Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: RENCONTRE PARIS 29 septembre  (Lu 15509 fois)
Daniela
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« Répondre #15 le: 25 Septembre 2012, 18:18:16 »


Citation de: embellie

Coucou,
Je suis du concert du 28 / 09, mais je viendrais bien faire un petit coucou le 29... avant le concert.
Embellie
 

Pareil, je serai au concert du 28, mais je viendrai faire un petit coucou le 29  Smiley

Fanfan, nos messages se sont croisés... Wink

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Daniela
gabriel
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« Répondre #16 le: 26 Septembre 2012, 10:54:44 »

Bonjour
Pour ma part j'assiste au concert dimanche. S'il y a des personnes présentent le 30 septembre on pourrait aussi se retrouver avant le concert...
Gabriel
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Fanfan
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« Répondre #17 le: 26 Septembre 2012, 17:18:29 »

Je viens d'envoyer en MP le lien pour le lieu de rencontre samedi. J'espère que je n'ai oublié personne !  Wink
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Fanfan
dominiquer
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There is a crack in everything ...


« Répondre #18 le: 26 Septembre 2012, 17:57:18 »

Bien reçu Fanfan  Cheesy. Merci. Je serai à la Taverne de l'Olympia (ou bien je te chercherai au Café de l'Olympia si je suis en avance). En tout cas le plan de Jenny est super on ne fait pas plus près.

Je viens d'appeler Helena31 sur son mobile à Toulon. Elle était avec Embellie à l'hôtel, qui se trouve à 4 minutes à pied du Zénith. Il paraît que l'hôtel est plein de gens venus pour entendre LC. Surchauffé l'ambiance !
Elles étaient dans un état ... qu'on peut très bien imaginer.

A samedi ! Hi ! hi ! hi ! Cheesy Cheesy Cheesy Cheesy
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stevbreizh
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« Répondre #19 le: 28 Septembre 2012, 00:03:35 »

Merci à Fanfan et Jenny d'avoir dégotté et organisé cette rencontre...
Ahhhh.. à demain !!!
PS: on vous racontera bien sur...
Stevbreizh...
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dominiquer
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There is a crack in everything ...


« Répondre #20 le: 28 Septembre 2012, 09:20:39 »

Donc récapitulons : si j'ai bien compris avant le concert de demain 29 il devrait y avoir sûr (y compris ceux qui ne pourront assister au concert)
Fanfan - Daniela - Stevbreizh - Helena31 - Phil58 - Jenny - Embellie - et moi
D'autres peut-être en plus j'espère.
J'ai trop hâte de vous rencontrer tous enfin, et que nous puissions ensemble nous préparer à ce moment exceptionnel.

A demain soir tout le monde à la Taverne de l'Olympia  Cheesy
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jaeger
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« Répondre #21 le: 28 Septembre 2012, 23:20:12 »

Bonjour.c'est Jaeger.y-a-t-il quelqu'un qui sera de la soirée du dimanche  19heures?

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stevbreizh
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Messages: 32


« Répondre #22 le: 30 Septembre 2012, 21:29:39 »

