Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: "Leonard Cohen", titre d'une chanson en italien.  (Lu 15638 fois)
ladymidnight
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« Répondre #15 le: 03 Octobre 2009, 23:54:12 »

si si, je t'assure, écoute bien, ce petit bout a un peu la même mélodie que Suzanne Wink :
 
quando i figli non c'erano ancora
ed io solo baciavo i tuoi seni
quando i fogli volavano in alto (surtout celui-là)

quant à dire que toute la chanson est inspirée de Suzanne, bien sûr que non, mais ce sont des réminiscences... des influences qui, mises toutes ensemble dans le même pot et remélangées, donnent cette chanson, dont le titre n'est pas choisi par hasard, comme un hommage...

on sent bien que ce chanteur est profondément imprégné de l'oeuvre de LC...
« Dernière édition: 04 Octobre 2009, 00:15:05 par ladymidnight » Journalisée

Lady Midnight

I stepped into an avalanche
It covered up my soul
ladymidnight
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« Répondre #16 le: 04 Octobre 2009, 00:07:07 »

et aussi, dans "Take this waltz" :

Oh I want you, I want you, I want you

à rapprocher de :

Perché ti amo
oh se ti amo
quanto ti amo

le rythme ternaire de la valse, si cher à Léonard
« Dernière édition: 04 Octobre 2009, 00:19:54 par ladymidnight » Journalisée

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Patrice
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If it be your will...


WWW
« Répondre #17 le: 04 Octobre 2009, 00:26:37 »

C'est clair qu'il y a des similitudes avec Take this Waltz ! Wink

Tout à l'heure, je lisais le parcours artistique de Roberto Vecchioni (né en 1943) qui a beaucoup travaillé avec Francesco De Gregori. Ce dernier est totalement imprégné de l'oeuvre de Bob Dylan mais aussi (et surtout) de Leonard Cohen.
F. De Gregori a également travaillé avec Fabrizio de André (1940-1999) et Stephan Eicher, tous deux de grands admirateurs de Cohen et Dylan.
La boucle est bouclée ! Smiley
Et le titre de la chanson devient plus clair....
« Dernière édition: 04 Octobre 2009, 00:28:41 par Patrice » Journalisée

Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
ladymidnight
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« Répondre #18 le: 04 Octobre 2009, 20:59:41 »

une autre explication au titre de la chanson ?

Léonard Cohen est un hôtel (extrait de la biographie de LC par Gilles Tordjman, p. 138-140) :

"Le seul film auquel Cohen a réellement pris part - des deux côtés de la caméra, s'entend - est une brève (24 mn) fantaisie onirique réalisée en 1984, I am a hotel. Le titre dit tout d'un renversement intime : à force de fréquenter les hôtels, on devient un hôtel. C'est le lieu ultime des gens sans lieu. Toute la vie de LC comptera un grand nombre de nuits d'hôtel. Comme les cafés, les hôtels appartiennent à cette catégorie d'"espaces intermédiaires" qui font le passage entre l'espace privé (chez soi) et l'espace public (la rue ; le monde).

LC n'a jamais cessé de voyager, et a fréquenté un certain nombre d'hôtels. On pourrait mettre ça sur le compte d'une instabilité permanente - ce serait facile, et ça arrangerait bien nos affaires. C'est heureusement plus compliqué : entre Montréal, Hydra et New York, puis entre Los Angeles et Montréal, puis entre Los Angeles et Mount Baldy, le désir de se retrouver quelque part s'est affirmé. L'envie de bouger, elle, n'a jamais changé, ou alors très peu, et toujours par générosité : accompagner le Rôshi dans sa tournée des monastères, voir la famille ; éventuellement visiter les amis. Au fil des années, l'envie d'une "chambre à soi" a supplanté le désir de n'y être pour personne. Mais entre temps, l'hôtel sera devenu une vraie topique mythologique. : meublés miteux de The Favorite game, nuits vénéneuses du Chelsea Hotel, cloisons trop sonores du "Paper Thin Hotel",  où un homme entend son amante prendre du bon temps dans la chambre d'à côté, "vieil hôtel" de "Stories of the Street", Mount Baldy qu'il définit comme un "heartbreak hotel", jusqu'à cet aveu en forme de confession - provisoire, comme tout le reste : "Je suis un hôtel".

Interrogé plusieurs fois sur ce bovarysme immobilier, il aura toujours la même réponse : "Ma personnalité ne peut pas s'accomoder d'autres lieux. Y a -t-il un seul autre endroit où aller pour quelqu'un comme moi ?" Ce qui l'intéresse dans les chambres d'hôtel n'est ni l'anonymat qu'elles procurent, ni l'impunité qu'elles garantissent.  C'est juste le non-lieu qu'elles promettent. Ce sont des pages blanches, et neutres, sur lesquelles on peut imaginer tout écrire, ou rien ; c'est selon. Une chambre d'hôtel est un exil portable, ; une machine forcément plus célibataire que celui qui y passe.

[...]

Etre un hôtel : accepter la vacance, la disponibilité , qui permettent aux spectres de poser leurs valises légères. Accueillir ceux qui ne voyagent plus, mais qui apparaissent encore. Etre un hôtel pour avoir lieu."
« Dernière édition: 05 Octobre 2009, 20:51:28 par ladymidnight » Journalisée

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