Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: La sainte partie de poker  (Lu 28263 fois)
Céline
Invité
« le: 16 Août 2002, 19:27:35 »

Après Tower of Song, je suis 'tombée' tête première dans L'Étranger, découverte non pas par LC mais... par GA dans son anthologie...(eh! c'est la vie!!!)  Mais quelle découverte!  Et quel fantastique interprète pour les chansons de LC!  Géant!

Si je suis un peu perplexe de son adaptation de Joan of Arc celle de The Stranger Song je la trouve absolument fabuleuse.  Fabuleuse.  Je répéte :

Fabuleuse

J'ai aussi trouvé ces fabuleuses (le mot du jour Wink) opinions de Paul Monk (sur : leonardcohenfiles).

Citation
Cohen is not an entertainer of spoiled children, or politically correct white collar workers.


Traductions ad lib par moi :

Cohen n'est pas un amuseur pour enfants gâtés ou pour cols blancs politiquement corrects.

Citation
If there is a single song that could be called Cohen's signature song it is 'The Stranger Song', recorded on his first album, Songs of Leonard Cohen (1968. It expresses a theme which deeply informs his sense of what human life is about. That theme is the burden of our freedom as something we must forever reclaim strenuously against the temptations of 'giving up the Holy Game of Poker.'


(T.a.d.):

S'il y a une chanson qui pourrait être la signature de Cohen ce serait L'Étranger (...) dont le thème traduit bien quel est le sens de la vie humaine pour lui.

Ce thème est le fardeau de la liberté comme quelque chose qu'on doit pour toujours énergiquement réclamer contre les tentations de laisser tomber la Sainte Partie de Poker.'

Graeme chante :

'Tous les hommes que tu as connus
Te disaient qu'ils ne voulaient plus
Donner les cartes pris comme dans un piège.
C'est dur de retenir la main d'un
Homme qui cherche plus loin,
Qui veut atteindre le Ciel pour se livrer.
Et qui veut atteindre le Ciel pour se livrer.'


Et plus loin

'Un jour, penché à ta fenêtre,
Il te dira qu'il veut renaître,
Au monde que ta tendresse lui cache.'

Et puis quelqu'un ( Smiley) m'a dit qu'on avait dit (l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'Ours) que c'était la chanson la plus juive de Cohen.

Bizarre, mais on retrouve ce thème au coeur même du christianisme... (mais faut dire que Jesus, comme Cohen...) et au centre de toutes les traditions spirituelles (enfin, celles que je connais).

Pas facile Cohen.  Mais voilà où est tout l'intérêt.

Tellement facile - mais anti-vie - de choisir la sécurité.

Si quelqu'un a d'autres info. ou commentaires concernant cette chanson, bien sûr!!!! Grin, je suis intéressée à les lire.

A+

C.
Journalisée
je_ne_suis_personn
Invité
« Répondre #1 le: 17 Août 2002, 01:54:30 »



oui Miss
c'est vrai qu'on a envie de dire qu'il y a toute la gnose de nos bardes dans l'etranger, en tout cas dans l'interprétation faite par G. Allwright
mais je dirais pas poker
je dirais qqchose comme destin, ou plutot qqchose de religieux comme tu dis, comme disent les mystiques: resister aux aspirations du corps grossier et voyager vers la lumiere: ce n'est pas la porte ouverte au hasard, c'est un choix et bien difficile   Kiss
« Dernière édition: 01 Janvier 1970, 01:00:00 par 1040511600 » Journalisée
Patrice
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« Répondre #2 le: 17 Août 2002, 06:05:48 »

Bonjour à tous,

Déjà, pour les "nouveaux", je voudrais dire que GA, ça signifie Graeme Allwright, le tout premier artiste à avoir fait un tribute album complet à Cohen et le seul artiste au monde à avoir repris "Last Year's Man", de plus en français.

Chapeau, Monsieur Allwright.