Je l’ai fait…
Pour la première fois… le 29/09/2012, d’assister à un concert de L COHEN, pas en direct, pas sur youtube, non, en vrai… en chair et en os.
Des mois… depuis mars, depuis six mois que c’est une réalité, après plus de trente cinq ans de virtuel entre moi et ce Léonard découvert dans mon adolescence (http://www.leonardcohensite.com/forum/index.php?topic=1214.0). La réalité passe par l’achat en ligne et en fébrilité du billet. Une folie mais ça ne compte pas.
Et puis le départ : le train, les billets qu’il ne faut pas perdre, surtout car il y a LE billet dans la même enveloppe. Le billet précieusement conservé dans un sous main depuis des mois, avec cette discrète vérification régulière qu’il est bien là, oui… toujours là.
Et l’arrivée, avec pendant le voyage une imbécile angoisse d’avoir à entendre une annonce impersonnelle d’une voix métallique indiquant qu’en raison d’un incident technique le train serait détourné via une obscure gare de banlieue, avec un retard de plusieurs heures… cela m’est déjà arrivé, et à plusieurs reprises. Merci aux désespérés anonymes d’avoir, ce 29 Septembre de l’an 2012, évité d’utiliser le TGV N° 8057 comme solution radicale…
Métro, pas boulot, pas dodo mais Olympia, via la Madeleine. Et devant moi le reflet des néons rouges sur le trottoir, déjà animé d’anonymes souriants, valsant entre les prises de vue, les prises de vies…
Quelques prénoms fusent entre deux groupes qui se rapprochent : Fanfan, Daniella, Esperluette, Dominique… Oui, c’est bien eux : les avatars, les juniors ou les global modérator… et moi, et moi qui ne suit que le nouveau, mais bien dans ma peau…
C’est le temps de la première valse, avec les sourires, avec les « c’est donc toi » avec aussi des petites phrases plus intimes, chargées d’émotions, avec un petit cadeau  glissé, avec des cris de joie, pour ceux qui se retrouvent, comme pour ceux qui se découvrent  la première fois.
Et encore des photos sur le trottoir, dans cette lueur rouge des néons, encore et toujours, à chaque fois qu’une nouvelle recrue arrive, le visage du nouveau  encore un peu marqué de cette angoisse légère de n’être pas à l’heure. Des photos pour mieux se persuader, pour mieux réaliser que c’est maintenant, que c’est tout bientôt, que c’est réel : « On y est" et "On est là ! »
Et chose promise, chose due : nous voilà tous attablés au café des délices (heu, non !) à la « taverne de l’Olympia » ou un serveur compatissant mais qui semble bien en avoir vu beaucoup d’autres essaie d’organiser malgré le brouhaha ambiant la distribution des boissons, eaux minérales et autres jus pétillants.
Je suis le nouveau : pas le « petit » nouveau, mais je vois bien dans l’émotion des regards cette tendresse, cette compassion qui accompagne mon aveu : oui, c’est mon premier concert. J’aime bien ce petit groupe, des jeunes gens devenus grands parents. J’aime bien ces visages ou l’on voit en même temps la lumière d’un regard de vingt ans, et le gris d’une tempe qui s’approche trois fois de ces vingt ans.
Epreuve du feu : Faire une carte pour accompagner un panier de confiseries destinées à Léonard & Co. Quel dilemme, que peuvent dire sur 120 centimètres carrés une douzaine d’amoureux qui auraient déjà bien du mal à mettre le mot juste sur cette passion, sur cette folie partagée. Pourtant, pour chacun, cette émotion est assumée : j’aime LC, j’en suis fan, même pas honte, même pas mal… si un peu mal parfois, mais ça ne se dit pas à tout le monde.
Alors on y arrive quand même à la faire cette carte, pour égrener les dates des concerts, les vieux brisquards ont du mal à ne pas verser une larme sur leur premier concert de 1975, de 1980 ou de 2000… peu importe, c’était leur premier concert. Les « Tu y étais aussi ? Tu te rappelles ? » La mémoire joue un peu des tours… la fête de l’huma se mélange un peu avec le Zénith. Je ne peux pas comprendre, dans quelques heures oui, je comprendrai, mais pas avant.
Je les aime bien mes voisins, oui, avec respect, avec considération, avec autant de tendresse que celle que je reçois, avec ces petits riens qui font tout, avec deux doigts posés sur une manche pour écouter l’autre, avec un sourire entre deux regards, avec un peu de rêve dans la lumière de ces néons voilés qui nous donnent ces airs de conspirateurs échoués au fond de ce bistrot, partageant des tapas mélangés pour ceux qui n’ont pas encore l’estomac trop noué.
Et on y va, le maitre n’a rien à craindre : nous serons à l’heure, même si l’avant match est passionnant, nous sommes tous les gardiens du temps de cette réunion ; un œil rivé sur les minutes qui s’égrènent, maintenant que l’heure fatidique est entamée.
