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Leonard Cohen : Tournée 2008
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Leonard Cohen: «Vous êtes merveilleux!»

par Jean-Philippe Bernard

       De passage, mardi à Montreux, pour un unique concert suisse, Leonard Cohen, en état de grâce, a offert un moment d'éternité au public de l'Auditorium Stravinski

A l'heure dite, il avance d'un pas rapide vers le devant de la scène. Son sourire est unique, de ceux surtout qui soignent tous les tourments de l'âme. Et sans concertation préalable, la salle lui offre une première standing ovation. Le geste est d'autant plus touchant qu'il n'est pas surjoué. Sans tarder, Leonard Cohen, qui fêtera bientôt ses 74 ans, entame sa prestation par «Dance me to the End of Love», soit le titre avec lequel il avait conclu sa dernière visite ici, au cours de l'été 1985..

Avant le premier refrain, les regards s'embuent. Certes, on pourrait bloquer sur l'accompagnement musical à la limite du thé dansant. Mais il y a cette voix grave, chaude, amie de toujours. Même si elle semble parfois plus fragile, il est évident que le temps n'a pas pu exercer sur elle son influence néfaste.

Elégant voyageur
Au fil des couplets, alors que déjà «Everybody knows» succède comme dans un rêve à «Bird on a Wire», le timbre mythique retourne l'âme sans répit. Elégamment vêtu, à la façon de ces voyageurs du siècle passé qui adoraient s'échouer dans les palaces, Leonard Cohen reçoit en retour des vibrations fraternelles proprement telluriques.

Entre deux titres, il souligne le privilège que lui-même et tous les individus présents dans l'Auditorium Stravinski ont de «vivre un pareil moment de partage dans un monde où l'ombre et le chaos font autant de ravages». Chaque chanson est accueillie par une ovation et ponctuée par un tonnerre d'applaudissements. En apesanteur sur le Toit du Monde, le vieux sage sourit et ce sourire si bon transperce les spectateurs, jeunes ou moins jeunes, en plein coeur.

Moment d'éternité
Reconnaissant et généreux, il présente sans relâche ses accompagnateurs et notamment Sharon Robinson («Everybody knows», «In my Secret Life»...), choriste avec laquelle il a composé tant et tant de titres merveilleux.

Après un court entracte, «Suzanne», tout comme «I'm your Man», fait encore grimper la fièvre. Après ce dernier titre, en récitant «A Thousand Kisses Deep», Leo offre à ses fidèles un nouveau moment d'éternité. Il renouvellera l'expérience au cours d'un premier rappel, avec «If it be your Will», l'un des titres les plus sublimes d'une discographie qui ne descend pas au-dessous de l'excellence. Lorsque les notes de ces retrouvailles, bouleversantes d'humanité, s'estomperont lentement, il faudra bien redescendre et retrouver la terre ferme. Mais ce sera difficile...

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