Alors, il est exact que de nombreux auteurs (dont Jacques Vassal) ont dit que "Stranger Song" est sans doute la chanson la plus juive du répertoire de Leonard Cohen. Les mêmes auteurs ont également dit que "L'Etranger" est la reprise la plus réussie par Allwright, lequel n'est pas Juif.
Il y a un paradoxe là-dedans, si quelqu'un voulait bien m'éclairer... De plus, Graeme n'a jamais caché son envoûtement pour ladite chanson.

Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir Graeme chanter "L'Etranger" accompagné par Erick Manana, je vais vous décrire un peu tout ça.
Graeme s'approche du micro, la guitare en bandoulière (devant lui) mais il ne joue pas, curieusement. Il pose ses deux mains sur le haut de la guitare et commence à chanter la chanson en français. Très vite, Erick continue en Malgache, Graeme réajuste ses mains, baisse un peu la tête, il écoute religieusement la superbe voix d'Erick, c'est véritablement une attitude de recueillement total, un moment magique. Enfin, s'approchant à peine du micro, il reprend "Puis ramassant les cartes qui sont restées là sur la table"...
Autre moment magique. Superbe.

Par extrapolation, il y a dans la vie, des rencontres éphémères, d'autres qui sont faites pour durer, que ce soit en amour ou en amitié. Mais quand c'est fini ou que quelque chose s'est brisé, je me demande toujours si la personne ne m'avait pas prévenu "I told you when I came, I was a stranger" à sa manière sans que je m'en rende compte.
Et la phrase prend alors tout son sens: Puis ramassant les cartes....

Amicalement,
Patrice.
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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Céline
Invité
« Répondre #3 le: 18 Août 2002, 06:20:40 »

Patrice ton message est très beau, très fort.

Je t'avoue que je trouve un peu difficile de m'en détacher et d'écrire tout de suite après et sur un autre sujet.



pessoa-agradável,

Citation
comme disent les mystiques: resister aux aspirations du corps grossier et voyager vers la lumiere: ce n'est pas la porte ouverte au hasard,


Voilà que ça me ramène à Jeanne d'Arc Smiley, son appétit grossier Grin, et ma perplexité :-/.  


J'étais resté - bêtement - accrochée à :

'elle a compris, c'était son lot, que pour qu'il brille elle devait être fagot'.

et tous les falbalas Huh euh... le flafla féministe de 'pourquoi que c'est son lot? L'est pas brillant si pour qu'il brille elle est doit être fagot, l'est nul.'

Et tous ces 'j'ai vu ses cris, vu sa douleur', ça me semblait être une chanson bien sado-maso.  Lips Sealed  (D'autant plus qu'enfant, l'histoire de Jeanne-D'arc, je trouvais ça si injuste.)

Pas du LC ni du GA habituel...  Huh

J'ai lu tout ça en anglais et pourquoi est-ce que j'ai compris plus?  Bof... j'sais pas, je crois que ce sont les deux derniers vers :

'Myself I long for love and light,
but must it come so cruel, and oh so bright?'

C'est le 'it' asexué qui m'a calmée je crois Embarrassed

Et puis tout à coup je l'ai trouvé bien géniale la chanson dans tout son sens mystique.

Retour à l'autre chanson mystique, l'Étranger et à sa Sainte Partie de Poker :

'Comme tous les joueurs, il cherchait la carte
Qui est si délirante,
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre.
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre.'

C'est une chose de ne jamais abandonner la quête spirituelle (The Stranger Song), et s'en est une autre de vivre les transformations nécessaires pour aboutir (Joan of Arc).

Je me demande ce qu'en penserait Sri. Grin[/color]
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lgransec
Invité
« Répondre #4 le: 20 Août 2002, 15:26:52 »


C'est une chose de ne jamais abandonner la quête spirituelle (The Stranger Song), et s'en est une autre de vivre les transformations nécessaires pour aboutir (Joan of Arc).

tout est dit, Miss.