Un moment dur, un début de trop d’émotion, devant cette injustice entre ceux qui rentrent, et ceux qui ne rentrent pas, qui sont juste venus pour croiser, pour embrasser. J’ai même un moment d’hésitation : et si je lui donnais mon ticket… moment d’imaginaire, mais je sais bien que ce geste ne serait pas innocent, qu’il n’aurait pas de sens, ni pour moi, et encore moins pour celle qui le recevrait.
Nous rentrons comme avalés dans cet immense couloir rouge, guidés, convoyés comme sont guidées les brebis dans les chemins, avec quelques allers-retours : un programme à acheter, un souvenir à la boutique, un tour au pipi-room aussi… on n’est pas des brebis !
Et chacun se laisse guider par une hôtesse placeuse qui répète mais avec tact et gentillesse que les pourboires sont leur seuls salaires. Etudiante de vingt ans transformée pour un soir en archange qui guide le voyageur. Les deux euros glissés dans ta paume fraîche sont peu cher payé…
Bon, deux cents euros le strapontin… je n’ai pas vraiment une longue expérience de baroudeur de concert, je ne suis pas maladivement méfiant, mais j’avais quand même eu un doute.
Erreur : la place est magique. Indiquée comme au deuxième rang, en fait c’est bien un premier rang, avec toute la place de l’allée et de la coursive avant pour allonger les jambes (j’aurais pu m’allonger tout à fait…). J’ai cette impression merveilleuse d’avoir traversé la vitre de l’écran, d’être entre cette salle et la scène, avec autant à regarder devant moi : la scène pour l’instant vide, pleine de promesses, les micros si proches, les pupitres à portée de main, que de brouhaha à écouter derrière moi : la salle mythique pleine de fans aux regards vifs et aux sourires accrochés aux oreilles comme le seraient des enfants le soir de noël.
A coté de moi, au premier rang, je retrouve une compagne « forumeuse », toute émue aussi de cette première : une place au premier rang, entourée, par le hasard des réservations et des passe-droits, de «pros» : fans tellement impliqués depuis des années que les techniciens les tutoient, VIP que les agents de sécurité reconnaissent (mais pas moi…).
« Applause »… non, pas besoin de panneaux, de rires enregistrés : à un imperceptible changement de lumière les habitués ont reconnu l’intro de l’intro : applaudissement comme une vague qui roule et échoue sur le sable de la piste : Entrée des artistes.
Premières notes… entrée de l’Artiste et c’est vrai que le cœur chavire un peu : te voilà, Mensch, te voila sacré LC qui a tant compté, qui a tant pesé sur nos rêves, sur nos cœurs, sur nos vies…
Rassuré, c’est aussi ma première émotion : il est merveilleux, de fraicheur, de sourire, de regard. Le pas vif, le genou souple, les mains offertes ou serrées, les bras ouverts ou tendus comme un soldat. Quelle forme, quelle santé.
Une première révélation à dévisager ce septuagénaire : de quel droit me pèse parfois ma cinquantaine bien entamée : cette fatigue qui parfois m’atteint… quelle doit être la sienne, quel doit être son courage pour n’écouter que sa vitalité, sa générosité. De quelque coté que je tourne autour de ce bonhomme, c’est l’admiration qui décidemment prend place.
Une autre révélation du vivant : le professionnalisme si souvent noté, cette perfection dans la position du corps, de la voix, du regard… mais ce n’est pas le plus important. En observant ce qui ne se voit pas depuis une caméra, derrière un écran, je découvre son secret: c’est l’absence d’imposture. J’ai vu plus que du respect lorsqu’il écoute ses musiciens égrener leurs solos : il écoute, les yeux fermés et il murmure, il chantonne en dehors du micro les paroles des poèmes déclamés par Charley ou Hattie Webb, je lis sur ses lèvres le murmure qui accompagne le chant de Sharon Robinson. Il ne « fait semblant » à aucune seconde…  cette absence de « lâcher prise » est impressionnante. Est-ce que pour lui aussi, à chaque fois, c’est son premier concert ? Ce n’est pas possible, c’est surréaliste, il écoute les sirènes, ce type est à moitié fou.
Etre au premier rang, c’est aussi idéal pour se retourner, pour voyager dans le cœur du public des premiers rangs. Mon voisin de gauche vient d’Espagne, faute de se contenter d’avoir une place à Barcelone, il a réussi à en trouver une à Paris. Lui aussi, il est étonné d’apprendre que c’est mon premier concert mais je le rassure : je ne chanterai pas, même pas les yeux fermés, même si « une flamme brule dans mon cœur ».
