Je vous propose une version "apéro-Cohen"
Germaine takes you down
To her place near the TV
You can hear Foucaut giggling
You can spend the night watching him
...
And she brings you Pastis and Apericubes
That come all the way from Carrefour...
Trève de mauvais esprit.
Comme tous, j'ai tant attendu Old Ideas. Depuis bientôt un mois, je ne sais toujours pas très bien quoi en penser. Meilleur que "Ten new Songs", oui, meilleur que "Dear Heather", incontestablement. (D'ailleurs, celui-là, c'est un prétexte pour mettre en avant MME A.T. Désolée, c'est mesquin je sais, mais sa voix m'horripile depuis "I'm your man ", où elle faisait déjà les back vocals en 88. Et je ne suis pas sure qu'on parlerait tant d'elle si son ondoyante chevelure ne faisait pas partie des goûts personnels récurrents du Maître) Il y a incontestablement un avant et un après Mount Baldy. Depuis qu'il est redescendu, Leonard est apaisé sans doute, mais, ainsi que quelqu'un l'a écrit voici quelques semaines, "il n'y a pas de chansons d'amour sans chansons de haine". Ce côté âpre, brut, a disparu au profit (ou au détriment) d'une espèce de détachement qui permet à toutes sortes de personnages de s'autoriser à intervenir dans la composition, les arrangements. Même si cet album ci est plus sobre, à mon goût c'est encore trop de tout. La musique de P Leonard ne m'accroche pas, et je préfèrerais n'avoir que la voix, même fragilisée, de Leonard plutôt que d'entendre ce surcroît d'instruments et ces vois éthérées,voire spectrales sur "Anyhow!" Je fais une exception pour "Amen", mais celle-là, c'est lui qui l'a créée!
Pour cet album, je mets donc en pratique la méthode que j'applique depuis dix ans,: je parviens à faire abstraction de tout l'emballage pour ne laisser venir à mes oreilles que l'essentiel,: la voix et les mots de Len. Ca suffit largement à mon bonheur. Mais quand j'ai vraiment besoin de me vider la tête et de me ressourcer, c'est "Songs of Love and Hate" qui vient à mon aide, et la vidéo du concert de l'ile de Wight, avec ce jeune homme sombre, sauvage, sans un sourire ni un battement de cil, mais qui à lui seul parvient, sans concessions,à dominer 600 000 personnes. Ce pouvoir,il l'a toujours, c'est sûr. Quoi qu'il arrive, "Magic is alive"