J'ose rajouter quand meme que pour moi "Jeanne" version Allwright (je maitrise pas l'autre) est un message d'espoir qui nous vient en ligne presque droite de la Grande Vision des Choses Orientale et dans laquelle chacun pousse et pousse son rocher de Sisyphe jusqu'à finalement l'aimer et alors enfin devenir soi-même. Pour ceux que celà intéresse, ce thème est développé dans un magnifique livre "Jours de brume sur les hauts plateaux" de A. Gerber.

eric
« Dernière édition: 01 Janvier 1970, 01:00:00 par 1040511600 » Journalisée
Céline
Invité
« Répondre #5 le: 20 Août 2002, 20:03:31 »

Tu oses rajouter.  Tu prends des risques!! Grin

Sisyphe et son rocher a toujours pour moi été la pire des légendes de ces drôles de dieux un peu humains.

En tout cas, Jours de Brume sur les hauts plateaux,

Citation
Eleuthère, en fait de place inutile en matière de stratégie militaire, se révèle être un lieu primordial sur le plan humain et Jours de brume sur les hauts plateaux, un roman initiatique. Ecrit d'une plume délicate, précise et sobre, nourri d'un absurde sans tragédie qui finit par s'abolir dans une certaine justification - l'apprentissage de certains des fondements de la condition humaine : l'amour, l'ouverture à l'autre, la conscience de son propre destin - ce texte aussi poli qu'un galet roulé dans les eaux d'un torrent nous touche d'autant plus profondément qu'il est épuré ; son optimisme feutré change notre regard sur l'existence.


(J'ai pris ça à cette adresse :
http://www.paru.com/pages/1-1-121-912.html)

me semble être une des meilleures légendes de ces drôles d'humains un peu dieux.

A+

C.



P.S. :  Jeanne d'Arc c'est vraiment la description poétique de l'abandon des états d'être anciens et trop lourds pour être viables à un niveau subtil (et ils sont de plus en plus subtils à mesure qu'on s'élève) que j'aie lue dans des mots techniques dans des ouvrages de yoga.  (La seule chose non mentionnée, c'est que la douleur n'est pas une étape obligée, sauf que, force d'inertie oblige, la plupart expérimentent l'aiguillon de la douleur comme moteur de changement.)

C'est merveilleux de lire tout ça en poésie, de l'entendre en musique.[/color]

     
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Jérome
Invité
« Répondre #6 le: 08 Septembre 2002, 18:03:28 »

It seems so long ago, j'étais adolescent lorsqu'un jour écoutant la radio, je fus surpris par un accord de guitare et une voix monocorde ; ce fut pour moi le déclic, le flash. La chanson terminée, l'animatrice nous annonça : " Vous venez d'entendre Stranger song de Leonard Cohen".
Quelques jours plus tard, j'allais en ville, acheta mon premier 33 tours de celui qui allait être pour moi : Le Chanteur.
J'acquiesce à votre remarque Céline, Stranger song est certainement la plus belle chanson de Leonard. Elle est celle qui définit le mieux sa personnalité ( remarque personnelle).
Le thème de l'errance est permanent dans ce texte. Le joueur, l'homme qu'on ne peut retenir, inaccessible, anti-conventionnel...J'y vois la griffe du héros solitaire, loser, stranger, indomptable.
La richesse de ce texte : c'est la perception qu'en fait l'auditeur, une errance subjective ; c'est cela sa force.

Graeme Allwright dans sa traduction et interprétation nous invite - a observer cette ombre qui passe son chemin -
- " C'est dur de retenir la main d'un homme qui cherche plus loin, qui veut atteindre le ciel pour se livrer..."

Il y a dans ce texte comme du juif errant d'Eugène Sue.
Sa version longue, dont j'ai eu le privilège d'entendre à l'Olympia en mars 01, reste pour moi un moment fort de cette soirée.

Leonard la chante toujours en solo, avec sobriété, austérité, le public capte. Elle durera, le temps n'aura d'emprise sur elle.
" Mes chansons sont construites comme des volvo" avait-il répondu à un journaliste. celle-ci Mr Cohen, c'est du granit.

Voilà tout est dit, si je devais en retenir une seule, ce serait elle !


Dans les news, j'ai lu que le solitaire de Los Angeles préparait un nouvel album.
- " Leonard svp, plus de musique électronique, des INSTRUMENTS, des Vrais ; votre guitare, où l'avez-vous posée ?  Ten new songs : Bien, mais un album entier avec de la musique en conserve, ce n'est pas digne de votre renommée ".
-Ten new songs- mériterait d'être retravaillé avec des vrais instruments.   S'il pouvait me lire !

Cordialement à tous

Jérome
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Patrice
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« Répondre #7 le: 08 Septembre 2002, 20:35:37 »

Bonjour Jérome,

Citation
Dans les news, j'ai lu que le solitaire de Los Angeles préparait un nouvel album.
- " Leonard svp, plus de musique électronique, des INSTRUMENTS, des Vrais ; votre guitare, où l'avez-vous posée ?  Ten new songs : Bien, mais un album entier avec de la musique en conserve, ce n'est pas digne de votre renommée ".
-Ten new songs- mériterait d'être retravaillé avec des vrais instruments.   S'il pouvait me lire !


Mais il peut te lire !. Son agent vient de me confirmer que Leonard lira les commentaires en français, et qu'il est entouré de francophones en cas de "défaillance".

Très bon résumé pour "Stranger Song", c'est la chanson autobiographique de Leonard Cohen par excellence. Et les diverses interprétations par Graeme sont tout simplement admirables et fascinantes.

Le prochain album en date est une compilation de chansons déjà éditées mais remasterisées, rien de nouveau mis à part un certain confort d'écoute non négligeable...

Je rejoins tout à fait ton opinion sur TNS !. Mais comme il n'y avait pas de musiciens disponibles, ils ont tout fait par  ordinateur, une musique "en conserve" et une horrible boîte à rythmes qui gâche tout. Dommage car certains textes sont magnifiques. Mais je doute que les mélodies puissent être adaptées en version acoustique sans un travail d'adaptation assez considérable.

Mais puisque Leonard dit lui-même qu'il travaille sur de nouvelles chansons, tout espoir d'entendre du Cohen avec des musiciens n'est pas perdu...

Amicalement,
Patrice.
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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Céline
Invité
« Répondre #8 le: 09 Septembre 2002, 17:08:28 »

Bonjour Jérome,

Citation
J'acquiesce à votre remarque Céline, Stranger song est certainement la plus belle chanson de Leonard. Elle est celle qui définit le mieux sa personnalité ( remarque personnelle).


J'ai adoré lire le commentaire d'un autre envoûté par L'Etranger.  (J'aimerais tellement lire les réactions provoquées partoutesles chansons, alors merci! MERCI!!!, rien en ce moment ne pourrait me faire plus plaisir)

En ce qui me concerne, je voudrais juste vous préciser que je n'ai pas de chanson préférée. Seulement, parfois, et pendant un certain temps je "tombe" dans une chanson et j'y reste un peu plus longtemps que pour les autres.

Je serais bien embêtée d'en choisir une seule.

Les trois chansons qui m'ont le plus retenue, à date, sont Take this Waltz, Tower of Song,  et The Stanger Song.

J'ai été assez fascinée de découvrir par la suite que  The Stranger Song, on dit que c'est ce qui défini le mieux Cohen, et pour Tower of Song, il dit lui même que c'est un portrait de sa vie.   En ce qui concerne Take this Waltz, je suis fascinée, tout simplement, qu'il ait adapté ce poème au delà des rêves même de la tortue.

TNS, j'ai fini par faire la paix avec l'électronique après l'avoir écouté quelques fois, mais il faut dire que c'est avec Ten New Songs que j'ai découvert Cohen, ce qui fait sans doute toute la différence entre accepter un nouveau son froid et accepter un son froid.  Et pour moi maintenant, c'est le feu sur la glace.

Mais, si me trompe, qu'on me le dise, mais il me semble que j'ai lu qqpart que Sharon Robinson voulait faire appel à des musiciens de chair, d'os et d'âme, et que c'est Cohen qui a choisi la machine.

