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Auteur Fil de discussion: Leonard Cohen et l'évocation de l'Holocauste  (Lu 21877 fois)
Strawberry
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« le: 08 Mai 2004, 09:46:33 »

J'avais lu quelque part, et peut-être même sur ce site d'ailleurs, que l'oeuvre tout de même assez noir de Leonard Cohen reposait en fait sur cette question : "Qu'en est-il de l'Alliance avec Dieu, après l'horreur de la Shoah ?"
En dehors de quelques poèmes sur le recueil "Flowers for Hitler", Leonard évoque-t-il plus ou moins directement l'Holocauste dans son oeuvre musicale ?
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"... Things are going slide
Slide in all directions
Won't be nothing
You can measure any more..."
Céline
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« Répondre #1 le: 08 Mai 2004, 13:28:39 »

Dance Me To The End Of Love

Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic 'til I'm gathered safely in
Lift me like an olive branch and be my homeward dove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

Oh let me see your beauty when the witnesses are gone
Let me feel you moving like they do in Babylon
Show me slowly what I only know the limits of
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

Dance me to the wedding now, dance me on and on
Dance me very tenderly and dance me very long
We're both of us beneath our love, we're both of us above
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

Dance me to the children who are asking to be born
Dance me through the curtains that our kisses have outworn
Raise a tent of shelter now, though every thread is torn
Dance me to the end of love

Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic till I'm gathered safely in
Touch me with your naked hand or touch me with your glove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love




Adaptation française de Graeme Allwright :


Danse moi vers la fin de l'amour

Danse moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse moi dans la panique jusqu'au repos de mon âme,
Lève moi comme un olivier, sois ma colombe de retour,
Danse moi vers la fin de l'amour,
Danse moi vers la fin de l'amour.

Laisse moi voir ta beauté quand les témoins sont partis,
Laisse moi te sentir bouger comme un Babylone jadis,
Révèle ce dont je vois les limites et le doute,
Danse moi vers la fin de l'amour,
Danse moi vers la fin de l'amour.

Danse moi à la noce, oh danse moi tout le temps,
Danse moi tellement tendrement, danse moi très longtemps,
Tous les deux, nous sommes en dessous, au dessus de notre amour,
Danse moi vers la fin de l'amour,
Danse moi vers la fin de l'amour.

Danse moi vers les enfants demandant à naître en paix,
A travers les rideaux que nos baisers ont usés,
Lève une tente pour s'abriter, les fils déchirés toujours,
Danse moi vers la fin de l'amour,
Danse moi vers la fin de l'amour.

Danse moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse moi dans la panique jusqu'au repos de mon âme,
Touche moi avec ta main nue, ou gantée de velours,
Danse moi vers la fin de l'amour,
Danse moi vers la fin de l'amour.

Danse moi vers la fin de l'amour.

(Source : section chansons sur ce site)

Il y a ça entre autres. Magnifique.
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Strawberry
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« Répondre #2 le: 08 Mai 2004, 13:58:03 »

Je ne serais pas allé cherché celle-ci moi Huh

Je pensais plutôt à "Waiting for a miracle" par exemple, mais c'est vrai que les paroles de "Dance me to the end of love" sont troublantes. Ce qui fait une partie du génie de Cohen c'est le nombre parfois incalculable de sens que peut revêtir un vers, une strophe...
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Céline
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« Répondre #3 le: 08 Mai 2004, 20:14:09 »

Stawberry,

C'est aussi considéré comme une très belle chanson érotique.  Mais avec Cohen l'un n'empêche jamais l'autre.

Si j'ai bien compris, ce serait plutôt une émotion d'après Holocauste.

Si certains veulent confirmer ou infirmer, merci à l'avance de vos commentaires.

Une autre chanson qui fait directement référence à l'Holocauste (et à la crucifixion Wink puisqu'on y est) et qui a aussi de multiples sens (c'est une chanson de Cohen, n'est-ce pas?)
Smiley

Amitié,

Céline



The Captain

Now the Captain called me to his bed
He fumbled for my hand
"Take these silver bars," he said
"I'm giving you command."
"Command of what, there's no one here
There's only you and me --
All the rest are dead or in retreat
Or with the enemy."

"Complain, complain, that's all you've done
Ever since we lost
If it's not the Crucifixion
Then it's the Holocaust."
"May Christ have mercy on your soul
For making such a joke
Amid these hearts that burn like coal
And the flesh that rose like smoke."

"I know that you have suffered, lad,
But suffer this awhile:
Whatever makes a soldier sad
Will make a killer smile."
"I'm leaving, Captain, I must go
There's blood upon your hand
But tell me, Captain, if you know
Of a decent place to stand."

"There is no decent place to stand
In a massacre;
But if a woman take your hand
Go and stand with her."
"I left a wife in Tennessee
And a baby in Saigon --
I risked my life, but not to hear
Some country-western song."

"Ah but if you cannot raise your love
To a very high degree,
Then you're just the man I've been thinking of --
So come and stand with me."
"Your standing days are done," I cried,
"You'll rally me no more.
I don't even know what side
We fought on, or what for."

"I'm on the side that's always lost
Against the side of Heaven
I'm on the side of Snake-eyes tossed
Against the side of Seven.
And I've read the Bill of Human Rights
And some of it was true
But there wasn't any burden left
So I'm laying it on you."

Now the Captain he was dying
But the Captain wasn't hurt
The silver bars were in my hand
I pinned them to my shirt.

Adaptation française inédite de Graeme Allwright :

 

Le Capitaine

Le capitaine il m'appelait de son lit
A pris ma main en tremblant
Accroche ces gants dit-il
Je te donne le commandement
Commandement de qui ?
Il n'y a plus personne
Que vous et moi ici
Tous les autres sont morts
Ou en déroute
Ou avec l'ennemi.

Te plaindre, te plaindre tu ne fais que ça
Depuis qu'on a perdu
Si ce n'est pas la Crucifixion
C'est l'Holocauste en plus.
Que le Christ aie pitié de votre âme
Pour une plaisanterie pareille
Parmi ces cœurs qui se consument
La chair montant en fumée.

Je sais que tu as souffert mon gars
Tu vas encore souffrir, j'ai peur
Ce qui rend un soldat triste
Ferait sourire un tueur.
Mon capitaine, je dois partir
Il y a du sang sur vos mains
Mon capitaine connaissez-vous
Un endroit qui est bien ?.

Il n'a pas d'endroit bien pour se tenir
Dans un massacre, tu sais.
Mais si une femme prend ta main
Tiens toi à ses cotés.
J'ai laissé une femme dans le Tennessee
Et in bébé à Saigon
Si j'ai souvent risqué ma vie
Ce n'était pas pour une chanson.

Ah, mais si tu ne peux pas porter ton amour
A un niveau très élevé
Alors, tu es l'homme qu'il me faut
Tiens toi à mes cotés.
J'ai crié, c'est terminé pour vous
Je ne vous suivrai pas
Je ne sais plus pour quel coté
Qu'on se battait, ni pourquoi.

Je suis du coté des perdants
Contre les forces du Ciel
Je suis du coté des yeux des serpents
Lancés sur le signe de sept.
Et j'ai lu le Charte des Droits de l'Homme.
Il y a du vrai, je le conçois
Mais il n'y avait plus de fardeau là
Alors, je le pose sur toi.

Le capitaine était mourant
Mais il n'était pas blessé
Las galons étaient dans ma main
Je les ai accrochés.  
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Strawberry
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« Répondre #4 le: 08 Mai 2004, 20:25:36 »

Curieux ce "Captain"... Les paroles sont beaucoup plus explicites que celles de "Dance me to the end of love" mais je n'y aurait jamais pensé à cause de l'air très guilleret et détaché (et c'est rare chez Leonard Cohen)...

Sinon, je pense aussi très fort à une autre chanson qui pourrait bien parler de l'Holocauste, c'est la grandiose "Stories of the Street" : je vais d'ailleurs y travailler dessus pour mon bac d'art plastiques...

