parce que j'attends, de plus en plus impatiemment, d'avoir les écouteurs sur les oreilles dans le silence de la nuit pour me laisser emporter par le disque, et voir où m'emmènera Leonard Cohen cette fois. Comme il m'emmènera là où je désire aller sans savoir où c'est, j'ai confiance et j'ai hâte ! J'en saurais plus sur là où j'en suis.

Parfois, j'entends, je comprends cette entité mystérieuse et spirituelle dont il est question comme une élaboration de l'esprit et du langage qui permet de se parler à soi-même. Par ailleurs, Cohen a souvent expliqué dans les interviews comment la création était à la fois laborieuse et "donnée". L'image du tube, du tuyau renvoie à celle de véhicule : toute création est un véhicule mystérieux, plus ou moins accessible.
Je vous livre une citation de Soulages pour préciser :
« La peinture n’est ni image ni langage. Elle est une organisation de formes et de couleurs sur laquelle viennent se faire  et se défaire les sens qu’on lui prête », j'ose transposer : la chanson est une organisation de mots et de sons sur lesquels viennent se faire et défaire les sens qu'on lui prête.
Du coup, parler de ce que l'on comprend des chansons de Cohen, revient à s'exposer très intimement… et personne ne peut faire prévaloir son opinion.

Patrice, bravo pour les mises à jour sur la page d'accueil du site, ça me fait plaisir !
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« Répondre #11 le: 21 Janvier 2012, 18:07:37 »

Merci beaucoup, cher Polyphrène, pour tes explications quant à ton choix de traduction. Comme Patrice, j'aurais gardé "tube", mais pour les raisons que tu exposes, ton choix se justifie parfaitement. L'idée du corps humain et des divers réseaux de "tuyaux" qui le composent est subtile et très judicieuse.  Tu as oublié de citer le "tuyau" d'orgue par lequel passe l'air (le "souffle", "pneuma" en grec, qui se traduit aussi par "esprit"...) et sans lequel le tuyau d'orgue reste un objet mort... Pas de musique (a fortiori de "tube" ;-) sans inspiration !
Comme Patrice je te rejoins entièrement sur le rapprochement avec les derniers enregistrements de Johnny Cash. Ce rapprochement a déjà été fait sur ce site à propos de "Show me the place" qui rappelle des chansons comme "Hurt" par exemple du grand J.R. Cash.
A propos de "banjo" (nous attendons impatiemment ta traduction, Polyphrène !), cette chanson me fait penser de plus en plus à un negro spiritual (plus qu'à un air country). Rythme très balançant, un peu comme "Swing low, sweet chariot".
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« Répondre #12 le: 21 Janvier 2012, 21:08:18 »

Vous avez certainement raison, Patrice et Deodatus : je retravaillerai mon adaptation pour remplace "Tuyau" par "Tube" dès que possible.
J'aime aussi beaucoup la citation transposée par Lesperluette: traduire, interpréter (dans les deux sens du terme), adapter, commenter une chanson comme celles de LC est une façon de s'exprimer très personnellement. C'est exactement le besoin que je ressens sur mon blog, et je suis aussi tout à fait d'accord avec Patrice : l'adaptation ne se suffit pas à elle-même, et la traduction littérale reste plus que jamais nécessaire.
Patrice : OK aussi, bien sûr, pour présenter mes modestes adaptation en parallèle avec les traductions. A ce propos, je n'ai pas encore écouté "Banjo". J'espère pouvoir le faire avant la fin du week-end. Le texte est-il disponible ?
Encore merci
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« Répondre #13 le: 21 Janvier 2012, 21:27:09 »

"Banjo" est écoutable à cette adresse, à la fin de l'article :

http://www.ledevoir.com/culture/musique/340678/le-retour-de-leonard-cohen-les-vieilles-idees-sont-les-mieux-habillees

Je n'ai pas encore trouvé les paroles.

A propos de "Going home" : êtes-vous sûrs que Léonard chante "tube" et non... "tune" ? Ce serait plus poétique, non, et règlerait nos problèmes de "tuyauterie" :-)
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« Répondre #14 le: 21 Janvier 2012, 21:40:32 »

Polyphrène: je viens de mettre un lien dans la colonne de gauche, il y a la traduction et ton adaptation.
Et oui, j'ai bien l'intention de continuer à faire connaître tes adaptations, c'est juste une affaire de temps pour moi... du temps qui manque trop souvent... Wink

Deo: euh, je dois écouter à nouveau dans la calme, j'avoue que suis troublé...

Tous: non, je n'ai pas trouvé les paroles, pas plus que pour "Banjo" qui est en écoute (et facile à récupérer, soit-dit en passant...)
 Cheesy
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« Répondre #15 le: 21 Janvier 2012, 22:32:14 »

J'ai fait quelques corrections dans le texte en dessous, j'avoue être moins certain que tout à l'heure pour "tune" ou "tube", voici ce que j'entends:

Citation
I love to speak with Leonard
He’s a sportsman and a shepherd
He’s a lazy bastard
Living in a suit

But he does say what I tell him
Even though it isn’t welcome
He just doesn't have the freedom
To refuse
 
He will speak these words of wisdom
Like a sage, a man of vision
Though he knows he’s really nothing
But the brief elaboration of a tune (?)