 
Amitiés et A+,

C.[/color]
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« Répondre #9 le: 09 Septembre 2002, 17:16:42 »

Patrice,

Evidemment, tu le sais déjà, je suis totalement d'accord - et plus - avec ce que tu dis pour Graeme Allwright et ses interprétations de l'Étranger.  J'ai lu qq part que Cohen avait dit que GA avait rendu son travail acceptable à ses yeux.   A mon humble avis, je pense sincèrement que le travail de LC est "acceptable ( Grin)" en lui-même, mais je crois aussi qu'il a même eu une chance du Tonnerre de Dieu de le faire adapter en français par GA.  L'Etranger par GA. Fabuleux.

Fabuleux.  Encore.


Amitiés

C.

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« Répondre #10 le: 10 Septembre 2002, 23:11:27 »

Mrs Robinson...

Citation
Mais, si me trompe, qu'on me le dise, mais il me semble que j'ai lu qqpart que Sharon Robinson voulait faire appel à des musiciens de chair, d'os et d'âme, et que c'est Cohen qui a choisi la machine.


Où as-tu vu ça ?....
Ma foi, ce n'est pas impossible mais je n'en sais rien. C'est Cohen qui affirme que c'était bien pratique que chacun travaille sur son propre ordinateur puis ensuite d'échanger les disques durs.
Sharon étant nettement moins sollicitée par les journalistes, elle n'a pu faire que peu de déclarations publiques et j'avoue ne pas avoir lu celle-là...

Amicalement,
Patrice.
« Dernière édition: 01 Janvier 1970, 01:00:00 par 1040511600 » Journalisée

Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Ced
Invité
« Répondre #11 le: 12 Septembre 2002, 03:44:51 »

[Alors, il est exact que de nombreux auteurs (dont Jacques Vassal) ont dit que "Stranger Song" est sans doute la chanson la plus juive du répertoire de Leonard Cohen. Les mêmes auteurs ont également dit que "L'Etranger" est la reprise la plus réussie par Allwright, lequel n'est pas Juif.
Il y a un paradoxe là-dedans, si quelqu'un voulait bien m'éclairer... De plus, Graeme n'a jamais caché son envoûtement pour ladite chanson.

Avant toute chose, je tiens à remercier les différents intervenants de ce forum. Les réflexions y sont intéressantes; c'est en outre l'occasion de mieux connaître l'oeuvre et leur auteur. De fait, le présent thème sur "The Stranger Song" m'a donné l'occasion de l'écouter, puis de la réécouter enore et encore. Les paroles poétiques et vraies à la fois, le rythme...tout y est.
Je partage avec vous l'opinion selon laquelle c'est un des textes les plus représentatifs du personnage.
Une nuance cependant: la plupart des écrits de Léonard sont marqués par le sceau de son identité. "There is a war" par exemple est indissociable de "Like a Bird" dans l'univers Cohen, mélange de paradoxes confus (non sans rappeler les "paradoxes terminaux" dans l'oeuvre romanesque de Milan Kundera).
D'évidence, certains titres nous touchent particulièrement, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Alors l'on essaie de pourcourir le chemin à l'envers, de la sensation aux causes, aux raisons. So, "The stranger song" nous touche-t-elle parce qu'elle traduit si bien l'identité du poète ou bien est-ce plutôt parce qu'elle nous bouleverse que nous y pressentons un lien spécialement intime avec l'auteur?
J'ai bien également quelques titres "repères"...
Un indice cependant: la judaïté de "The Stranger Song" qui y est semble-t-il attachée par d'autorisés avis (sic). D'après ces derniers, ce serait "la plus juive" des chansons de Cohen. Notons le superlatif. Il fait sens...ce qui pourrait faire l'objet d'une autre longue discussion.
Il faut bien reconnaître, en effet, que le thème de l'étranger est un élément substantiel de l'Histoire du peuple de Cohen: "les juifs, hôtes et étrangers". Sans doute est-ce une des raisons qui ont motivé l'avis précité. En revanche, cette caractéristique n'empêche nullement une personne de confession différente de tomber sincérement sous le charme d'un tel texte. Point de paradoxe, donc. Ainsi que le rappelle judicieusement Céline (que je prénomme en toute cordialité, ne la connaissant pas), un certain Joseph, juif orthodoxe de son état -que ce dernier puisse connaître rapidement des temps meilleurs- vécut lui-même une certaine "passion" dont l'origine était bien "la plus juive" du moment: le monothéisme. Quelques siècles plus loin, un autre emprunta le même chemin "juif" et prophétisa sans faiblir.
Référence directe à l'un des éléments qui caractérise un peuple, le thème de "The Stranger Song" peut finalement être affublé du superlatif "la plus juive". Mais point question de se méprendre: cette qualification, non seulement grossière, révèle, comme la lumière les craquements du vernis, l'ignorance de son auteur: parce que doté d'une sensibilité exceptionnelle, tout l'univers artistique de ce cher Léonard Cohen est imprégné de son essence...quant l'ignorant croit en avoir décelé une trace dans l'une de ses chansons qu'il quallifie maladroitement comme accoudé à un comptoir de gare en fin d'espoir.

