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L'automne du Partisan      

L'automne du Partisan (Das Herbst des Partisanen)

Article et interview par Brian D. Johnson pour Rolling Stone Allemagne
Edition de septembre 2008


Traduction par Marcelle Dielenseger, alias Calypso

foto: rolling stone deutschland


LC est le poète de l'érotisme, de l'existence et du désespoir qui, malgré son penchant pour le cynisme et le pessimisme se cramponne à la symbolique religieuse. Il est l'homme qui aimait les femmes, et que les femmes aimaient ; il est le provocateur, qui lors d'un concert en Allemagne fit le  salut hitlérien ; il est le poète qui a rejeté un prix littéraire canadien et qui aujourd'hui se réjouit des hommages ; et il est l'auteur de « Bird on the wire » et  « Halleluja ».

Lorsqu'il a publié son premier album de chansons, Léonard Cohen avait déjà une vie de poète et de bohémien derrière lui. Il est né en 1934 à Montréal d'une famille bourgeoise juive, traînait dans les cafés et les bars de la Beat-génération et les tripots de jazz, a étudié à l'université, publia à 22 ans son premier recueil de poèmes, « Let us compare mythologies ». Il découvrit sur l'île grèque Hydra, la liberté de composer des poèmes et de traînasser, fut l'ivrogne partisan à Cuba fin des années cinquantes, vécut à Londres et plus tard au Chelsea Hotel à NY. Ses conquètes (féminines) étaient légions – Marianne et Suzanne entrèrent dans ses chansons les plus célèbres. Seul la muse de Wahrol, l'allemande Nico, ne succomba pas à l'amour obsédé du poète : il serait trop vieux.

Dans les années 70, la voix grave et chaude de Cohen résonnait avant tout dans les appartements principalement de femmes, bien que ses chansons érotiques sonnent monotones, morbides et pessimistes. Il n'écrivit plus de poèmes pendant longtemps, et il était de plus en plus insatisfait à propos de ses albums. De longues poses suivirent « New skin for the old ceremony » (1974), « Death of a ladies'man » (1977), « Recent songs » (1979) et « Various Positions » (1984). Ce n'est qu'en 1988 qu'il fut redécouvert en tant que grand auteur-compositeur avec le suprême « I'm your man », oeuvre de maturité aussi sarcastique que romantique.

Cohen se retira dans les années 90 dans un monastère californien, travailla en tant que cuisinier chez les moines et médita. Après son retour, il s'aperçut rapidement que sa manager avait détourné sa fortune. La décision de refaire une tournée après 15 ans fut naturellement reliée à ce fiasco. En octobre paraîtra le recueil « Buch der Sehnsüchte » (Book of Longing) chez l'éditeur Blumenbar ; l'année prochaine un nouvel album doit suivre. Aujourd'hui, le septuagénaire, qui aimait bien porter une casquette par le passé, se produit en vieil homme élégant avec chapeau.

leonard cohen

Parle-moi de ton chapeau.

Je porte depuis très très longtemps un chapeau. Celui-ci vient d'une petite boutique qui se situe juste en face du commerce d'antiquités de ma fille à Los Angeles. Une très bonne boutique.

Tu n'étais jamais monté sur scène avec un chapeau auparavant

Non, je ne montais pas sur scène avec. Mais sinon j'ai toujours porté un chapeau. Après le 11 septembre j'ai remplacé le chapeau (Fedora) par une casquette. D'une certaine façon, le chapeau me semblait à cette époque inapproprié.

Pourquoi ?

Je ne sais pas. Je trouve que cela faisait trop habillé dans une situation si empreinte de tristesse. Je ne voulais pas qu'on croit que je m'étais mis sur mon trente et un exprès. J'ai continué à mettre des costumes, mais plus le chapeau.

Sur la scène il est très pratique. On peut tirer le chapeau devant le public et devant l'équipe.

J'ai commencé à le porter à la maison. Je ne sors pas beaucoup de toute façon. Mais je m'habille bien évidemment.

