Leonard Cohen Forum
23 Octobre 2017, 08:54:18 *
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Avez-vous perdu votre courriel d'activation?

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Nouvelles:
 
  Accueil   Forum   Aide Rechercher Calendrier Identifiez-vous Inscrivez-vous  
*

Menu

Thèmes


Permanent?
Pages: [1]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Libération du 11/07/08  (Lu 2337 fois)
Aubert
Nouveau
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 11


« le: 11 Juillet 2008, 11:13:09 »

Désolé si ce n'est pas dans cette section qu'il faut poster ce qui suit:


Citation

Cohen again


Après quinze ans d’absence, Leonard Cohen a débuté, mercredi à Lyon, une tournée européenne. Il passera par Nice, avant trois Olympia prévus pour novembre.

Envoyé spécial à Lyon LUDOVIC PERRIN

Sa dernière tournée l’aurait détruit. Trois bouteilles de vin avant d’entrer sur scène. Une centaine de dates. C’était en 1993. Puis, il a fini la promo de l’album The Future et s’est retiré dans un monastère bouddhiste sous le nom de Dharma : le Silencieux. Qu’est-ce qui explique ce retour sur scène quinze ans après ? Leonard Cohen ne s’en cache pas : le fric. Ruiné par son ancienne manageuse, Kelley Lynch, partie en 2004 avec cinq millions de dollars, le chanteur canadien, 73 ans, s’est résolu à sortir de sa retraite : une tournée commencée mi-mai au Canada, avant l’Europe et la France, pour deux dates seulement, à Lyon et à Nice, avant des Olympia en novembre et un nouvel album, peut-être.

Neige. Dominique Delorme, directeur des Nuits de Fourvière, a approché le chanteur via le compositeur Philip Glass, qui mettait l’année dernière en musique le recueil Book of Longing. Leonard Cohen constitue le point d’orgue de la programmation musicale du festival lyonnais : aucune interview (on peut se rabattre sur un long entretien de 2005, ce mois-ci dans Vibrations) mais trois mille tickets partis en vingt-quatre heures. Mercredi soir, pas mal espéraient encore trouver une place à la revente devant les arènes de ce Grand Théâtre en plein air, sur les hauteurs de Lyon.

On a vu en Leonard Cohen un nouveau Dylan, à la sortie de son premier album Songs of Leonard Cohen, en 1968. De ces dix titres, il jouera les plus célèbres, So Long Marianne, écrit pour Marianne Jensen alors qu’ils vivaient sur l’île d’Hydra (Grèce), Sisters of Mercy, pour deux femmes recueillies un soir de tempête de neige à Edmonton, Hey, That’s no Way to Say Goodbye, également sur le fameux best-of au portrait jaune, et Suzanne, pour Suzanne Verdal, l’ex-femme de l’ami peintre Armand Vaillancourt, en bonne place parmi le millier de reprises et adaptations des succès de Leonard Cohen, de Judy Collins à Françoise Hardy en finissant par Bashung en 2008.

Incantatoire. Dylan, lui, a repris Hallelujah. Mais si Bobby le Zimm peut largement écorner la légende à l’occasion sur scène (son pourri, mélodies massacrées, plantades à répétition), un concert de Leonard Cohen assure d’entendre fidèlement les chansons. Elles sont extrêmement bien mises en valeur, un conteur, entre le parlé et le chanté, de cette voix grave soutenue par une litanie de chœurs féminins évoluant sur des tempos assez lents.

Un recueillement incantatoire sur la chute, la solitude et l’émerveillement de l’homme aux prises avec la foi. Voilà ce qu’on a vu pour 50 euros: trois heures de classiques (dont entracte de vingt-cinq minutes). Arrivé en chapeau et costume croisé à rayures, le chanteur, avec ses neuf musiciens, tout aussi vêtus, entame son tour par Dance Me to The End of Love. Cette chanson marqua un retour, en 1985. The Future, Ain’t No Cure for Love… Il y a des synthés, un saxo électronique, du kitsch dans l’orchestration qui passe très bien, même si l’on est content d’arriver rapidement à Bird on the Wire, Everybody Knows, Who by Fire…

Chapeau. Oud, mandoline, Fender Telecaster et douze cordes à grosse caisse se marient à un orgue Hammond B3 dans un genre de soul en exil méditerranéen, lancée en partie duale avec les chœurs, contre-chants et voix doublées de la psalmodie juive. Pour les mauvais en anglais, le chanteur introduit ses chansons en français. Pour les aficionados, à chaque solo il présente ses musiciens, le chapeau à la poitrine. Tower of Song, The Gypsy’s Wife, I’m Your Man, Take this Waltz, Democracy sur l’exportation du modèle politique américain - des chansons sur le deuxième volume des best of. Leonard Cohen se dit très heureux de pouvoir les chanter dans un monde gouverné par le chaos. Un de ses premiers recueils s’intitulait Flower for Hitler. Petit homme aux cheveux blancs, il se tient bizarrement dans son costume, le geste lent et économe, légèrement voûté. Un seul pas de danse, mais de généreux sourires. Il a chanté «Rendez-moi le mur de Berlin, rendez-moi Staline et saint Paul, j’ai vu l’avenir, il est crime.» Il n’a pas chanté Chelsea Hotel, Famous Blue Raincoat, The Partisan.

Source:  http://www.liberation.fr/culture/musique/338410.FR.php

Journalisée
Pages: [1]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à:  

TinyPortal v1.0 beta 4 © Bloc
Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2013, Simple Machines XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !