Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: The Favourite Game, le film : première mondiale  (Lu 22680 fois)
Céline
Invité
« Répondre #15 le: 06 Mars 2003, 23:30:54 »

Bonjour!

J'ai vu le film et je vous transmets mes commentaires, oui, maintenant, tout ce que vous lirez dans ce qui suit, sont mes idées et mes opinions.

Ce film n’est pas un film, c’est de la poésie sur pellicule.  Une poésie qui  ne s’ouvrira pas à quiconque ne réunira pas ces trois clés :  connaître Cohen, avoir été touché par le roman, approcher ce film par le biais de la sensibilité.   Pour les autres, j’ai bien peur que ça ne reste qu’un petit film sans histoire.

Semi-biographique au sens ou le roman et je dirais l’œuvre complète de Cohen l’est.  Qui peut se vanter de connaître vraiment le  vrai Leonard Cohen, sa vie privée me semble encore plus cachée du fait qu’il l’a souvent utilisée comme matière à ses romans, ses chansons, son œuvre. En même temps, Cohen a été transparent et est demeuré un mystère, lui l’homme de tous les paradoxes.  C’est comme cela que j’ai ressentie le traitement « biographie » dans le film.  Les personnages n’évoluent pas comme de vrais personnages, mais comme dans une allégorie.  Les corps ne sont que des symboles et les vrais acteurs de ce film sont l’émotion et l’intellect.

Le contexte hors du temps, la photographie, qui est uniforme, nous montre toujours le même décor : un mélange de passé-présent de bric-à-brac de bohème, du rococo discret pourtant, des scène naturelles dépouillées et des décors urbains dont les formes et les couleurs sont agencés pour faire un tableau tendre et oui, agréable, de ce qui pourrait à l’état brut, oui, pourrait être sordide ou sans chaleur. S’il n’y avait la poésie. Comme seule planche de salut. Il y a beaucoup de Montréal, New-York, l’auto,  New-York, l’auto Montréal, l’auto Montréal New-York, suites de motels, et de départs obligés pour ne pas se perdre, avec au centre Leo et ses cigarettes et son air de gitan, son air de dire « je t’avais prévenu, je suis étranger ».

Quand aux scènes de sexe dont les journalistes anglophones avait quasiment fait le centre du film dans les articles que j‘ai postés dans le forum, elles me semblent à moi des scènes ordinaires et  authentiques, quand la caméra ne ferme pas son œil comme dans les vieux films de James Bond mais continue de tourner parce que c’est ça la vie, à l’image de celui qui est au centre du film.  Personnellement ce sont plutôt les chansons de Cohen dans le film  qui m’ont donné des frissons des pieds à la racine des cheveux, du début à la fin.  Surtout Who by Fire.  Jouissance intellectuelle?  Ah! Peut-être. Ces choses-là sont si intimes.

The Favourite Game le film, n’est pas copié mot à mot de The Favourite Game le roman.  Hébert disait que le roman  était une suite de plusieurs vignettes poétiques. C'est vrai. Ca aurait pris plusieurs films pour pouvoir reconstituer le roman complètement.  Impossible de faire entrer autant de matériel dans un seul film.   Mais Hébert a réussi à nous montrer tout ce qui était important.  Dans ce contexte, ce film ne pouvait pas ne pas avoir été tourné en anglais. C’est pourtant pour cela que je dis qu’il faut avoir lu le roman, parce qu’ils nous y réfère constamment, mais au travers d’émotions fidèlement traduites plutôt qu’au travers de fait fidèlement transcrits.  Et il faut aussi connaître au moins un peu la carrière de Cohen pour apprécier certains dialogue en apparence anodins, comme lorsqu’il demande à Shell si elle n’aimerait pas l’accompagner dans le quartier chinois, pour savourer un thé bien parfumé.  Dans son article Gravel, dit « nous n’entendrons pas Suzanne », non, nous n’entendrons pas Suzanne, mais elle est pourtant bien là, présentée à la manière d’Hébert, et tout le film est comme ça.  Il faut savoir se glisser entre les lignes, tout comme dans le roman. Entendre et voir.  Car ce qui n’est pas dit est montré mais oh! à vous de le remarquer, il n‘y aura pas d‘effet de caméra dramatique pour vous mâcher le travail si vous n’avez pas sorti vos antennes, vous ne pourrez pas capter.