Going home
Without my sorrow
Going home
Sometime tomorrow
To where it’s better
Than before

Going home
Without my burden
Going home
Behind the curtain
Going home
Without the costume
That I wore

He wants to write a love song
An anthem of forgiving
A manual for living with defeat

A cry above the suffering
A sacrifice recovering
But that isn’t what I need him to complete

I want him to be certain
That he doesn’t have a burden
That he doesn’t need a vision

That he only has permission
To do my instant bidding
That is to SAY what I have told him
To repeat

Going home
Without my sorrow
Going home
Sometime tomorrow
Going home
To where it’s better
Than before
 
Going home
Without my burden
Going home
Behind the curtain
Going home
Without this costume
That I wore
 
I love to speak with Leonard
He’s a sportsman and a shepherd
He’s a lazy bastard
Living in a suit

Rien n'est modifié dans le message d'origine, il faut comparer...
 Wink
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« Répondre #16 le: 23 Janvier 2012, 04:21:52 »

Citation
Fanfan : ne vas pas chercher de midi à quatorze heures !

Oh, je ne suis VRAIMENT pas d'accord !  Grin
Rien n'est évident dans un texte de Leonard Cohen - et en l’occurrence, la lecture que tu en as est LOIN d'être évidente !

Si bien sur ce texte autorise des lectures mystiques (le principe de l'oeuvre de LC est qu'elle peut être lue intégralement de 2 à 6 façons différentes - peu de textes, voire aucun, n'autorisent qu'une seule lecture), la lecture mystique est LOIN d'être ici la référence !

A vrai dire, c'est un des premiers textes de LC que je lis où le mystique est aussi absent.

C'est le problème de BORN IN CHAINS, et la raison pour laquelle Leonard Cohen a mis tant de temps à l'écrire - et cette chanson magnifique est toujours un échec ! Bien sur que LC n'est jamais "born in chains and taken out of egypt", ça se voit, ça se lit, ça se sent - je suis née en chaînes, et je pourrais facilement corriger sa chanson, mais lui ne la comprends pas. Il ne sait pas à quoi correspond l'Egypte, donc il a laissé "Egypte" en espérant que quelqu'un comprenne. Mais ça parasite la suite. Il essaye d'écrire une histoire qui n'est pas la sienne. BORN IN CHAINS reste terriblement proche de la Bible, parce qu'au final LC n'a jamais réussi à sortir suffisamment de l'Exode (?) pour se l'approprier et lui donner sens. C'est une belle chanson, mais une chanson ratée. Pour l'instant. (Je l'écoute quand même en boucle, hein !)

Typiquement, les strophes coupées de THE LAW sont un excellent exemple d'une transition d'un texte incomplet et encore trop ancré dans la bible vers une véritable (et magnifique) chanson, qui peut se lire de bien des façons !

Il faut s'arrêter à ce que le texte dit - comme dans The Future où être Prophète n'est pas forcément être le Prophète de Dieu (et à ce titre je me considère moi-même comme Prophète bien que je sois athée), ici il n'est question que de mots qui n'ont de sens que parce qu'ils sont ambivalents.

La lecture principale de ce texte est la lecture artistique - autrement dit, ce qui pousse un artiste à écrire. Il n'y a rien de Divin ou de Mystique dans ce texte (d'ailleurs rien n'y fait référence), et cette chanson ne tente même pas de rapprocher la "muse" et la "mission" - parce qu'elle n'y arriverait pas.

D'ailleurs, n'est-ce pas précisément la muse qui dit "il veut être mystique, mais moi je ne veux pas" ? La muse, c'est une femme, et une femme capricieuse, mais pas sexuée. C'est une relation d'esclave (et c'est un autre type d'esclavage), mais ici l'amour est absent ! Relisez la chanson: à aucun moment le lexique de l'amour n'est présent. (sous toutes ses forms tel que présenté dans les 8 milliards de chansons précédentes)

J'assume très bien l'aspect religieux de Cohen et je le respecte - mais cette chanson en est, pour une fois, à mon sens, dépourvue. Et c'est cela qui la rend aussi intéressante !

Après sur l'identité de la muse, on peut effectivement débattre : la muse pourrait être une femme qu'il connaît, elle pourrait être une identité schizophrène, elle pourrait être une identité mystique nouvelle, elle pourrait être Dieu - plus probablement, elle peut être un simple concept - dans le texte, rien ne laisse vraiment préjuger de ce qu'elle est, à part une muse.

A vrai dire, je trouve cette chanson très riche et la double voix me laisse rêveur - et surtout, j'adore la thématique du costume. C'est ce que je préfère chez Leonard Cohen, et ce qu'il fait de mieux - mettre son chapeau, sa veste, et faire son travail d'artisan.  
« Dernière édition: 23 Janvier 2012, 04:24:35 par Ange Musicien » Journalisée

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