Leonard Cohen Forum
17 Décembre 2018, 03:45:35 *
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Avez-vous perdu votre courriel d'activation?

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Nouvelles:
 
  Accueil   Forum   Aide Rechercher Calendrier Identifiez-vous Inscrivez-vous  
*

Menu

Thèmes


Permanent?
Pages: [1]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Revue de presse  (Lu 15332 fois)
the enemy of love
Junior
**
Hors ligne Hors ligne

Messages: 48



« le: 06 Juillet 2008, 11:28:03 »

Je lis un peu la presse, et apres un article du monde sur leonard, le figaro a aussi fait le sien que voici

http://www.lefigaro.fr/musique/2008/07/05/03006-20080705ARTFIG00452-leonard-cohen-la-plus-joyeuse-des-tristesses-.php

Citation
Leonard Cohen, la plus joyeuse des tristesses
De notre envoyé spécial à Montréal, Bertrand Dicale
06/07/2008 | Mise à jour : 11:44 |



Quinze ans après sa dernière tournée, le chanteur canadienest de retour en France pour deux concerts.

SOUVENT, avec les vieilles gloires du rock, on va écouter des vestiges, des traces, des restes des sortilèges anciens. Quand Leonard Cohen quitte la scène au bout de presque trois heures de musique, on a l'impression rare d'avoir peut-être vu le meilleur d'une carrière, d'avoir entendu une voix plus expressive, plus riche, plus convaincante qu'elle ne l'a jamais été. Cet homme a soixante-treize ans et n'est pas parti en tournée depuis plus de quinze ans : mercredi 9 aux Nuits de Fourvière et mardi 22 au Nice Jazz Festival, il donne ses premiers concerts en France depuis 1993.

Peu importent d'ailleurs les raisons pour lesquelles il rompt cet été le silence, paradoxes joyeux (« J'ai envie de tourner parce que j'aime boire avant de chanter ») ou contingences matérielles (son ancienne manageuse a détourné l'intégralité de sa fortune) : Leonard Cohen ne vient pas relever les compteurs. Il s'est lancé dans une ambitieuse visite de son répertoire, des grands classiques aux raretés. Une visite qui dure près de trois heures, en vingt-six chansons dont, même, un titre inédit.

Il y a quelques jours, en prélude à l'énorme Festival international de jazz de Montréal, Leonard Cohen chantait dans la grande salle de la place des Arts pour des retrouvailles avec sa ville natale. Première surprise : le chanteur arrive en courant jusqu'au micro, comme pour donner son bulletin de santé. Deuxième surprise : le chapeau, galure noir déformé tombant sur les yeux, qui ramasse la silhouette et exagère son aspect chétif. De loin, on hésite entre la fragilité tendue de Jacques Dufilho et l'immarcescible charme de Tony Bennett, avec en plus quelque chose d'un peu bravache (ses saluts jusqu'à terre à ses musiciens après chacun de leurs solos). Et, dès les premières notes de Dance Me to the End of Love, la révélation d'une voix impeccable, aux graves maîtrisés comme jamais, aux couleurs superbement moirées. Si l'on a seulement en mémoire la simplicité sans apprêt et la rigueur folk de ses premiers enregistrements (Suzanne ou So Long, Marianne en version 1968, par exemple), on est forcément surpris : on entend aussi un amour de la mélodie et de toutes ses possibles subtilités. Pas exactement l'art du crooner ni le music-hall à la Montand, mais la manifestation d'un amour équivalent de la musique et des mots, comme si Georges Brassens, jadis, avait travaillé avec l'orchestre de Michel Legrand.

L'orchestre, justement : six musiciens dirigés par le bassiste Roscoe Beck et trois choristes, sa fidèle complice Sharon Robinson (ils ont écrit ensemble son album Ten New Songs en 2001) et les blondes sœurs Charley et Hattie Webb. Ils habillent les chansons de beaux velours et de drapés abondants, tout en sachant, la plupart du temps, préserver la pureté de la ligne tout juste trouvera-t-on le sax ténor un peu ringard dans Ain't no Cure for Love, peut-être…

Un cassandre chaleureux

Pour le reste, ses musiciens apportent autant en gros qu'en détail : les arrangements de funk à l'ancienne de Bird on the Wire, l'élégance de la longue introduction au oud de Who By The Fire, la clarinette basse dans Suzanne… Cela tient du concert commémoratif et de la revue, du chef-d'œuvre de compagnon et de la bonne vieille recette d'entertainer, comme si Leonard Cohen reprenait sa carrière sans être déjà dix fois, cent fois, mille fois couronné de gloire, comme s'il avait encore à conquérir des certitudes.

Le retour de Leonard Cohen trouve sans doute là son équilibre : l'homme n'a pas changé, derrière l'apaisement que révèle la récente parution en France de son Book of Longing (« Livre du désir »), recueil de poèmes et de dessins. Les chansons restent ce bréviaire d'inquiétudes, de doutes et de brumes, mais elles sont habillées de couleurs fortes, tranchées, franches. Il est devenu un cassandre chaleureux, déférent, souriant, affable, un cassandre tendre, mais sans cesser d'être le cassandre des amours rompues et des solitudes subies. Jamais retrouvailles avec la tristesse et la gravité n'ont été si joyeuses.
Journalisée

"When it all comes down to dust
I will kill you if I must,
I will help you if I can.
When it all comes down to dust
I will help you if I must," L.Cohen
lgransec
Invité
« Répondre #1 le: 23 Août 2008, 15:37:14 »

le monde du 8 août , dans un article "les chambardements dans la chanson", parle de façon sympa de la tournée de Cohen, et de son rapport à l'industrie du disque:
"l'histoire de la chanson mondiale retiendra sans doute que l'été 2008 a aussi été celui du retour du chanteur canadien LC, etc..."
Journalisée
Pages: [1]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à:  

TinyPortal v1.0 beta 4 © Bloc
Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2013, Simple Machines XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !