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Auteur Fil de discussion: Leonard Cohen et la Bible  (Lu 30506 fois)
Blue_Berry
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« Répondre #60 le: 19 Juin 2012, 21:50:54 »

(...)
Deodatus, s'il te manque des anges, il y a encore ceux de la pochette de "New Skin For The Old Ceremony", ce mélange de profane et de sacré qui me troublaient beaucoup durant mon adolescence, bien plus encore que les photos érotiques échangées dans la cour d'école.(...)
Et les pages lingerie de La Birou Redoute et des 3 Cui Suisses, ça ne te faisait rien ?
Jeune pervers, va !  Grin
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phil58
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« Répondre #61 le: 20 Juin 2012, 22:19:07 »

 Smiley Smiley Smiley
Blueb', c'est celui qui dit qui est !
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Blue_Berry
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« Répondre #62 le: 26 Juin 2012, 10:55:38 »

OK, j'avoue !
Y'avait pas que les pages lingerie d'ailleurs.
Les pages maillots de bain aussi...

Et si elles n'avaient pas d'ailes, ces demoiselles n'en étaient pas moins très jolies !

(On ne s'éloigne pas un peu du sujet, là ?  Grin)
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lesperluette
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« Répondre #63 le: 18 Juillet 2012, 08:48:21 »

hello !
Même si l'été n'est pas propice à ces questionnements, essayons de revenir au sujet…
Deodatus en était à Ten New Songs. Je suis impatiente de connaître sa lecture de "Here It Is". Il semble que toute la chanson ait quelque chose à voir avec le Calvaire, non ?
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deodatus
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« Répondre #64 le: 20 Juillet 2012, 17:17:45 »

Manquant un peu de motivation ces derniers temps, je me suis néanmoins astreint à jeter un coup d’œil "biblique" sur les TEN NEW SONGS cités par Lesperluette.
La moisson de références n'est pas très / trop abondante.
Voici donc ce que j'ai pu relever :

dans HERE IT IS :
"there is your cross, your nails and your hill" : dans cette strophe la référence à la crucifixion est indiscutable. "Voici ta croix", "tes clous et ta colline" (du crâne, ou Golgotha en hébreu cf. Matth 27/33). Toute la chanson fait-elle pour autant référence à l’œuvre du Christ au Calvaire ? Je n'irai pas jusque là même si un amour "pour tous, pour toutes choses" etc..., donc un amour universel dont la croix est bien le symbole revient comme un lancinant refrain tout au long de la chanson.

LOVE ITSELF :
"out of which the Nemeless makes a Name for one like me".
"le Sans-Nom fait un Nom pour quelqu'un comme moi".
Le Sans-nom désigne probablement Dieu (cf. majuscule). Les juifs ne prononcent jamais les quatre lettres (tétragramme) YHWH du nom divin que Dieu révèle (...sans se révéler !) à Moïse en Exode 3/14. Chaque fois que dans la Torah apparaît le tétragramme, les juifs disent ADONAÏ ("Seigneur") à la place.
Celui dont le Nom est inexprimable promet pourtant de "faire un Nom"à un anonyme...comme à Abram, lors de sa vocation en Genèse 12 v. 2 : "je ferai ton nom grand", autrement dit, je rendrai ton nom célèbre.
"there was nothing between the Nameless and the Name" :
le "Sans-Nom" et "le Nom"... Dieu paradoxal et insaisissable qui allie et réconcilie en lui les contraires... Comprenne qui pourra.

BY THE RIVER DARK :
"I lived my life in Babylon" : après le séjour en Égypte associé à l'esclavage, le deuxième grand traumatisme pour le peuple d'Israël fut l'exil à Babylone (de 587 à 513 av. JC) après la destruction de Jérusalem et du Temple en 587 par les armées de Nabuchodonosor, roi de Babylone.
Plusieurs psaumes, comme le psaume 137 en particulier, chantent la nostalgie des exilés "au bord du fleuve à Babylone". : "assis au bord des fleuves à Babylone, nous pleurions en évoquant Sion" (v.1). Toute cette chanson est une sorte de version moderne du psaume 137 !

