Tournée 2008-2009 - Rencontre Cohen - Sarkozy
 Tournée 2008-2009 | Dear Heather | Ten New Songs |
Leonard Cohen : Tournée 2008

Retour aux articles

SARKOHEN

Un témoignage sur la rencontre de Leonard Cohen avec le président français

Par Albert Labbouz.

Dimanche 18 janvier 2009

Hier, je suis allé voir Grand Corps Malade à l'Olympia et après le show comme d'habitude,  j'étais convié dans les loges.
Là y a toujours une foule d'amis, de connaissances diversement connues ou pas (Le 17 janvier dans la salle : Bruno Masure, Djamel Bourras, Anne Sylvestre ensuite dans les loges : Samuel Le Bihan,)

Là où les invités se retrouvent, il y a un bar.

J'y suis allé trainer. Sur les murs sont collés ou affichés les Badges-pass des célébrités qui ont fait l'Olympia depuis des années. J'ai détaillé, cherchant comme tu peux l'imaginer Patrice, celui de Léonard C… Un homme qui travaille depuis très longtemps à l'Olympia dans les backstages, un type de plus de 50 ans, ma demandé ce que je cherchais et je le lui ai dit.

Sa réponse :

« Ah… il ne nous en a laissé que deux. Un est chez le tôlier (le directeur de l'Olympia, Arnaud Delbarre le fils de Raoul de Godewarsvelde chanteur Ch’ti mythique ) et l'autre chez moi dans un tiroir fermé à clef… Si on le mettait là, on nous le piquerait… c'est collector !

Je souris. Je pense au prix que certains amateurs de Cohen seraient capable de débourser pour avoir un de ces pass plastifiés.

Je lui demande s'il a croisé Leonard Cohen, s'il lui a parlé…
« Oui, dit-il, il est venu une fois ou deux au bar et il nous a parlé en français, car il aime bien.  Il y avait aussi Adam ( il prononce Adame) Mais il était la plupart du temps dans sa loge et personne n'y avait accès… D'ailleurs il n'y a eu ni journalistes, ni invités. » - ce qui confirme bien ce que nous avait dit Robert Kory le manager.

Je lui demande si Sarkozy l'a vu… Alors là, il me répond texto… « OUI…  et la veille Fillon…le premier ministre »
Peut on parler de passe droits ? Un président et un premier ministre qui viennent saluer un artiste, peut il refuser ?

Je lui demande si la sécurité avait été renforcée. Il me dit que non. Sarko était avec Carla «et il ajoute : « Carla on la connait bien, même que, quand elle était avec Bertignac, on la voyait souvent… »
Et sans que j'ajoute quoi que ce soit il me dit à propos de Sarkozy et avec une expression qui  ressemblait à celle de Poivre d’Arvor… « il était comme un gamin Monsieur Sarkozy ( il dira tout le temps Monsieur Sarkozy)… j'ai jamais vu un président se mettre à genoux devant un chanteur… » Et, rajoute-t-il : « j’en ai vu ! »
 Il me parle alors de Paul Mc Cartney et de ses médiators signés à son nom… de la bouteille de champagne dédicacée par Madonna et du verre signé par Bjork. Il pense faire dans le bar une sorte de petit musée d’objets backstage

J'ironise : « mais Sarko ne  connait rien de Cohen, on dit que c'est Carla qui l'y a trainé !

Détrompez vous, qu'il me dit, il connaît son Cohen sur le bout des doigts, il lui a même dit qu'il avait participé à la B.O. de Natural Born Killers. Il a plus de cinquante ans et il écoutait Cohen quand il était étudiant. Il le connait par coeur !!!

Ça me fait un peu drôle…  Sarko a un an de moins que moi, et il écoutait Cohen à la même époque que moi. Pour les mêmes raisons ? Je préfère penser que non …
 Cohen et les hommes de pouvoir c’est une longue histoire. Castro à Cuba, Valéry Giscard D’Estaing qui l’avait invité à déjeuner. Field Comander Cohen forever…

Je titille l’homme qui me parle… 

« oui mais ils n’ont discuté que cinq ou dix minutes ?
- Non, ils sont restés ensemble une bonne demie heure… C'était ici… On était trois avec Cohen : Carla, Monsieur Sarkozy et moi… La porte du bar avait été fermée.

Je lui demande s'il y a eu des photos de faites. Et là il est formel : « non aucune !!! »

Je lui demande comment Cohen était ces trois jours… Il m'a dit qu'il était heureux et bien… Mais que le troisième soir, il l'avait senti fatigué !

La conversation s’est arrêtée là. L’homme a été sollicité par quelqu’un d’autre pour un autre sujet. J’ai à peine eu le temps de le remercier de ces confidences et de lui dire au revoir. J’avais une foule d’autres questions en tête. Mais elles y sont restées.

Je suis allé ensuite dans la loge de Grand Corps Malade qui m’avait invité. Un petit nombre d’amis et de famille discutaient tranquillement. C’est la loge des vedettes. Sur les murs bleus, il n’y a rien. Il n’y a qu’un canapé, une table basse, un frigo, un écran plasma sur le mur… Des casiers pour ranger ses affaires. Une seule prière ?

Je me suis assis sur le fauteuil où s’était assis Cohen…et tant d'autres…

Et j’attends tous les jours qu’il m’apporte la lumière. Demain ne peut être que bien. Fine…


Albert Labbouz.
© Janvier 2009 pour desespoir productions



 

Retour en haut

 

Cette section est réalisée par l'équipe du site www.leonardcohensite.com avec la collaboration des membres du forum. Plus d'infos dans la page des crédits.

Production et Management : Patrice Clos et Olivier Mory.  Contact webmester