Quelques places plus loin, sur ma droite un curieux type ; grande tête aux cheveux rejetés en arrière, je ne vois que son profil au nez comme un bec d’aigle, il restera tout le spectacle les yeux écarquillés, les orbites saillantes, la bouche grande ouverte, exactement figé dans cette expression du visage que l’on ne retrouve que chez les enfants de moins de cinq ans le matin de noël devant les cadeaux. A un moment, devant tant d’immobilité l’idée m’a traversée, monstrueuse, qu’il était mort, figé depuis la première seconde dans cette admiration, que l’on ne le retrouverait que le lendemain couvert de la poussière de l’Olympia avec le même visage. Une larme a coulée, une seule, pendant l’intro de « Who by fire… ». Je suis rassuré : les morts ne pleurent pas.
Et puis il y a tous les autres, les spectateurs, les jeunes, les vieux surtout… enfin les vieux, non : avec LC qui fait le clown à moins de dix mètres de moi, j’ai un peu de vocabulaire à réapprendre. Un « encore jeune » j’en ai pourtant surpris un qui dormait, mais peut être rêvait il du paradis pendant l’hallelujah ?
Je ne vais pas vous faire la liste des chansons… mais la liste de mes émotions, j’aimerais bien. La découverte de ses chansons, du texte… pourtant je les ai écoutées à user chaque face des vinyles, à user mes yeux sur les écrans des vidéos - même les tremblotantes - sur Youtube.
I’m your man…
Je vous jure, il m’a regardé, droit dans les yeux, quand il s’est penché, à peu près au milieu de la chanson. Il m’a regardé, une pleine seconde, comme on regarde une personne, pas une foule. He’s my man, if y want a father…
Et puis il y a Suzanne.
C’est LC qui m’a emmené écouter les sirènes, Hattie et Charley, Hattie si proche de moi que je pouvais entendre sa voix, la vraie, distincte de celle que la sono me renvoyait. J’ai été ému des gestes de cette si jeune femme, si belle, qui d’un doigt et d’un mouvement régulier d’épaule redresse sa chevelure, qui regarde LC avec autant de sourire dans les yeux qu’elle en avait sur les lèvres.
Depuis toujours je l’aime Suzanne, ce soir je peux rester à ses cotés, je n’ai plus peur de voyager les yeux fermés. Léonard Cohen a veillé très longtemps du haut d’une tour solitaire, et si je me suis perdu, c’est bien lui qui a réveillé cette flamme perdue, qui m’a pris par la main pour passer une nuit sans fin. C’est avec lui que j’ai retrouvé mes rêves d’enfant qui se penchait vers l’amour, qui se penche encore, avec toujours cette blessure étrange au cœur.
Suzanne, je ne sais pas si un jour je pourrais m’en lasser, ne plus en être ému, troublé, atteint.
Gypsy Wife.
 Le cœur qui chavire encore, mais pour la musique, pour cette guitare de Javier Mass. Il est né à Saragosse, il est artiste comme l’on est gitan, de naissance, de cœur, avec des gestes parfois si lents, parfois si vifs… encore un qui ne sait pas faire la différence entre sa musique et son âme. Oui, moi aussi j’ai envie de m’agenouiller devant lui, et de baisser mon chapeau. Comme il est fragile ! Comme il est généreux, les harmoniques de sa guitare à dix cordes résonnent encore dans ma tête. Chapeau l’artiste.
Il va bien falloir que j’arrête de vous encombrer les oreilles avec mes émotions, j’en aurais encore à dire pourtant : la sortie, la tête encore dans les nuages, flottant sur le trottoir, un peu perdu, entouré d’autres émerveillés qui flottent autant que moi avant de reprendre pied sur terre.
Une nuit courte, les yeux fermés avec encore des reflets rouges derrière les paupières, derrière les rêves.
Le retour en train : je n’ai plus peur de voyager : le billet est périmé…
L’arrivée avec  un signe, un miracle.
 Dans les derniers kilomètres je roule la fenêtre baissée, dans un jardin survolé par la route, des enfants jouent, c’est leur  mère qui les fait rire. Sur leurs épaules le soleil coule comme du miel, dans cette après-midi d’été qui s’est égarée dans cette fin de Septembre. De la maison un appel est crié : « Marianne » !, le prénom a jailli, à travers le temps, à travers l’espace.
So long Marie Anne, it’s time than we began to laugh. So long Marianne…
A l’heure où je vais envoyer sur le forum cette longue lettre, un homme s’est une nouvelle fois élancé sur une scène couverte de tapis. Il chante et danse, tourne en rond.
Avec tellement de courage, tellement de générosité, tellement de sincérité.
Merci Monsieur Cohen, Merci pour tout…
« Dernière édition: 02 Octobre 2012, 22:51:21 par stevbreizh » Journalisée
lesperluette
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« Répondre #23 le: 01 Octobre 2012, 08:54:21 »

