Leonard Cohen Forum
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Auteur Fil de discussion: Leonard Cohen et la spiritualité  (Lu 32337 fois)
Fanfan
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« Répondre #15 le: 10 Avril 2010, 08:01:34 »

Je viens de relire ce texte que j'avais lu quand il a été publié sur ce forum. Je n'avais pas mis de commentaire car comme certains d'entre vous l'ont dit, difficile de trouver des mots à rajouter. Mais Mr Di Falco et ses prêtres m'ont donné envie d'une deuxième lecture qui m'a procurée du réconfort et encore beaucoup d'émotion... Peut-être aurait-il fallu joindre l'article de cet interview avec la lettre à Di Falco, afin qu'il comprenne vraiment combien leur démarche spirituelle et celle de Léonard Cohen sont éloignées...
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Fanfan
rebuber
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« Répondre #16 le: 08 Mai 2010, 14:02:17 »

Un texte intéressant  de  Thomas G. Casey, S.J. ( director of the Cardinal Bea Center for Judaic Studies in Rome and professor of philosophy at the Gregorian University) en anglais au sujet de Hallelujah : 

http://www.americamagazine.org/content/culture.cfm?cultureid=120
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lesperluette
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« Répondre #17 le: 08 Mai 2010, 20:00:08 »

Merci pour ce lien,
Je ne me lasse pas de lire les analyses des chansons.  Même quand il me semble que l'auteur ne connaît pas bien Leonard Cohen, les écarts avec ma propre compréhension des paroles contribuent à leur donner du relief, du flou, du contraste, de la profondeur (de chant?). Qu'est-ce que j'en connais moi même, au fond ?

J'ai changé l'ordre des piles : Various Position est en haut grâce à Michel dont les traductions m'ont redonné envie de l'écouter. Je ne suis pas loin de détester l'orchestration originale d'Hallelujah et en même temps ça me fait un bien fou de l'entendre. Il y a quelque chose de merveilleusement réconfortant dans la "fidélité" de Cohen à son interprétation résignée et vibrante.
Un enregistrement qui a 26 ans !
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Sarah
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« Répondre #18 le: 30 Juin 2010, 09:47:06 »


 
  Famous blue raincoat hier dans la soirée en mettant brièvement le contact de la voiture, c'est la première fois que je l'entendais à la radio.
Ce n'est pas une émission sur Leonard Cohen, le thème s'appuie sur la parution de " Le bouddhisme au risque de la psychanalyse" et la chanson y est simplement programmée. S'en suivent quelques commentaires sur le côté "zen" de LC.


http://www.franceculture.com/emission-les-racines-du-ciel-les-racines-du-ciel-2010-06-30.html


 Je n'ai pas encore écouté l'émission en entier, juste par hasard ce court moment au sujet de LC...


 Cordialement,



S.


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phil58
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« Répondre #19 le: 30 Juin 2010, 21:41:40 »

Merci Sarah. Smiley
J'ai bien aimé le commmentaire du présentateur, Frédéric Lenoir, qui parle d'un Cohen très apaisé sur cette chanson (FBR) et semble situer cette dernière parmi celles, récentes, écrites après sa vie monastique. Smiley


Phil

« Dernière édition: 30 Juin 2010, 21:44:13 par phil58 » Journalisée
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« Répondre #20 le: 02 Juillet 2010, 22:32:21 »

J'ai attendu d'avoir entendu l'émission avant de réagir. Réagir n'est pas indispensable, je le sais bien, mais j'ai envie de saluer Sarah. D'autant plus que j'avais l'intention de lire ce livre "Le bouddhisme au risque de la psychanalyse".
(Phil58 sois indulgent envers Frédéric Lenoir, tout le monde ne passe pas ses loisirs à fréquenter le leonardcohensite.com  Wink

Comme le dit Sarah, les commentaires sur Leonard Cohen ne durent que quelques minutes après le passage de la chanson. Eric Vartzbed dit que la retraite au Mont-Baldy marque une charnière dans l'œuvre de Cohen : les chansons produites depuis seraient apaisées, voir gaies. Elles seraient aussi moins intéressantes sur le plan artistique et s'ensuit les habituelles bêtises sur l'art et la psychanalyse : Mozart aurait-il été aussi génial s'il avait pu bénéficier d'une cure ? le gros chagrin est-il le moteur qui alimente l'inspiration, etc.
Le livre m'intéresse moins.  Embarrassed mais Sarah, je te remercie quand même beaucoup pour ce lien !

Je ne sais plus dans quelle interview récente, Cohen dit  à quel point c'est difficile, dur, (douloureux) de chanter certaines de ses anciennes chansons. Comme si il lui fallait les revivre. Ses chansons se forment à l'image de ce qu'il vit. Dans les derniers albums, je me réjouis donc qu'il y ait quelques titres qui se dénouent dans une relative légèreté. Comme Nightingale, qui n'est pourtant pas plus gai, ou triste, que notre "à la claire fontaine".  
On pourra bientôt en entendre des nouvelles  Cheesy
« Dernière édition: 02 Juillet 2010, 22:35:59 par lesperluette » Journalisée
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« Répondre #21 le: 03 Juillet 2010, 21:03:50 »

J'ai attendu d'avoir entendu l'émission avant de réagir. Réagir n'est pas indispensable, je le sais bien, mais j'ai envie de saluer Sarah. D'autant plus que j'avais l'intention de lire ce livre "Le bouddhisme au risque de la psychanalyse".
(Phil58 sois indulgent envers Frédéric Lenoir, tout le monde ne passe pas ses loisirs à fréquenter le leonardcohensite.com  Wink

Comme le dit Sarah, les commentaires sur Leonard Cohen ne durent que quelques minutes après le passage de la chanson. Eric Vartzbed dit que la retraite au Mont-Baldy marque une charnière dans l'œuvre de Cohen : les chansons produites depuis seraient apaisées, voir gaies. Elles seraient aussi moins intéressantes sur le plan artistique et s'ensuit les habituelles bêtises sur l'art et la psychanalyse : Mozart aurait-il été aussi génial s'il avait pu bénéficier d'une cure ? le gros chagrin est-il le moteur qui alimente l'inspiration, etc.
Le livre m'intéresse moins.  Embarrassed mais Sarah, je te remercie quand même beaucoup pour ce lien !

Je ne sais plus dans quelle interview récente, Cohen dit  à quel point c'est difficile, dur, (douloureux) de chanter certaines de ses anciennes chansons. Comme si il lui fallait les revivre. Ses chansons se forment à l'image de ce qu'il vit. Dans les derniers albums, je me réjouis donc qu'il y ait quelques titres qui se dénouent dans une relative légèreté. Comme Nightingale, qui n'est pourtant pas plus gai, ou triste, que notre "à la claire fontaine".  
On pourra bientôt en entendre des nouvelles  Cheesy


En effet, c'est toujours agréable de réentendre 'FBR', mais voilà un autre exemple de récupération et de détournement, agrémenté d'un joyeux mélange chronologique. Cela démontre encore que chacun entend ce qu'il veut entendre. Du reste, savez vous que ce genre d'émission radiophonique culturelle a toujours au moins un auditeur de plus que ce que calculent les instituts de sondage des médias : l'orateur lui-même, qui s'écoute parler !
Qu'un poète tire son inspiration des peines et des douleurs de sa vie, qu'il exprime par ses paroles et son chant sa souffrance ou sa joie, n'est pas une découverte ! Ses paroles et son chant nous touchent d'autant plus qu'ils entrent en résonance avec nos propres sentiments, en nous donnant les mots pour les dire. A cet égard, Léonard Cohen est tout à fait remarquable, car ses textes, a priori hermétiques, acceptent des interprétations et des lectures diverses, mais se dévoilent peu à peu, et prennent alors une force fracassante en nous donnant à voir notre âme comme dans un miroir. Tel est le cas, en particulier, de 'A Thousand Kisses Deep'... très profond, en effet.
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Sarah
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« Répondre #22 le: 05 Juillet 2010, 22:44:05 »


 Bon, j'ai écouté l'émission en entier et je pense avoir suivi à peu près tout, même si à certains moments j'ai  dû pratiquer le détachement dont il était question Wink.
 C'est vrai que les intervenants "s'écoutent parler" parfois, mais là j'ai trouvé que ça allait.

 Lesperluette,  après ton message j'ai réécouté "Nightingale", que je lis parfois au détour de "Book of Longing" et sur youtube un extrait de Carl Anderson dans Jesus Christ Superstar...


 Cordialement,

S.
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« Répondre #23 le: 06 Juillet 2010, 14:08:42 »

Je n'avais encore JAMAIS VU le moindre extrait de Jesus Christ Super Star, Sarah et je connais pas Carl Anderson. Roll Eyes
Je viens de regarder quelques extraits et j'ai visité le site "mémorial" de Carl Anderson où Nightingale chante pour toujours en haut de la page ^^
Je ne peux que remarquer la chronologie. En 2004, disparition de Carl Anderson, sortie de Dear Heather qui comprend cette chanson Nightingale dédicacée au chanteur disparu.
Est-ce que tu connais d'autres liens entre eux ?
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Sarah
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« Répondre #24 le: 06 Juillet 2010, 20:10:47 »

Je viens de regarder quelques extraits et j'ai visité le site "mémorial" de Carl Anderson où Nightingale chante pour toujours en haut de la page ^^
Est-ce que tu connais d'autres liens entre eux ?

