Hommages - To your poetry
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Hommages à Leonard Cohen

Jean Azarel Sandra Zémor Gontran du Mas Luce Dufault
Thierry Séchan Birds on the wire Albert Labbouz Isabelle Nouvel
Philippe Djian img Sylvain Thuret    

To your poetry

Par Sylvain Thuret
© Photo : Guido Harari

Dear Leonard, your death is not the subject of this masturbating party.
Its about the poet youve been, and the poet you'll be.
Theres no suit, nor a woman, nor a groupie,
to tell me the kind of room, your mouth defies all bigotry.
Theres no jew nor a gentile -as I am-, claiming about the true colour of your collar.
I claim this because, the sound of my street, you will always be.
And theres no disregard for the lovers, joining forces in the dark,
Oh yes catching their breath, over the turntable,
singing some of your tunes, cheerfully.
Im not waiting on the industry to celebrate the grace, of you presence in the industry.
I say this because, in the tower of song
Theres no Desire for competition: 'cause who would compete?
Faint voices there, going stronger, tell about a commander, commanding to others: Its the lipsynch comedy, and at every twist and turn, your name is said to be.

Some time ago Leonard, you sewn a word so deep, in my heart to keep.
Since, its always been, a strange wound, to carry around.
Against all the possible odds, something in it is painful, and something heals me.

This is the last word,
to your poetry.


Je n'attends pas Leonard, ta mort pour te dire, quel grand poète tu as été, et quel grand poète tu demeures. 
Je n'attends pas Leonard, qu'un ministre une femme une groupie, me dise ce qu'il faut penser de toi. Je sais ce que je pense de toi. 
Je n'attends pas qu'un juif ou pire un goy comme moi, te dise à quel point tu es juif et à quel point tu ne l'es pas. 
Car je n'attends pas Leonard, le son des villes, pour savoir que dans ton coeur sonnent, toutes les villes.
Sans parler de certains gestes, qu'ont les amants pour eux, l'étoffe de leur étreinte, lorsqu'ils gagnent ensemble le noir. 
Leur souffle peut s'entendre, au creux du sillon, que sillonne ta voix. 
Je n'attends pas qu'un jour la chanson te dise, tout ce qu'elle te doit.
Car Leonard à ton sujet, dans la tour de la chanson, de concurrence on ne parle pas.
On dit juste qu'il y a, au dessus des commandeurs, un autre commandeur.
Et que ce commandeur n'est autre que toi. 

Il y a longtemps Leonard, tu as décoché une flèche, et en plein coeur elle sévit : son travail depuis, n'a cessé de grandir.
Tu es l'étrange blessure, qui chaque année refleurit.
Et quelles que soient les déconvenues de cette vie, ta poésie demeure Leonard. Et je crois même que parfois, elle me guérit. 

 

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