M A G N I F I Q U E !

Oui merci à Leonard Cohen pour sa générosité, son courage, sa sensibilité, son immense talent et tout son travail qui nous accompagnera encore longtemps.
Merci beaucoup à stevbreizh pour ce magnifique témoignage et
Citation
Merci aux désespérés anonymes d’avoir, ce 29 Septembre de l’an 2012, évité d’utiliser le TGV N° 8057 comme solution radicale…

J'ai lu qu'hier soir, Leonard Cohen avait fait monter sur scène pour The Last last Dance toute l'équipe technique de la tournée ! merci à eux aussi.
Pour avoir une idée du backstage sur un blog qui n'est évidemment pas un truc people mais une chronique du travail technique d'un mec, Leif Bodnarchuk, qui sait écrire, lisez ici.
http://dragonhelm.tumblr.com/

Et merci pour la douceur des échanges avec vous.
Journalisée
Calypso
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Messages: 219


« Répondre #24 le: 01 Octobre 2012, 08:58:02 »

Oh Stevbreizh, tu as exprimé exactement ce que je ressentais aussi, mais que je n’aurai jamais pu écrire aussi bien. Moi aussi, ta voisine de strapontin, je suis passée par les mêmes émotions lors de l’achat du billet, des réservations d’hôtel, de billet de train, la vérification régulière que le billet de concert était bien là… La peur d’une grève des trains, d’une panne, m’a finalement décidée, trois jours avant, de prendre le train dès le vendredi . Et effectivement, arrêt du train en pleine nature à mi-parcours, pour un problème technique, moment angoissant où, bien que j’avais de la marge, je me suis demandée comment faire si ça ne repart pas (prendre un taxi et puiser encore un peu plus dans mes économies),  mais finalement au bout de 15 mn le train redémarre.