Bonne soirée à tous, je m'en vais de cette délicieuse intention retrouver l'intéressé dans une de ses plus belles odes.

Ced
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Céline
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« Répondre #12 le: 12 Septembre 2002, 04:18:59 »

Ced,

Très intéressant point de vue, j'ai trouvé. Que dire de plus (sinon que j'ai bien aimé te lire)?



Patrice,

Scusi Signore  Grin,

Citation
.Casavetti : Quelle est votre impression sur le fait qu'il y ait toujours eu des voix de filles derrière les chansons de Cohen, depuis le début. Comment avez vous vécu cette relation entre les chansons et vous en travaillant dessus? Que pourriez-vous apporter de différent?

S.Robinson : En réalité, c'était le processus de faire l'enregistrement qui nous a amenés là où nous sommes maintenant, en termes des chant. Au début, mon idée était de faire les arrangements qui seraient finalement re-chantées par beaucoup d'autres chanteurs...

L.Cohen : ... et rejoués par beaucoup d'autres musiciens.

S.Robinson : ... et rejoués par d'autres musiciens. Nous avons commencé à aimer la sensation unifiée de l'ensemble, la façon dont ça venait. En fait Leonard a insisté pour continuer de cette manière.


mais j'ai trouvé ce qui précède sur mon site préféré Grin Grin Grin mais ce n'est pas l'article dont je parlais plus haut, il me semble que LC était seul et parlait de la modestie de SR et qu'il avait dû insisté pour garder son travail original au lieu de tout faire remplacer.  Mais bon.

Ca ne me tente pas de fouiller, là...

Kiss        [/color]

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« Répondre #13 le: 12 Septembre 2002, 05:44:17 »

Hum... c'est un très mauvais texte... Ce que tu lis, Céline, c'est la traduction française de l'interview, lui-même traduit au préalable en anglais. Et comme mes traductions sont sans la moindre garantie... Grin

Il faudrait que j'écoute mon enregistrement pour être certain de quelque chose... Smiley

Mais je confirme : Sharon était bien présente (puisqu'elle a parlé!) ainsi que Leanne qui elle, est restée muette. Quand à Leonard, il a plusieurs fois demandé à Sharon de répondre à sa place, sans doute pour la mettre en valeur ou par modestie...

Amicalement,
Patrice.
« Dernière édition: 01 Janvier 1970, 01:00:00 par 1040511600 » Journalisée

Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Céline
Invité
« Répondre #14 le: 12 Septembre 2002, 16:32:50 »

Cher Webmestre,

Je vous trouve vous même beaucoup trop modeste dans cette histoire  Grin  et bon, Patrice, je te retrouverai cette entrevue bientôt promis, et en attendant, si quelqu'un met la main dessus avant moi... tant mieux Roll Eyes

Amitié

C.
« Dernière édition: 01 Janvier 1970, 01:00:00 par 1040511600 » Journalisée
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