Il y a à mon avis plusieurs références directes : "The war must surely come..." - "One hand on the hexagram and one hand one the girl" - "I'll be wait there with the lamb" - "Take me to the slaughterhouse" - "The children of the dusk" etc.... Mais peut-être que je me trompe.
En tout cas, ce que j'aime dans cette chanson, c'est qu'il y a TOUTE la vie à l'intérieur.
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« Répondre #5 le: 09 Mai 2004, 04:56:05 »


Bonjour Strawberry,

Pour moi, j'ai plutôt l'impression que ça parle du monde de l'après-guerre.

Le non humanisme de l'âge d'or de la frénésie de consommation.

Période de paix mais toujours en guerre ici et là pour intérêt écononomique sans compter la menace de la guerre entre  l'URSS et les US. "Les villes elles sont brisées à moitié et les intermédiaires sont partis" m'évoquent le mur de Berlin et la guerre froide.  C'est déjà de l'Histoire avec un grand H. tout ça.

Les deux parents qui demandent à la garde de leur raconter des contes de fées de chaque côté de la vitre, m'évoquent le rêve américain.

L'image de l'enfant qui vient au monde, telle qu'écrit est ma-gni-fi-que.  Vraiment superbe.

Et pour moi "et si par hasard je me réveille la nuit pour te demander qui je suis, mène moi à l'abattoir, je vais attendre là avec l'agneau" illustre le sort qui était fait aux vieux qu'on met à l'écart parce qu'ils ne consomment ni ne produisent.  Maintenant c'est un peu différent parce que les aînés ont un pouvoir d'achat que la génération précédente n'avait pas.  Mais les japonais connaissent ce phénomène en ce moment.

Oui, il y a toute la vie à l'intérieur.  Bien vu.

Amitié,

Céline
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« Répondre #6 le: 09 Mai 2004, 07:56:38 »

Tu m'étonneras toujours Céline !
Une fois encore tu as raison, et l'on peut d'ailleurs y rajouter les allusions aux Cadillarc, à la pollution, très New-York des années 40-50. Cohen exprime son mal être de vivre dans cette société là, qui bouge trop vite et, comme tu l'as dit, se déshumanise.
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« Répondre #7 le: 09 Mai 2004, 15:12:56 »

Ah! étonner, j'aime bien ça. Mais là, c'était pas du tout voulu pour ça, cette fois.  Alors surprise pour moi aussi, quoi!

Oui, ça m'a frappée moi aussi, comment il débute en se mettant littéralement en position d'observateur de ce qui se passe.

Et non, je n'ai pas passé en revue tout ce qu'il y a là-dedans.  J'ai seulement plongée sur un ou deux trucs ici et là, ce que tu rajoutes me sembles très vrai.

Une recherche de plus d'authenticité, d'humanité.

Je répète que l'image de la naissance de l'enfant est vraiment sublime.  Tellement que j'ai même pas envie de la "déranger" avec des mots.  Peut-être plus tard.

Tiens, je vais aller faire pousser des herbes et des pommes.

Grin Cheesy Smiley Cool

Amitié,

Céline
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« Répondre #8 le: 09 Mai 2004, 16:35:33 »

... tiens, voilà comment on fait évoluer un topic : "faire pousser des herbes et des pommes" : ce n'est pas une évocation de la drogue ? J'ai un doute, c'est pour ça que je pose la question, car cette chanson a sans doute été écrite au milieu des années 60', alors que la philosophie hîppie gagnait le jeunesse, et que l'on découvrait le "pouvoir" du hashish sur l'imagination et le bien-être.
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« Répondre #9 le: 10 Mai 2004, 04:29:02 »

Bonjour Strawberry,

"O come with me my little one, we will find that farm
and grow us grass and apples there and keep all the animals warm."

Oui, je crois aussi que ça a ce sens, surtout si on prend le mot original anglais "grass" qui est synonyme de Marie-Juana,  Cannabis, Marie-Jeanne, drogue douce, que sais-je. Qu'on parle un peu partout de rendre aussi légale que l'alcool. Mais c'est pas la même chose en France? On ne dit pas "fumer de l'herbe"?