Puis, après mon installation à l’hôtel, revérification que le billet de samedi était toujours dans mon sac (je l’ai finalement laissé à l’hôtel, de peur de le perdre ou de me faire voler mon sac à main), j’ai repéré le parcours (pourtant toujours dans ma tête depuis 2008 lors du précédent passage de LC à l’Olympia , c’est un moment qu’on n’oublie pas), l’étonnement devant tous ces jeunes avec leur carton « achète billet » n’ayant aucunement l’air de fans, jusqu’à m’apercevoir que sur le même carton au verso était indiqué « vend billet », en fait ils achetaient pour revendre plus cher (j’ai entendu 500 €), moi qui nourrissait l’idée de me payer une place pour vendredi, j’ai finalement renoncé. Une personne avait poussé le culot pour mettre sur un carton « cherche invitation » ! Puis, après une nuit agitée (Paris est très bruyante la nuit, sans compter l’alarme incendie de l’hôtel qui a sonné à 1 h du matin sans raison apparente !), la rencontre pour la première fois avec une collègue-amie (avant virtuelle), elle-aussi fan de Cohen, qui m’a racontée son concert de la veille, me donnant un avant-goût de la superbe soirée que j’allais passer (mais je n’en doutais pas, c’est mon 7e concert, et je le suis sur Youtube et les forums), puis plus tard l’arrivée à la Taverne de l’Olympia où je cherchais du regard des visages connus : Fanfan et Philippe, Daniela, Jenny, et Dominique Boile que j’avais déjà vu en photo, puis première rencontre avec toi, Phil58, Lesperluette, Embellie, Dominiquer, Helena31 (j’espère n’avoir oublié personne), puis plus tard Sylvain que j’avais déjà vu à Marseille (une petite pensée pour les absents Patrice et Olivier). Et quelle rencontre inoubliable, à nouveau, se retrouver avec des personnes aussi atteintes par le virus que moi, qui rencontrent pour la plupart les mêmes taquineries de leurs proches que moi au sujet de LC,  puis l’écriture des deux petites cartes, la surveillance de l’heure qui tourne si vite (faudrait quand même pas pas être en retard). L’entrée à l’Olympia avec la recherche fébrile du billet (qui se cache bien évidemment au fond du sac, occasionnant une nouvelle angoisse de courte durée), puis la découverte avec ravissement de mon petit strapontin au premier rang,  j’imagine déjà la vue si rapprochée de LC et des musiciens, que je n’ai jamais eu la chance d’avoir lors de mes 6 concerts précédents. Puis le bonheur pendant plus de 3 h 30, je ne suis plus sur un petit nuage, je suis carrément dans les étoiles ! Je ne saurai mieux dire que Stevbreizh, les sentiments et émotion qui m’ont envahi, l’étonnement de voir ce petit bonhomme gracile et pourtant l’air tellement en forme, il n’a pas pris une ride depuis ma première fois en 2008 (quel est son secret : faudra que je m’entraine à me baisser et me relever aussi facilement, malgré ma cinquantaine entamée). Moi aussi j’ai croisé son regard plusieurs fois, surtout à la fin, lors des encores, quand je me suis avancée devant la scène, me retrouvant encadrée de deux fans tendant des fleurs, qu’il a pris en deux temps (me permettant de savourer ce moment deux fois). Promis, si j’ai la chance de revoir un concert si près de la scène, je ramènerai aussi quelque chose (maintenant je suis sûre de ne plus défaillir) , maigre présent pour le remercier de tout ce qu’il m’a donné depuis mon adolescence et surtout depuis 2008. Puis les retrouvailles trop courtes à la Taverne après le concert (dernier métro oblige), l’échange des impressions, les photos, les au-revoirs et promesses de remettre ça, si l’occasion se présente. Merci à l’organisatrice de cette rencontre.
 
De retour chez moi, pendant le film de dimanche soir, mes pensées vagabondent vers Paris, vers l’Olympia, ou ce grand petit bonhomme évolue à nouveau sur scène (ah si la télétransportation existait). Bienheureux Fanfan et Philippe qui vont le revoir à Barcelonne, vous nous raconterez !
Voilà, j’ai quand même réussi à faire un petit pâté. Merci Leonard (je ne dirai pas « Monsieur » car j’ai plus l’impression que c’est un ami de longue date), merci de m’avoir fait voyager (aussi bien dans mes rêves que dans la réalité) pour te trouver et te retrouver, si loin de chez moi avec une audace que je ne me connaissais pas (je garde toujours l’espoir d’emmener une fois mon mari avec moi), merci d’avoir été ma bouée de sauvetage lors de moments difficiles.

Stevbreizh, j'ai même envie de garder ton message pour mes pages de Scrapbooking sur LC que j'envisage de faire depuis quelque temps, mais que par superstition je n'ose entamer, de peur que cela scelle la fin des tournées.
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helena31
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« Répondre #25 le: 01 Octobre 2012, 15:19:11 »

J’étais impatiente de vous rencontrer tous et de partager avec vous ce moment « suspendu dans le temps ». Ce fut un grand bonheur. Merci  infiniment à Jenny et Fanfan d’avoir trouvé un écrin pour cette rencontre.

On ne peut pas ajouter grand-chose après les messages de Stevbreizh et de Calypso. Mais j'ai tellement envie de vous répondre, même si c'est moins beau, moins spontané. Ce sera donc sous la forme d'un dialogue.
Je dois te dire, Stevbreizh, que lors de cette rencontre « en vrai », que tu décris avec tant de justesse, quand nous t’avons parlé de ton message de présentation qui nous avait beaucoup touchés, tu nous a dit que tu l’avais écrit un peu comme un coup de cœur. Ton dernier message, qui m’a émue aux larmes, dénote une sensibilité à fleur de peau, celle de ceux que l’on appelle « écorchés vifs ». Et il décrit si bien nos propres émotions. On se retrouve dans tes mots, comme on se retrouve dans les chansons de L. Cohen.