En ce moment tu sors plutôt souvent.

Oh oui, ils m'envoient comme une carte postale d'un endroit à l'autre. Une sensation géniale.

Qu'est-ce qui t'a poussé à remonter sur scène après 14 ans.

Eh bien, il y a d'abord eu cet ennuyeux problème financier, qui m'a complèment plumé. J'étais reconnaissant qu'il existait un moyen de gagner ma vie, parce que c'est ce qui semblait nécessaire. Mais ce n'était pas la raison principale. Grâce à l'aide de Robert Kory, qui, et c'est très inhabituel pour un avocat de Los Angeles, a renoncé à ses honoraires jusqu'à ce que la situation se règle. D'une manière ou d'une autre il a réussi à remettre à flot le bateau englouti, et il est apparut que j'aurai même pu m'en remettre. Néanmoins je m'étais toujours demandé, même au mont Baldy, si ne voulais plus jamais remonter sur scène. La question restait en suspens, et elle réapparaissait régulièrement, pas tous les jours, même pas tous les mois, mais de temps en temps. J'écrivais toujours des chansons, mais l'idée de refaire une tournée avec restait en arrière plan. Cela a aussi à voir avec le fait que j'étais physiquement vidé après la dernière tournée et l'excès d'alcool. A la fin je buvais 3 bouteilles de vin par jour !

Trois bouteilles, vraiment ?

Avant chaque entrée en scène, oui. J'ai toujours bu « professionnellement », après jamais. Même pas après la pause. C'était une longue tournée, 60 à 70 concerts je crois.

Pourquoi avais-tu besoin de boire ?

Parce que j'étais terriblement nerveux. Et parce que le vin me goûtait. C'était un « château Latour ». Entre-temps il est devenu très cher. Il était déjà cher à l'époque. C'est ce qui est bizarre avec le vin : les connaisseurs parlent du goût, du bouquet et s'il a des jambes, le tanin et le fruité, la symphonie des arômes, mais personne ne parle de l'ivresse. Les viticulteurs ont travaillé pendant 1000 ans sur le « Bordeaux ». Chaque vin produit sa propre ivresse, mais ce n'est jamais mentionné. Je ne sais pas comment je suis arrivé au « château Latour », mais il allait avec la musique. Après la tournée je n'arrivais plus à en boire. Il n'avait plus aucun goût. Il manquait l'adrénaline de la situation, la musique et cette atmosphère de désespoir – désespoir parce que je buvais autant ! Pendant un certain temps j'allais bien, mais cela a ruiné ma santé et m'occasionna presque 10 kg de surpoids.

Comment gère-tu maintenant la nervosité que tu calmais autrefois avec l'alcool ? Avais-tu peur de cette tournée ?

Oui. Mais je ne crois de toute façon pas que l'on puisse complètement contrôler cela. J'ai confiance en la force qui nous maintient hors de l'eau quand cela en dépend. Oui, j'ai peur. Mais elle ne m'étrangle plus comme avant.

Comment t'es tu préparé pour cette tournée ?

Je n'avais plus touché de guitare depuis de nombreuses années. J'ai dû mettre de nouvelles cordes sur toutes mes guitares. Puis je me suis de nouveau entrainé à faire cette particularité que je maîtrisais à la guitare. Et que Roscoe Beck arrive entre-temps à copier. Il y a travaillé pendant des années.

Il a copié ta griffe ?

Oui. C'est amer, n'est-ce pas ? Qu'importe, la seule chose regrettable est que j'ai plein de nouvelles chansons que je n'ai pas encore étudiées avec cette équipe. Pour cela nous avons enfin le temps. Trois morceaux étaient déjà dans la boîte, mais ces gars sont si bons qu'on va certainement les réenregistrer. C'est tout simplement un honneur de chanter avec eux !