Oui, il faudra avoir lu le roman pour bien apprécier la finesse du film et du portrait.  Et avoir connu l’effet Cohen sur vous.  Hébert dit qu’il n’est pas un fan, il voulait peut-être dire un groupie dans le mauvais sens du terme, dans le sens je collectionne les tickets de concerts et les autographes et je me saoule à sa musique chaque jour, car il a restitué une atmosphère réussie de l’univers que nous a offert Cohen.  Hébert ne s’est pas pris pour Cohen, il a au contraire été un admirable « montreur de Cohen ».  Quand on sort du cinéma, on est bien imprégnés de l’univers du poète qui a écrit The Favourite Game.  Pas du vieux moine bouddhiste, mais du jeune homme qui cherchait, et ce malgré que le film se termine avec la chanson A Thousand Kisses Deep.  Le reste je ne peux pas vous l’expliquer tout comme je ne pourrais pas vous expliquer ce que c’est que d’écouter Famous Blue Raincoat.  Tout ce que je peux vous dire c’est qu’on aimera ou qu’on détestera mais qu’on ne sera pas indifférent.  Ca vous rappelle quelqu’un? C'est ça.

Amitiés,

 Grin

c.







 


« Dernière édition: 06 Mars 2003, 23:44:08 par Celine » Journalisée
Céline
Invité
« Répondre #16 le: 23 Avril 2003, 03:10:02 »

Bonjour à tous,

Si quelques commentaires sur le film vous intéressent, cliquez sur les liens ci-dessous (ou copier les liens dans le fureteur).

http://www.cinemamontreal.com/aw/crva.aw/o./p.cm/r.que/m.Montreal/j.f/i.4822/f.The_Favourite_Game.html


« Dernière édition: 03 Août 2003, 16:07:44 par Céline » Journalisée
Boris
Invité
« Répondre #17 le: 06 Mai 2003, 14:21:01 »

Bonjour, je suis un grand admiratteur de L. Cohen, mais je n'ai pas le temps (et pas de connection internet) de venir sur ce site.
Je voulais savoir si le film était ou est sorti en France (en VO-ST).
Merci. Boris
Journalisée
Céline
Invité
« Répondre #18 le: 06 Mai 2003, 16:04:45 »

Bonjour Boris,

D'après Film Tonic (le distributeur) le film n'est pas diffusé en France présentement.  Malheureusement.

Au cas où quelqu'un aimerait vérifier où en est rendu la diffusion du film, voici leur site où toutes les coordonnées pour les joindre sont inscrites.

http://www.filmtonic.com/index.htm

A+

C.
Journalisée
Céline
Invité
« Répondre #19 le: 03 Août 2003, 16:04:40 »

D'autres commentaires sur le film :

http://www2.canoe.com/cinema/fiche/film/100819.html



A+

 Smiley

C.
« Dernière édition: 03 Août 2003, 16:05:28 par Céline » Journalisée
Patrice
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Messages: 1 781


If it be your will...


WWW
« Répondre #20 le: 03 Août 2003, 17:19:36 »

Merci !.

Mais si j'en crois les commentaires, il ne serait déjà plus visible en salles?.

Dommage.

Patrice.
Journalisée

Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
Céline
Invité
« Répondre #21 le: 04 Août 2003, 05:17:52 »

Je ne sais pas pourquoi, mais ton "dommage" émet un petit son de cloche fêlée... sans doute l'écho de tous tes commentaires qui ont précédé celui-là.

Bien.

Disons que je ne sais pas si quand où comment le film est en salle et laquelle ou pas.  Il faudrait voir avec le distributeur, je crois (non?) dont j'ai donné les coordonnées plus haut dans cette discussion.

Amitié,

 Embarrassed

C.

P.S. :  Non, la binette n'a aucun rapport avec le sujet. Tongue   Ni même avec mon état d'esprit.  Cheesy Ni même avec un quelconque coup de soleil  Cool  que j'aurais pu avoir (journée pluvieuse  :'( ).  Seulement, ça fait changement.  Smiley
 
Journalisée
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