avec les sourires, avec les « c’est donc toi » avec aussi des petites phrases plus intimes, chargées d’émotions[…],  mais je vois bien dans l’émotion des regards cette tendresse, cette compassion qui accompagne mon aveux : oui, c’est mon premier concert… J’aime bien ce petit groupe, des jeunes gens devenus grands parents. J’aime bien ces visages ou l’on voit en même temps la lumière d’un regard de vingt ans, et le gris d’une tempe qui s’approche trois fois de ces vingt ans.
Oui, Stevbreizh, avec l’âge, la coquille change, mais l’intérieur reste le même. C’est pour cela que des octogénaires peuvent vivre d’extraordinaires passions amoureuses, totalement incompréhensibles par ceux dont le corps est encore jeune et beau.

En observant ce qui ne se voit pas depuis une caméra, derrière un écran, c’est l’absence d’imposture.
Là, tu as trouvé l’expression la plus juste qui soit !

Quelques places plus loin, sur ma droite un curieux type[….] il restera tout le spectacle les yeux écarquillés, les orbites saillantes, la bouche grande ouverte,[….] A un moment, devant tant d’immobilité l’idée m’a traversée, monstrueuse, qu’il était mort, figé depuis la première seconde dans cette admiration, que l’on ne le retrouverait que le lendemain couvert de la poussière de l’Olympia avec le même visage. Une larme a coulée, une seule, pendant l’intro de « Who by fire… ». Je suis rassuré : les morts ne pleurent pas.
Magnifique, ce passage! Embellie, est-ce que cette description te rappelle quelqu’un ?

Je vous jure, il m’a regardé, droit dans les yeux, quand il s’est penché, à peu près au milieu de la chanson. Il m’a regardé, une pleine seconde, comme on regarde une personne, pas une foule.
Calypso aussi a eu droit à ce regard. J’ai aussi croisé ce vrai regard, droit dans les yeux, à Toulon. Mais je me suis dit « ce n’est pas possible, tu rêves, c’est une illusion ! »

Il va bien falloir que j’arrête de vous encombrer les oreilles avec mes émotions,
Oh, non! tu n’encombres pas nos oreilles, tu les ravis !!! Cheesy Cheesy

 
je ne suis plus sur un petit nuage, je suis carrément dans les étoiles !
D’accord avec toi, Calypso. D’ailleurs, vendredi à l’entracte, quand Embellie m’a envoyé un sms pour me dire que c’était encore plus magique qu’à Toulon où nous étions ensemble, je lui ai répondu « il existe donc un 8ème ciel !!! »
Je suis rentrée hier à 17 heures, épuisée.  Mais comme je ne voulais pas atterrir, je suis allée sur YouTube, la set-liste du 28 sous les yeux, et j’ai écouté les morceaux dans l’ordre, en commençant à 20 heures, comme si j’étais à l’Olympia en compagnie des chanceux du dernier concert 2012 à Paris.

Et voilà, nous avons attendu pendant 6 mois ce merveilleux moment qui semblait ne jamais arriver. Il nous reste à chanter « Et maintenant, que vais-je faire ? » Cry Cry et nous nourrir de toutes ces émotions jusqu’au prochain album et surtout jusqu’au prochain concert, car IL ne peut pas ne pas revenir, n'est-ce pas?
Bon concert à ceux qui vont aller à Barcelone, ou à Madrid, ou à Lisbonne !!!

Et pour terminer, une info que m’a transmise Dominiquer : une longue interview de L.Cohen sur Mojo (music magazine), du mois d’octobre 2012. A signaler peut-être sur un autre fil, ou dans la rubrique Interviews, après avis de ceux qui l'auront lue bien sûr. Patrice??? Es-tu là?
Journalisée
jenny34
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« Répondre #26 le: 01 Octobre 2012, 17:16:43 »