Tu as travaillé pendant des années dans des endroits clos ; maintenant tu es sur scène. Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Cette fois, sans alcool et sans cigarettes, c'est tout-à-fait différent. Tous ceux qui ont beaucoup bu et fumé, et qui ont eu la chance d'y survivre, savent combien cela change la vie quand finalement tu arrêtes. Je fumais 2 paquets par jour.

La cigarette a donné du caractère à ta voix.

Exact, quand j'ai arrêté, j'ai perdu une ou deux notes dans le grave. Mais en contrepartie j'en ai récupéré quelques une au-dessus. Je ne me suis de toute manière jamais considéré comme un chanteur. On m'a dit si souvent au cours des années que je n'avais pas de voix que j'y ai cru. Je savais moi-même que je n'étais pas un Caruso. Comme dit un avocat snobinard : « Aucun de vous, les gars, ne sait chanter. Si je veux entendre des chanteurs, je vais à l'Opéra de New York ».

Quelle chanson t'a donné le plus de mal ?

La plus dure c'est « Suzanne ». Au niveau de la guitare, ça manque un peu en technique. Je joue une guitare semi-acoustique, qui est parfaite pour ma voix. Les gens me demande comment c'est de rechanter « Suzanne », mais je n'ai à vrai dire pas l'impression de répéter quelque chose. Cette chanson est difficile à chanter. Elle est dure à prendre. Et c'est en quelque sorte comme un accès à mon univers particulièrement magique. C'est pour cela qu'il faut que je sois très prudent avec cette chanson. Je ne peux pas le décrire, c'est tout simplement une porte que je dois ouvrir très prudemment. Parce que sinon, ce qui est derrière elle, ne me sera plus accessible.

Est-ce particulier parce qu'il s'agit d'une femme définie ?

Cela n'avait jamais rien à voir avec une femme particulière. Pour moi cela était plutôt le début d'une nouvelle vie. Ma vie à Montréal, où je me promenais seul dans les quartiers, qui ont aujourd'hui été merveilleusement restaurés, mais qui à l'époque étaient des zones portuaires. Je me promenais là-bas et allais souvent à l'église. On ne devrait pas trop parler de ces choses, parce que les expliquer peut leur nuire.

Après 14 ans de nouveau en tournée – qu'est ce qui t'a motivé, en dehors de l'aspect financier ?

J'ai pensé c'est maintenant ou jamais. Si je ne la fait pas maintenant, je ne la ferai probablement plus à 75, 77 ou 80 ans. C'était dur pour moi de dire « jamais plus », après tout j'ai passé toute ma vie avec la musique. C'est ce que je sais faire. Je suis maintenant à un âge où le mot « plus jamais » prend une toute autre résonnance.

Tu as commencé la tournée dans des lieux plus réduits à l'Est du Canada. Etaient-ce des concerts d'échauffement ?

Une telle chose n'existe pas chez moi. Ce serait humiliant pour le public. Notre équipe était rôdée, nous avions répété pendant 3 mois. Comme l'a fait remarqué Neil Larsen, notre Keyboarder :  les équipes s'entraînent habituellement pendant deux semaines, et ensuite il faut 10 ou même 20 concerts avant que tout marche. Chez nous ça a fonctionné dès les essais. Des échauffements sur scène, Dieu m'en préserve ! Depuis le premier concert à Fredericton c'est devenu un peu plus rigoureux peut-être, et rythmiquement plus clairement défini, mais ce n'était pas un échauffement.

A St John tu as précédé Bob Dylan d'une soirée.

J'étais à son concert. C'était grandiose. J'ai vu beaucoup de ses concerts. Pour celui-ci il y avait un passage de l'hôtel à la salle directement dans les loges. Nous avions une loge l'équipe et moi. La toute première loge de ma vie. C'était terriblement bruyant, mais notre batteur Raphael nous a distribué des bouchons d'oreilles. Peut-être aussi que ça nous a paru si bruyant parce que notre musique est moins assourdissante et que nous n'avions rien entendu d'autre depuis 3 ou 4 mois.