ALEXANDRA LEAVING :
si j'ai bien compris le sens de cette chanson, elle parle du "départ" d'Alexandra, montée sur les épaules du "Dieu d'amour" ("the god of love"). Elle quitte ce monde "avec son Seigneur" ("with her lord").
Allusion à la Croix : "crucifix uncrossed"... Comment traduire ?

THE LAND OF PLENTY :
"for the Christ has not risen of the cavern of heart"...
"pour le Christ qui n'est pas relevé / ressuscité de la caverne du cœur".
G.Allwright traduit "The land of plenty", par "pays de cocagne", ce qui est exact, "plenty" signifiant "abondance", mais je serais tenté de traduire par "pays de la plénitude, de l'accomplissement". Ce "land of plenty" ne serait-il une image du Royaume (de Dieu) ? : "puissent les lumières du pays de plénitude briller sur la vérité un jour"...
« Dernière édition: 24 Juillet 2012, 12:10:10 par deodatus » Journalisée
Blue_Berry
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« Répondre #65 le: 24 Juillet 2012, 10:38:25 »

"Cross", n'est-ce pas plutôt "croix" ? (Ce qui abonderait dans le thème du calvaire). "Couronne", c'est "crown".
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deodatus
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« Répondre #66 le: 24 Juillet 2012, 12:09:21 »

Merci, Blueb d'avoir corrigé cette erreur de traduction impardonnable due à mon étourderie. J'ai travaillé un peu trop vite. Je corrige de suite.
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« Répondre #67 le: 06 Août 2012, 20:01:46 »

De retour après plusieurs jours passés à l'Ouest, je suis heureuse de vous retrouver.
Manque de motivation, Deodatus ? Surtout ne force rien. Attends que l'inspiration revienne.
Peut être que tu n'apprécies pas beaucoup Ten New Songs?
Il m'a été offert pendant une convalescence en 2004, je ne savais même pas que Cohen avait sorti un nouveau disque ! Quel contraste avec la couverture médiatique dont a bénéficié Old Ideas !


"Here it is"
… N'y a-t-il pas là un écho du "c'est l'heure" prononcé par le christ ? J'entends dans cette chanson toute l'horreur de la maladie, de l'angoisse et de l'agonie de la misérable condition humaine à l'approche du terme. Que Cohen puisse transmuer cela dans la beauté de la musique, des chœurs et du grain de sa voix m'est d'une grande consolation. Vous avez compris que c'est l'une des chansons que je préfère…
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Billy Shears
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« Répondre #68 le: 22 Octobre 2012, 11:20:13 »

Katherine Tekakwitha vient d'etre canonisée par Benoit XVI.
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« Répondre #69 le: 22 Octobre 2012, 19:15:31 »

Merci pour cette nouvelle. Je ne le savais pas !

Extrait des Perdants Magnifiques :
"Qu’est-ce qu’un saint ? Quelqu’un qui est arrivé au-delà des limites humaines. Mais il est impossible de définir ces limites. Je pense que c’est en rapport avec l’énergie de l’amour. Le contact avec cette énergie provoque une sorte d’équilibre dans le chaos de l’existence. Le saint n’éradique pas ce chaos. Sinon, le monde aurait changé depuis longtemps. Et je ne crois pas qu’un saint puisse éradiquer ce chaos même en ce qui le concerne : l’idée d’un homme mettant de l’ordre dans l’univers a quelque chose d’arrogant et de belliqueux. L’équilibre est sa gloire. Il surfe sur les bosses comme une paire de skis sans maître. Son trajet caresse la colline. Sa trace dessine la neige à un moment particulier, dans un aspect particulier façonné par le vent et la montagne. Quelque chose en lui aime tant le monde qu’il s’abandonne aux lois de la gravité et du hasard. Loin de voler avec les anges, il trace avec la fidélité d’une aiguille de sismographe un relevé du tangible. Il vit dans le danger et la finitude, mais il est chez lui dans le monde. Il peut aimer les êtres sous leur forme humaine, les formes tourmentées et magnifiques du cœur. C’est bien d’avoir de tels hommes parmi nous, de tels monstrueux équilibristes de l’amour."
Leonard Cohen
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