Le haschich, lui, est produit à partir de la résine du cannabis.  "Le haschich est fréquemment coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la paraffine..." ('piqué ça sur un autre site, là, encore).  Le THC (Tétrahydrocannabinol)  ingrédient actif du cannabis y est plus concentré.  Le THC n'a pas nécessairement un pouvoir positif sur l'imagination et le bien-être, à court terme oui, mais à moyen et long terme, c'est même plutôt le contraire.  Mais bon les hippies ne prenaient pas que ça, hein? Du LSD 100% chimique aux champignons magiques 200% biologiques en passant par toutes les gammes de produits semi ceci, moitié cela.  ET "One bourbon, one scotch, and one beer".  Ou du Johnny Walker.  Pourquoi pas.  C'étaient, certes, de grands voyageurs, les hippies.

Oui, moi aussi ça m'évoquait ça, mais aussi le retour à la terre de ces mêmes années hippies. Les communes et les  libres enfants de Summerhill.

Oui, bin, c'est comme ça, les topics, ça évolue comme le reste, quoi.

Amitié,

Céline
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« Répondre #10 le: 10 Mai 2004, 16:46:20 »

Et je comprend du coup la phrase de "Closing Time" : "And the Johnny Walker wisdom run and hide..."

Je sais Leonard a eu pas mal "de vies dans sa vie", puisqu'il a un peu tout essayer, des orgies à l'austérité monastiques. Il a bien dû avoir une periode un peu hippie également.
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« Répondre #11 le: 10 Mai 2004, 23:48:21 »

Justement.  Dans Closing Time :

"the cider's laced with acid"

(et puis c'est "the Johnny Walker wisdom running high")

Pour le reste, je ne sais pas.  Il a écrit une scène orgiaque dans Beautiful Losers, c'est tout ce que je sais de près ou de loin concernant le sujet et Leonard Cohen.

Amitié,

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« Répondre #12 le: 11 Mai 2004, 00:17:01 »

Citation
Il a bien dû avoir une periode un peu hippie également.

Il suffit de voir son look et l'état dans lequel il était au Festival de Wight... Lips Sealed Lips Sealed Lips Sealed

Concernant Beautiful Losers (et ceci en réponse à Céline), j'ai lu un jour que Leonard a dit "je n'aurais jamais pu finir le roman sans l'usage des drogues". C'était à Hydra, et l'époque où il utilisait (entre autres, je crois) le LSD.

Longtemps plus tard (voir sur le site), il a avoué qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour être définitement sevré de toutes ces substances.

Amicalement,
Patrice.
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« Répondre #13 le: 11 Mai 2004, 01:15:10 »

Je me souviens avoir lu dans la biographie de Ira Nadel que Leonard consommait des drogues durant la tournée de 1972. Lors du concert à Jérusalem, il avait partagé avec ses musiciens une capsule d'acide (qui devait être plus gros que les acides d'aujourd'hui car Leonard fait l'analogie avec le Christ lorsque ce dernier rompt le pain avec les apôtres de la Dernière Cène), et c'est pendant qu'il performe "So Long Marianne" qu'il a une hallucination du roi David et de Marianne. Je n'ai pas vu le film "Bird On A Wire" de Tony Palmer mais il paraît que Leonard verse des larmes lorsqu'il chante Marianne à Jérusalem, en cette année inoubliable de 1972. La tristesse est souvent le fruit d'une saturation de l'être lors de la consommation de drogue. Les ondes se dépouillent à l'intérieur de nous pendant que l'absence de certains êtres nous devient extrêmement intime, primordiale même. Il peut arriver qu'une paix excessive, irradiante ou inondante de l'Absente, devienne presque intolérable, car la drogue force la matière, et c'est alors que la lumière entre dans le corps qui se met à "craquer" au fil des mouvements et s'effondre lentement et ondulatoirement dans l'esprit en train de se créer.
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« Répondre #14 le: 11 Mai 2004, 16:56:20 »


Longtemps plus tard (voir sur le site), il a avoué qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour être définitement sevré de toutes ces substances.

Amicalement,
Patrice.

Je crois que c'est mieux comme ça. Cela dit, si j'ai bien compris, pour lui la drogue a surtout été une expérience métaphysique et intellectuelle (malheureusement, il y a la dépendance). Par bonheur, il s'en ai sorti, et j'espère qu'aujourd'hui il va bien. (Il avait bien eu des déboires avec l'alcool aujourd'hui ?)
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