Bob Dylan a une espèce de code secret avec son public, avec lequel ils communiquent. Cette fois il était assis à l'orgue et tournait le dos à la moitié de l'auditoire. Certains morceaux qu'il jouait étaient difficilement reconnaissables. Mais cela ne dérangeait personne. Ils n'étaient pas venus pour ça. Moi non plus. Il se passait autre chose, l'hommage à un génie, qui a touché si profondément les gens, que l'événement en lui-même n'avait besoin que d'avoir lieu symboliquement. Les chansons ne sont pas si importantes. Ce qui est important, c'est qu'on se souvienne des chansons, et de ce qu'elles ont fait avec nous.

Dans les années 60 tu as été qualifié par certains de Bob Dylan canadien. N'as-tu pas entretenu cette comparaison ?

Non. C'est ce que la presse disait. Je n'ai jamais dis ça pas plus que je n'ai dit que je voulais être le prochain William Yeats. Sais-tu d'où cela provient ? C'était lors d'une party dans la maison de Frank Scott. J'avais emmené un disque de Bob Dylan, probablement « Bringing it all back home », un de ses premiers albums. J'ai dit à tous les poètes qui étaient présent, Layton, Dudek et Phyllis Webb « Hey, écoutez-ceci. Ce type est un vrai poète ». Baillements. « Ce n'est pas un poète ». « Si, si, attendez, je vous le remets ». « Est-ce que c'est ton modèle ?  Veux-tu lui ressembler ? » Voilà comment ça a commencé. Ce n'était pas de moi. Ils n'aimaient pas Dylan. Malgré tout j'ai rejoué le disque plusieurs fois, et à la fin ils dansèrent même.

Tu as dit un jour que le public donne beaucoup à quelqu'un comme Dylan. Est-ce que ça ne vaut pas aussi pour toi ?

Oui. Comme j'ai dit hier sur scène : Tout musicien rêve d'être devant le public et de ne rien n'avoir à prouver, simplement pouvoir plonger dans cette chaleur. Bien-sûr cela génère d'autres peurs, parce qu'on a peur de décevoir le public. On met la barre très haut.

Toujours pas de dépressions ?

Non, tout est stable.

Tu prends encore des antidépresseurs ?

Non. Je ne peux entre-temps même plus boire de vin. Cela met mon humeur en désordre. Le vendredi soir, je bois un verre avec ma famille pour le sabbat. Une gorgée ou deux. Je ne sais pas comment c'est arrivé. De temps en temps je bois un verre de vodka ou de whisky. Mais avec le vin cela ne fonctionne plus comme dans le temps. Je ne sais pas pourquoi c'est ainsi. Ca ne me fait simplement plus de bien.

Comment as-tu fait pour t'arrêter ? Es-tu allé dans une de ces cliniques ?

Ca ne me goûtait simplement plus. Comme pour les cigarettes, un jour elles ne me goûtaient plus.

Comment t'es tu préparé pour cette tournée ?

Je fais quelques exercices un peu à contre-coeur, et auxquels je me dérobe tous les deux jours. Mais j'essaye au minimum de me garder en forme.

Y a-t-il lors de la tournée certains rituels ou habitudes ?

Comme j'ai peur pour ma voix, je ne parle presque pas entre les concerts. Je n'ai jamais eu envie de sortir après les concerts. Le plus beau moment pour moi est finalement quand je ferme la porte de ma chambre d'hôtel derrière moi.

Ce n'est plus « Sexe, drogues, et rock'n roll », et jeunes filles qui se jettent à ton cou ?

Oh parfois il y a de belles rencontres. Regarde là derrière (sur la table il y a des lettres et des fleurs de fans). Ils m'envoient des cadeaux. Cela me touche beaucoup.

Mènes-tu une vie ascétique ?

Oui.

Pas de tentations ?