Que pourrais-je rajouter à tant de talents ici exprimés, à tant d'émotions si bien retranscrites, à ce texte fabuleux de Stevbreizh qui me met dans l'état d'une éponge bonne à essorer (heureusement que je ne l'ai pas lu dans le train)...  Cette impression d'avoir vécu non pas un, mais des moments magiques, un partage absolu lors de notre rencontre dans ce charmant bistrot... et pardon au jeune homme dont le match de foot a été  perturbé par une bande de quinqua-sexagénaires complètement "allumés", c'est le seul terme qui me vient à l'esprit quand je repense aux regards pleins d'étoiles et aux sourires émerveillés qui disaient à quel point il était bon d'être là...
Oui, nous avons tous vécu les affres de l'évènement imprévu qui nous aurait privés de ce bonheur...mais, enfin,   nous étions rassemblés, concrètement !
Ensuite... le spectacle, une merveille de professionalisme, des musiciens et des choristes extraordianires (ah, le retour du violon...!), et cette émotion si intense qui noue la gorge et embue les yeux.
Quel talent, quelle vivacité, quelle élégance, quelle générosité ! Leonard qui entre en sautillant,  s'agenouille, s'incline avec respect, son chapeau à la main, marche militairement sur "Democracy", ramasse avec délicatesse une fleur qu'il respire, nous dit quelques mots en français ("on n'est pas pressés..."). Oh non, nous n'étions pas pressés, nous aurions voulu suspendre le temps...

"Mais à présent notre sommeil a fui et notre rêve est passé, et ce n'est plus l'aube,
Le milieu du jour est sur nous, et notre demi-réveil s'est transformé en plein jour, et nous devons nous séparer..."

Les néons rouges de l'Olympia se sont éteints, mais ils brilleront à jamais dans nos têtes.
Nos têtes qui vont se remettre à rêver d'une prochaine tournée...
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stevbreizh
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« Répondre #27 le: 02 Octobre 2012, 05:45:22 »

Merci pour tous ces commentaires bienveillants sur ces impressions d'après concert... un peu trop bienveillants même: j'ai réalisé à la relecture que beaucoup de fautes d'orthographe émaillaient mes bafouillements... avec un peu de chance j'ai fait le tour des corrections.
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helena31
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« Répondre #28 le: 02 Octobre 2012, 13:33:40 »

Merci pour tous ces commentaires [....]un peu trop bienveillants[...] beaucoup de fautes d'orthographe émaillaient mes bafouillements
Les commentaires sont surtout  sincères, et ce ne sont pas quelques petites fautes (dûes probablement à la fébrilité) qui ôtent quoi que ce soit à la forme (beauté de l’écriture) ou au fond (beauté du texte) de ton message. Il fera aussi partie de nos souvenirs.

Nous tous avons eu la joie de se rencontrer  et de partager ensemble le bonheur de voir et écouter notre si cher Léonard .
Certaines rencontres ont « le parfum de la CHANCE », n’est-ce pas Phil ?  Wink Cheesy
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Fanfan
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« Répondre #29 le: 02 Octobre 2012, 17:44:13 »

Chers amis,
Voici déjà la Setlist de ce concert "exceptionnel" du 29 septembre à l'Olympia. Je suis impressionnée par tous ces textes remplis d'émotion écrits ici à la suite de ce concert, moi qui n'arrive pas à aligner 2 phrases pour le moment... De plus je pars à Barcelone demain donc c'est un peu compliqué de se laisser aller à l'écriture quand on sait que tout ça continue le lendemain, m
1ère Partie :

1- Dance Me to the End of Love
2- The Future
3- Bird on the Wire
4- Everybody Knows
5- Who by Fire
6- Darkness
7- Sisters of Mercy
8- Hey, That's No Way to Say Goodbye
9- Amen
10- Come Healing
11- In My Secret Life
12- Going Home
13- Waiting for the Miracle
14- Anthem
 
2ème Partie :

15- Tower of Song
16- Suzanne
17- Night Comes On
18- Heart with No Companion
19- The Gypsy's Wife
20- The Partisan
21- Democracy
22- Coming Back to You
(performed by the Webb sisters)
23- Alexandra Leaving
(performed by Sharon Robinson)
24- I'm Your Man
25- Hallelujah
26- Take This Waltz

1er rappel

27- So Long, Marianne
28- First We Take Manhattan

2ème rappel
29- Famous Blue Raincoat
30- Different Sides
31- Closing Time

3ème rappel

32- I Tried to Leave You
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Fanfan
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