 Pour le moment ceci:

http://www.anjani-music.com/bio.html

 Et cela: ( On y trouve aussi Sharon Robinson ...):

http://www.bluedesert.dk/carlanderson.html



S.
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« Répondre #25 le: 06 Juillet 2010, 22:11:30 »

hum ! (traduire par aah oui, d'accoord, je comprends vite quand on m'explique doucement.)
Ça ne change rien à ma façon d'entendre Nightingale. Merci pour les précisions, Sarah.
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« Répondre #26 le: 16 Juillet 2010, 18:10:51 »

Bonjour,
Permettez-moi de revenir sur le thème de la spiritualité, avec une question naïve (mon voyage dans l'œuvre de LC ne fait que commencer) sur un sujet qui a déjà été débattu sur ce forum il y a pas mal de temps, à savoir la présence (ou la cohabitation) dans de nombreuses chansons de LC de références bibliques et juives, mais aussi évangéliques et chrétiennes. L'explication qui avait été avancée alors était l'influence culturelle nord-américaine "superposée" à l'éducation juive. Cela me paraît tout à fait plausible, si je me fonde sur le peu que je connais de cette partie du monde (et notamment de Montréal). Néanmoins, je me demande encore s'il s'agit d'une simple 'influence' ou d'une appropriation de ces références - autrement dit LC aurait-il effectué un cheminement de la bible à l'évangile dans le sens chronologique pour aboutir au christianisme, ce qui me surprendrait, ou se limite-t-il à l'utilisation de ces références pour leur valeur spirituelle et poétique, sans que cela suppose une quelconque adhésion philosophique ou théologique ?
C'est une question peut-être indiscrète, et peut-être non pertinente (sans être impertinente), mais je la lance malgré tout... au hasard !
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« Répondre #27 le: 16 Juillet 2010, 20:32:17 »

A mon humble avis, il s'agit plutôt d'influences fortes sans aucun cheminement vers le christianisme.
Leonard l'a dit plusieurs fois : il est né juif, il est juif et le restera.
Cependant on connait son attrait pour d'autres mouvement de pensées, tels que son passage à l'Eglise de Scientologie, sa pratique du Zen depuis le début des années 70, l'étude de la spiritualité en Inde.
Ceci dit, Cohen adore "brouiller les pistes" et donc mélanger les genres....

Une bonne réponse à ta question est d'article de Sylvain Thuret dans la rubrique Analyses du site, sur "First We Take Manhattan".

Patrice
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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey)
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« Répondre #28 le: 17 Juillet 2010, 15:48:24 »

Bonjour à tous ! Armelle Brusq a interrogé Leonard Cohen sur ce sujet dans son film "Portrait intime"*. Je pense que les réponses  sont toujours d'actualité, et donnent raison à Patrice. Aucune évolution vers le christianisme mais vers un lieu et une pratique de vie qui tiennent la solitude et la souffrance à distance. La sincérité de Cohen est totale, il ne prétend donner de leçons à quiconque et laisse une grande part aux hasards et aux rencontres.
* DVD édité par Les Films du paradoxe - 1997
Ce que je préfère c'est quand il "rêve" d'un foyer où régnerait un ordre "spirituel" ! Smiley
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« Répondre #29 le: 17 Juillet 2010, 20:40:53 »

Merci, Patrice, et merci, lesperluette, pour ces précisions et avis qui me permettent, peu à peu, d'appréhender un peu mieux la personnalité de LC, sans chercher à la cerner. Je souscrit tout à fait à la remarque de Patrice concernant la façon dont il aime "brouiller les pistes et mélanger les genres". Cela est perceptible non seulement dans le mélange des références à l'ancien et au nouveau testament, mais aussi dans la musique et l'orchestration, comme cela a été souligné ailleurs sur ce forum. Certaines chansons sont, à cet égard, très homogènes, quand d'autres surprennent soit par le divorce apparent entre le texte et le rythme, soit par le choix des instruments, qui peut sembler incongru. Pour revenir encore à la spiritualité, si je vous comprend bien, l'évolution de Léonard Cohen en ce domaine n'est pas un cheminement, mais une recherche, éclectique et ouverte, sans a priori mais aussi sans conclusion formelle ou, du moins, sans volonté d'imposer une quelconque philosophie ? Cela cadrerait tout à fait avec les multiples lectures auxquelles se prêtent ses textes, et l'article de Sylvain Thuret est tout à fait exemplaire à ce titre, lorsqu'il propose différents niveaux de lecture de 'First We Take Manhattan', plausibles, mais non exclusifs. J'imagine que LC a délibérément ouvert ses textes à ces interprétations multiples lorsqu'il les a offerts au public... Dès lors, leur traduction peut impliquer un choix, et "fermer" un texte qui se veut ouvert, ou tenter, ce qui est beaucoup plus difficile, de restituer l'indétermination qu'a pu vouloir l'auteur : un dilemme !
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