Celui qui affirme cela, se fait railler par le diable. J'apprécie simplement de me reposer dans les chambres d'hôtel. Parce qu'après les concerts il y beaucoup d'autres choses à planifier et à penser. Tu es responsable du bien-être et de la sécurité de toute la troupe. J'aime discuter avec les musiciens et le personnel de l'équipe de tournée.

Tu ne bouges plus beaucoup sur la scène.

C'était passionnant, de redécouvrir ces chansons. Je ne les avais depuis longtemps plus joués. Elles sont bonnes. On peut toujours en faire quelque chose. Jadis, les tournées n'étaient pour moi pas un événement musical. C'était simplement « life on the road ». Boire ensemble, fêter ensemble comme un groupe de motards. Cet aspect n'a entre-temps plus aucune importance. Ce qui compte c'est la musique. Il m'est apparu qu'on peut entrer dans ces chansons comme dans une maison, y vivre et s'y mouvoir. Et avec les musiciens que j'ai, leur rythme, tu ne peux pas faire autrement que de bouger. Nous avons une danseuse dans l'équipe, Sharon Robinson. Elle dansait jadis pour Ann-Margaret.

Avant tu pensais devoir maintenir l'équipe dans les rails. Ca ne semble plus être le cas.

J'étais souvent ivre et craignait que la batterie ou la basse deviennent trop fortes. C'était souvent dur de faire en sorte que l'équipe n'était pas trop bruyante. Parfois ils fonçaient comme des chevaux de course vers l'arrivée. Je ne leur ai jamais reproché, car c'est tout-à-fait normal que les gars veuillent montrer ce qu'ils arrivaient à faire. Mais comme à cette époque on ne répétait pas autant, j'avais toujours peur qu'ils me dépassent. Aujourd'hui tout est différent. Personne ne fait cavalier seul. Ils apprécient la précision.

Et comment ça se présente sentimentalement ?

Avec Anjani ?

Oui.

Nous avons une bonne relation. Je la connais depuis si longtemps. Elle vient d'écrire six chansons pour son nouvel album, dans une petite hutte du Wyoming.

Comment s'est déroulée l'exposition de tes oeuvres ?

Très bien. Elle se passe encore bien – une des raisons pour lesquelles je n'aurai pas eu besoin de partir en tournée. J'ai pu payer beaucoup de factures, des avocats, des experts.

S'il n'y avait pas eu ce chaos, serais-tu ici aujourd'hui ?

Probablement pas.

Est-ce que cela t'a donné l'appétit ?

Oui. Ca m'a mené dans le monde. J'étais en retrait. Pas des choses créatives, mais du public.

Est-ce que c'est bien ?

Certainement. Nous ne contrôlons pas nos vies. Ce qui ne veut pas dire qu'on doit tout perdre pour grandir spirituellement. Mais quand cela arrive, il peut y avoir des évènements étonnants et enrichissants.

As-tu encore des contacts avec Roshi, ton maître-zen du Mont Baldy ?

En avril nous avons fêté son 101e anniversaire. Il se trouve actuellement à New Mexico, mais va bientôt retourner à Mont Baldy. Il y a plusieurs années, il m'a donné un conseil, que je n'ai pas suivi. Je crois que c'était à la fin de la tournée de 1979. Nous étions assis dans le vestiaire et buvions du Cognac. En fait, c'est lui qui m'a fait connaître le cognac, mais à cette soirée j'en ai bu un grand verre, comme s'il s'agissait d'eau. Il me frappa durement sur la jambe et dit « le corps important » (rires).

leonard cohen

Copyrights : Rolling Stone Deutschland
Interview réalisé le 12 juin 2008 au Hamilton Place Theatre, Ontario, Canada.

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Crédit photo : United Promoters

Traduction © Marcelle Dielenseger, alias Calypso, pour www.leonardcohensite.com.
Reproduction interdite sans la mention complète de la source et des présents copyrights.
Scan par Dr Christof Graf (www.leonardcohen.de)

Lire aussi : l'article sur Lörrach par Gunther Reinhard, paru dans Rolling Stone Deutschland.

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